jeudi 29 avril 2010

LUNE A SOUHAIT et à la votre également

 photo: lisapartage

C'était une grosse lune, oui enfin je vous cause d'expression-impression, puisque  (ouf) sans avoir à chercher  le double décimètre pour vérification sur le terrain, elle était sans doutes pas plus avantageuse  que sa copine du mois dernier...
Alors dirons-nous: qu'elle était importante dans ses effets!
-Quoi! Tu veux dire par là qu'elle a une curieuse façon de se fagoter?
Ben mon cher moi-même, il y a de çaje l'ai trouvé particulièrement "efficace" dans ses effets secondaires. 
Ah je sais bien, les cartésiens et autres scientistes irréductibles, me diront que c'est du grand n'importe quoi, que tout ça c'est dans ma tête (et dans la leur ça baigne comment?)  que jamais de la vie, l'astre qui pique son fard à la fenêtre n'a de conséquences sur notre comportement, notre sommeil par exemple et l'état général de la tour de contrôle.
Alors c'est sans doutes par le plus grand des z'hazards dont les preux se pourlèchent, que de ma ptite expérience de quelques lunes...je peux ici même et présentement affirmer que je porte de mes nocturnes et souvent épiques randonnées professionnelles une attention toute particulière à ces périodes d'avant et après la pleine de sa plaine. 
Certes je n'ai pas de statistiques et pourtant de mon  -comme on dit-vécu, j'aurais l'outrecuidance de remarquer que ce n'est jamais anodin sur les comportements humains,certains  passages de fin de mois, quand elle- l'autre là haut- brille magnifique de tous ses feux  dans le ciel et toilé ou non. Et il n'y a pas que les n'enfants qui sont touchés, ah dame non ! j'en connais des grands (n'enfants?) tout  aussi chamboulés par la question.
Et merde et crotte  à vos souhaits pour les explications, j'en ai pas et je m'en tape trois galettes, c'est juste une constatation, quand je dois bosser dans ces moments là, je suis un peu plus sur mes gardes et j'ai de bonnes raisons pour cela !!!
M'enfin, moi,  ce que j'en dis...


 "Les influences qu'on arrive pas à discerner sont les plus puissantes" (Gustav Meyrink)



SONG OF THE SEA



envoyé par Anaisis

HISTOIRE D'AVENIR

IL PLEUT SUR NANTES



envoyé par Fulup:



"l'Affaire de Nantes dans le Soir d'Algérie

Des maîtresses pour Monsieur le polygame... et des esclaves aussi ?

L’Islam, dit-il, «ne lui interdit pas d’avoir des maîtresses » ou comment traiter d’une façon dégradante celles qu’il a épousées religieusement.

De notre bureau de Paris, Khedidja Baba-Ahmed

J’avais décidé de ne rien écrire sur le projet Sarkozy d’interdiction du voile intégral en France, non pas que je sois contre ce projet, je suis plutôt mille fois pour, comme le sont certainement toutes les Algériennes qui ont vu fleurir et prospérer sur le territoire algérien, voile intégral, niqab et autres burquas et tout le système d’apartheid des femmes venu avec. Décider de ne rien écrire parce que le faire c’est cautionner la majorité actuelle et, à sa tête, Nicolas Sarkozy, qui, sortis très affaiblis par les dernières élections régionales, n’ont qu’une visée, qu’une motivation par cette soudaine prise de conscience de la nécessité de légiférer sur l’interdiction du voile : tenter encore et toujours et malgré ou à cause du fumeux débat sur l’identité nationale, de récupérer les voix perdues, en draguant les électeurs du FN revigoré. En fait une opération totalement politicienne, nullement animée d’idéaux de laïcité et de défense du principe universel d’égalité hommes-femmes. Ces principes que tous les républicains appelaient de leurs vœux et que le pouvoir actuel ignorait superbement allant même, par exemple, jusqu’à envisager de réviser la loi de 1905 en introduisant le concept de «laïcité positive ».
Pour toutes ces raisons, nous n’avions pas écrit sur ce projet qui cachait mal son soubassement et ses manœuvres honteuses.

