jeudi 13 mai 2010

JE NE SUIS PAS CASSANDRE...

 (photo sur toile)

Marie, elle écrit -il me semble- dans l'urgence de l'écriture-Et d'ailleurs je comprends tout à fait cette envie que dis-je nécessité . Marie  a du rentrer en poésie comme en religion et chaque jour -son blog- apporte son lot d'histoires, d'émotions,  d'écorchures...de magie du Verbe...
Ce mercredi j'y ai lu ce qui suit et  que je verrais bien -rêvons un peu-comme préambule à une constitution qui placerait l'Humain (si  fragile) au centre de ses préoccupations...


"Je ne suis pas cassandre prophétesse troyenne,
ni zarathoustra,surhumaine grandiose et décadente,
ni zaza, ni toto, ni zozo, ni zorro,
mais j'entends et je sais bien pourquoi le bruit des bottes
en écho dans les rues,
je ne suis à l'abri et sans abri et sans habits qu'avec quelques mots,
dérisoire et futile,
la boulangère aux généreuses miches vendra son pain
aux chiens pour ses enfants, ou pour elle même,ou pour rien,
pour la peur, pour un jour de plus, pour son ventre et ceux des siens,nous serons plongés la tête et la bidoche dedans le pétrin , dans un noir si complet
que nous ne retrouverons plus un seul de nos mots intact de tous ces maux ,plus un seul de nos petits, ni de nos grands.
je ne sais pas ce que je vaux , graine de haricot,mauvaise graine,vendeurs de mots,
vendeurs de peur, vendeurs de peau, marchand, marcheur, démarcheur, expliqueur, démonstrateur, démonteur remonteur ,graine de héros, certains croient tout posséder, d'autres croient qu'ils ne possèdent rien,ah posséder...Sa maison, son jardin, sa femme, son homme, son chien, ses poils au sec, ses poissons rouges son livre son book, Je ne sais rien , si peu que j'en pleure.
Certains s'agitent, d'autres pensent, doutent, prient,possèdent, espèrent,comptent,soustraient, ajoutent, sa boutique , son expo divisent,considèrent,envisagent, étalagent,appuient sur tous les boutons, pleurent, grincent, décollent, atterrissent .
Savons nous seulement ce que nous sommes.
L'éternel débat, nous avons laissé faire , tous coupables mais pas responsables, tous responsables mais pas coupables, soufflez dans les tuyaux et vous entendrez le bruit des bottes se lever pour le banquet.
Je ne sais pas, serais je boulangère pour sauver nos enfants
car nul doute, nous les avons fait ensemble.
Nos enfants dans les ventres , ventres dans les têtes de douleur.
Les morts sont là et nous regardent , ils se marrent , ils pleurent doucement, ils ont encore froids et peurs, ils se serrent de terreur, les bottes seront là de nouveau à leurs portes et aux nôtres.
Alors anne écrit...
Il faut s'occuper des vivants parce qu'après nous devrons nous occuper des morts dont sans aucun doute nous ferons partis, d'une manière ou d'une autre, chaque jour chaque nuit un peu plus de nous en eux, d'eux en nous, d'un mur à un autre.
Nous occuper des uns et des autres au grand siècle de la merveilleuse et opportune discrète toussotante communication à laquelle je ne crois pas une seconde, nous occuper des uns des autres sans nous confondre de merci, nous fondre de simagrées, démonstrations sourires émerveillés mon cul!
Avant d'encombrer les cimetières, soyons vivants , putain , putain à casque d'or.
On peut se tromper dans les termes et les mots, qui ne s'est jamais trompé?
Mais pas dans le geste.
Si le geste agonise alors il faut le réinventer sans cesse.
Je m'en cogne
comme un gosse
des histoires d'ivrogne,
trancheurs de têtes
pieds sur la table en bottes
plumes en dents plumeau casquette
ventrée de poésie
gloire eulalie
gloire au pendule
gloire aux chemises des sociétés de poésie."


Marie Broor Machu dans: "Les contes de Schanaty"

mercredi 12 mai 2010

Il ne fait pas bon être banquier en Islande...

Mais ils sont plein de bon sens les Islandais. Ils sont en train de donner une grande leçon aux peuples d'Europe..allez lire l'article :

Quelle fraicheur pour l'esprit qui nous vient d'Islande. Ils ont dit non et vont faire payer leurs banquiers. Ils ont même pas brulé de voitures....Un grand bravo à l'Islande...





bonjour chez vous !!
Serge

POUR LE PLAISIR



...de s'emmêler les crayons!
les pinceaux,
les gigots matic
les pédales
les voiles
les repères
les climats...
excès
et
Ra...