Mais voilà que le monsieur polygame, qui s’est invité dans l’actualité et a fait irruption, avec ses déclarations tonitruantes sur ses maîtresses et là, impossible de se taire davantage. «A ce que je sache, les maîtresses ne sont pas interdites en France, ni par l’Islam. Peut-être par le christianisme, mais pas en France.» C’est Liès Hebbadj, ce Franco-algérien, mari de la Nantaise verbalisée pour conduite avec un voile intégral, qui répondait avec toute l’arrogance et le mépris affiché vis-à-vis des femmes. Il répondait ainsi au ministre de l’Intérieur qui, s’adressant par courrier à son collègue de l’immigration, Eric Besson, écrivait : «Selon les informations dont je dispose, cet individu appartiendrait à la mouvance radicale du tabligh et vivrait en situation de polygamie, avec quatre femmes dont il aurait eu douze enfants. Au demeurant, chacune de ces femmes bénéficierait de l’allocation de parent isolé.» Hortefeux demande à son collègue, «si ces faits étaient confirmés », d’envisager de déchoir de la nationalité française cet individu.

Au-delà de l’effet d’annonce que recherchait le ministre Hortefeux en rendant publique sa lettre précisément dans cette conjoncture, au-delà aussi du fait que la pratique de la polygamie est un fait avéré et connu par tous les pouvoirs qui se sont succédé en France comme a été permis le voile intégral au nom d’une spécificité culturelle et cultuelle, c’est la réponse de cet individu qui interpelle. Lui qui se proclame musulman, pour dissimuler sa polygamie, entretenue par un commerce florissant (chaque femme bénéficiant d’un pavillon), évoque des maîtresses, alors que tous les musulmans, y compris l’épouse qui l’accompagnait lors de sa déclaration, savent qu’il s’agit bien d’épouses dont le statut est légalisé par le simple taleb du coin ou peut-être pas, après tout il s’agit de multiplier les plaisirs et désirs du mâle, du maître de ces dames qui s’offre à sa guise des proies sexuelles !

Que dira-t-il, si une de celles qu’il qualifie de «maîtresses» se rebiffait et avouait son mariage religieux ? Que dira-t-il aussi si la confirmation est faite que chacune de ces maîtresses recevait les aides sociales de l’État ? Pas de crainte pour lui.

Comme il fallait s’y attendre, Tariq Ramadan, le prédicateur suisse BCBG, est venu dimanche à Nantes pour le soutenir et pour faire la démonstration d’un combat que d’aucuns se refusent à voir comme plus politique que religieux, dont le socle est l’avilissement de la femme, objet de tous les maux.

Contre cela et contre le recul que font imprimer à la laïcité tous ces «messieurs à maîtresses» et leurs organisations qui portent atteinte à la dignité de la personne humaine, nous avons décidé d’écrire sur ce projet de loi, pour dire oui à une loi même si nous sommes conscients que ce qui la motive auprès de ses initiateurs actuels n’a rien à voir avec la motivation de tous ceux qui cherchent à préserver et garantir la liberté des femmes, de toutes les femmes, de s’élever contre ceux qui tentent d’en faire des esclaves, c’est le même combat, ici ou ailleurs."
K. B.-A.

le soir d'Algérie

NUS NOUS



envoyé par Linhof1

un -petit- peu d'humour d'outre-Rhin


envoyé par Philippe

"Faites comme madame Bruni: prenez un petit modèle français"
La dernière publicité de l'agence allemande de location de véhicules Sixt fait parler d'elle.