"La seule signature au bas de la vie blanche, c'est la poésie qui la dessine."  -René Char-
 "Tout homme a eu ou aura besoin d'un dessin pour faire passer son message." -Helbé-


" On dessine pour se trouver et on rencontre les autres."  Louis Pons

 "Le dessin n'est pas la forme, il est la manière de voir la forme." -Edgar Degas-

" Dessiner c'est mettre des patins à son imagination, c'est réinventer les choses, des objets, c'est parler et dire à travers des formes, des ombres."  -Louise Portal-


 "Je voulais dessiner la conscience d'exister et l'écoulement du temps."  -Henri Michaux-

"il n'y a que dans les dessins animés que l'on voit des pingouins joyeux." -Andreï Kourkov-


ON ATTAQUE LA FALAISE






j'ai reçu ceci



FEST AR REDADEG



PEMPOULL/ PAIMPOL



Digwener / Vendredi  14-05

Animations bretonnes sur le port (quai Loti) de 14h à 19h : gouren, chant breton, musique, stand langue bretonne, buvette-crêpes...
Passage de la Redadeg vers 16h
Fest-noz
 à partir de 21h à la salle des fêtes
avec : Kornigell, Bec'h De'hi, Yann ha Bronwenn, Sonerien al Ledenez...

Digoust / Gratuit

L.U. FAIT SON CINEMA




 LE LIEU UNIQUE


« Est-il possible qu’on n’ait encore rien vu, rien su, rien dit qui soit réel et important ? ... » Rainer Maria Rilke  Philosophies. TV


Pierrick

DECON-SOMMATION

mardi 11 mai 2010

LA REDADEG EN PRESQU'ILE GUERANDAISE



Partie hier de Rennes, la Redadeg  (course relais pour la langue bretonne) était aujourd'hui en presqu'île guérandaise  et nous l'avons rencontrée













-1200 kms à travers la Bretagne-jour et nuit- arrivée le 15 mai à Pontivy-

Bonne route...

CINEPRIDE 2010 -NANTES-


Du 19 au 25 mai au cinéma Katorza  à Nantes -CINEPRIDE 2010

au programme (en autre) :



Alice- un film de Sylvie Ballyot  -France-(2002)

"Alice a 20 ans. Sa sœur Manon la quitte : elle se marie.
Alice rencontre Elsa. A travers elle, Alice revit son amour pour Manon.
Ces deux réalités se confondent, le passé se mélange au présent, l'imaginaire au réel.
Les séquelles de l'inceste, le deuil du premier amour."




Assume Nothing - fim documentaire néo-zélandais de Kirsty Macdonald (2009)

"Androgynie, transsexualisme, transidentité,
travestissement, intersexualité : contrairement
à ce qu’on apprend sur les bancs de l’école
normative, le genre humain n’est pas seulement
binaire, loin de là..../..."



- And Then Came Lola- comédie américaine de Ellen Seidler et Megan siler (2009)

"Lola, une talentueuse mais distraite photographe,
va perdre son travail et sa girlfriend si
elle ne remet pas à temps ses photos.../..."




- La disparition d'Alice Creed -film britannique de J. Blakeson (2009)
"Dans un quartier huppé, deux hommes enlèvent
une jeune femme : Alice Creed. Qui sont-ils ?
Que veulent-ils ? Pourquoi elle ?"


 -An Engishman in New York- film britannique de Richard Lexton-(2009)
"En 1981, l’écrivain dandy homosexuel Quentin
Crisp âgé de 73 ans, est invité à New York pour
y reprendre son one man show. Son esprit et
son humour caustique lui apportent le succès,
mais sa liberté de parole et de pensée lui vaudra
des incompréhensions../..."


-Extravagances- comédie américaine de Julie Newmar-(1995)
"Trois drag-queens new-yorkaises, Noxeema,
Vida et Chi Chi, partent pour Hollywood afin
de participer à un concours de beauté.../..."


-Le Fil- film franco-tunisien de Mehdi Ben Attia- (2010)
"De retour en Tunisie après la mort de son père,
Malik, jeune architecte trentenaire, voudrait dire à
sa mère qu’il aime les hommes, mais s’enfonce
dans les mensonges et envisage un mariage de
façade avec une amie lesbienne. Sa rencontre
avec Bilal va changer la donne…"


                  



-Mourir comme un homme- drame portugais de Joao Pedro Rodrigues
"Tonia, transsexuelle vieillissante de Lisbonne,
voit sombrer la vie de femme qu’elle s’est
construite : tandis que son statut de star de
cabaret est menacé par de plus jeunes artistes,
son compagnon lui reproche de ne pas
oser l’opération qui la changerait définitivement
en homme…"


 -Les joies de la famille- comédie dramatique suédoise de Ella Lemhagen
"Göran et Sven, couple gay récemment installé
dans une banlieue proprette, ont reçu l’agrément
pour adopter un enfant. Enfin, une lettre
leur apprend que le jeune Patrick, âgé de 15
ans, va leur être confié…"




-Brûler les ponts- drame mexicain d'Alba Francisco Franco- (2007)
"Sebastian et Helena, frère et soeur très proches,
vivent dans une vieille maison coloniale
au chevet de leur mère, une ancienne
chanteuse souffrante, dont ils prennent soin.
Sebastian commence à affirmer son indépendance
et sa personnalité à partir de sa rencontre
avec un ténébreux garçon de son école
qui lui inspire de nombreux dessins..."



tous les films et documentaires présentés

BEIRUT-NANTES



envoyé par La Blogothèque

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