mercredi 28 avril 2010

LES PROLOS







photos: forme Joubert-avril 2010


"Demain, c'est le mercredi 22 juin 1955, journée fatidique où je vais une fois pour toutes me délivrer de ma passivité.
A l'embauche de huit heures, après une nuit calme à l'hôtel du Célibat, bien avant de parvenir aux Chantiers, je me retrouve, vélo à la main, noyé dans une foule compacte(...)
Une bonne moitié des gars avancent le vélo à la main(...).arrivés 'au bâtiment de la direction), une surprise de taille attend les métallos, non seulement les lourdes grilles sont fermées mais derrière, ça grouille de flics. Les C.R.S. sont là. combien sont-ils des centaines, des milliers, personne n'en sait rien et personne ne veut le savoir, mais la simple vue des uniformes produit sur chacun l'effet de la muleta agitée devant le toro. Le moment de consternation n'a duré que le temps de qurelques réflexions(...)
Maintenant la tension monte, tout autour de moi ce ne sont que regards farouches et décidés. Le conflit dure depuis quatre moi et demi et ce n'est pas encore ce mois-ci que Dédé pourra offrir des oranges à ses gosses. Les paies de quinzaine sont de plus en plus réduites, ma condition de célibataire me met à l'aise, mais dans les ménages on se serre la ceinture.La conclusion est logique, il faut que ça saigne. (...)
Des centaines d'ouvriers se dirigent bientôt vers les portails des cales de lancement où stationne le gros des C.R.S., à proximité de leurs camions garés à l'intérieur des Chantiers. J'emboîte le pas en compagnie de quelques copains. Bientôt, il n'y a plus que le portail pour séparer les belligérants. c'est une lourde grille d'une vingtaine de mètres de longueur qui coulisse sur un rail et qui pèse plusieurs tonnes (...)
Après quelques minutes de face à face les premières escarmouches se dessinent. Des gravillons sont d'abord lancés par dessus le portail, puis ce sont des boulons et enfin une nuée de projectiles les plus divers qui font seulement tinter les casques sans les endommager. D'ailleurs, les flics ne sourcillent pas et demeurent immobiles sous la grêle métallique, moi qui arrive de l'armée je ne peux qu'apprécier leur discipline en pareille circonstance.De toute façon, ils ne peuvent charger sans déplacer le portail.
Mais tout cela n'est qu'amuse gueule car bientôt un véritable bombardement commence, les grévistes ont entrepris le défoncement de la rue et les pavés lancés puissamment font des ravages. A une dizaine de mètres en retrait du portail, les camions de la police subissent des dégâts considérables: carrosseries enfoncées, bâches trouées, vitres volant en éclats. De temps à autre, un homme s'écroule en lâchant son mousqueton, il est instantanément ramené en arrière et un autre C.R.S. prend sa place dans le rang. Autour de moi je constate que quelques gars tiennent déjà leur cuite malgré l'heure matinale. (...)
C'est vers onze heures que va se dérouler le premier affrontement. nous sommes plusieurs milliers agglutinés devant des cales de lancement. Serré comme sardine en boîte, je me suis trouvé inexorablement rejeté de quelques rangs en arrière sous le flux des gars qui veulent en découdre avec les C.R.S. Ceux-là ont entrepris le descellement du portail sous l'oeil impavide des flics. en moins d'un quart d'heure sous la poussée furieuse des manifestants les quelques tonnes du portail basculent du côté des C.R.S., qui ont tout juste eu le temps de faire quelques pas en arrière afin d'en éviter la chute.
La réaction est immédiate. Les pelotons de faction reçoivent l'ordre de charger. Une clameur s'élève, les jurons, les insultes sont sur toutes les lèvres. Coincé, noyé dans la multitude mouvante, je parviens cependant à me détendre à la verticale en prenant appui sur un gars afin d'avoir un aperçu de la situation. La brève vision qui m'apparaît est celle d'un furieux corps à corps, d'un enchevêtrement de crosses qui s'abattent, de poings qui se détendent.
Nos rangs s'éclaircissent, les plus prudents se font la paire.Une joie intense m'envahit, libre de mes mouvements je me révèle soudain à moi-même. Les siècles de servitude de mes ancêtres remontent du tréfonds de mon âme pour me pousser au défoulement libérateur. Alors furieusement, j'ai foncé dans la mêlée. dans un état second je me suis libéré, je ne garde qu'un souvenir confus des minutes qui suivirent. Je me souviens d'avoir évité quelques crosses voltigeantes, piétiné des hommes en uniforme, d'autres en bleu de travail, mais surtout je me rappelle que j'avançais toujours, que nous avancions, que les C.R.S. reculaient, lorsque soudain une marée d'uniformes est arrivée à la rescousse. un coup reçu dans les côtes me coupe la respiration. J'amorce quelques pas en arrière pour reprendre mon souffle. La volte-face que j'ai effectuée me fait constater que c'est la débandade dans les rangs ouvriers.
ça grouille d'uniformes, ils ont dû recevoir un sérieux renfort , toujours est-il que je décide de revenir jusqu'au terre-plein afin d'éviter un possible encerclement. Plus de copains autour de moi, rien que des inconnus, alors c'est la fuite, une fuite éperdue parmi les gars qui se sauvent le vélo à la main. (...)
Au cours du sauve-qui-peut certains s'affalent sur les bicyclettes abandonnées, ils seront impitoyablement frappés jusqu'à l'évanouissement par les force de l'ordre.
Parvenu au terre-plein de Penhoët, je retrouve tous mes esprits en constatant que des milliers de gars attendent la charge des C.R.S. de pied ferme. Au premier rang une dizaine d'entre-eux sont pliés en deux, au coude à coude comme des rugbymen préparant la mêlée.
 J me sens rassuré, néanmoins, je me perds dans la foule, pour récupérer quelque peu. Je n'en ai pas le temps, une immense clameur couvre tout, c'est la clameur des corsaires prenant un vaisseau à l'abordage. un flottement se produit dans la masse, je parviens à me hisser sur une murette d'où le spectacle me laisse muet d'émerveillement. La charge des C.R.S. est venue se briser sur les rangs serrés des métallos qui n'ont pas cédé un pousse de terrain. Une mêlée sanglante d'une sauvagerie inouïe, et où tous les coups sont permis, se déroule sous mes yeux."

extraits du livre: Les Prolos de Louis Oury-publié dans "balade en Loire-Atlantique- "sur les pas des écrivains" Editions Alexandrines-









RENNES FAIT SON CINEMA -de poche-

- photo Ouest-France-

envoyé par Patrice

Notre quotidien qu'il est grand et  régional organise sa deuxième édition de "Rennes , films en poche". Il s'agit donc d'utiliser (pour ceux qui en ont, parce que moi...) son téléphone portable afin de raconter en deux minutes une chtite histoire ayant un lien avec la ville de Rennes. Le grand jury s'est réuni et a sélectionné une dizaine de fictions et c'est  maintenant à vous, après avoir visionné les films en question de VOTER.
La personne qui m'a envoyé l'info m'a également suggéré pour qui je devais donner mon suffrage, le film est bien certes... mais comme chez nous autres, sur l'estuaire, nous ne mangeons pas de ce pain là , nous avons donc regardé les 10 films et fait notre sélection en toute discrétion et impartialité, et c'est donc par le plus grand des z'hasards que nous avons sélectionné...celui qui nous avait été proposé, comme quoi, il est certain qu'un jour ou l'autre les grands esprits se rencontrent ...
Mais je sens bien que vous êtes tout autant impatients de participer à cette votation rennaise et voilà sans tarder que je vous offre le lien qui vous dira tout  (vous avez jusqu'au 9 mai pour participer)

UNE PAGE DE BLING!



FATALE RUMEUR

"Louis a 42 ans et vit à Romans dans l'Isère. il est affûteur de lames de scies de bûcheronnage depuis une vingtaine d'années dans une petite boite du coin.
Ce soir, à 17 heures, il vient d'apprendre que son entreprise allait fermer pour cause de concurrence. Louis monte dans sa voiture et pense: "Mon Dieu, pourvu que Nicolas et Carla restent ensemble."
Jeanne, son épouse, est infirmière à l'hôpital de Romans. Ce matin, elle a dû commencer son travail à 6heures à cause d'une compression de personnel et du regroupement de son service avec celui de pédiatrie. Elle ne tient plus sur ses jambes tellement elle a fait de kilomètres dans les couloirs. Elle a le dos cassé, tellement elle a porté de gamins dans ses bras. Elle s'affale sur une chaise avant de quitter le service et pense, soucieuse: "Non, ce n'est pas possible, la femme du président avec un chanteur."
Louis et Jeanne se retrouvent à la maison vers 19 heures après avoir récupéré les enfants chez la mamie. Il faut donner le bain, faire les repas, vérifier les devoirs. Louis est de très sale humeur et parle peu. On le comprend. "Et si le président quittait la première dame de France?"
Le dîner est un peu tristounet d'autant que le petit ne fait rien à l'école et que ses notes sont au plus bas. Jeanne n'a même pas le courage de débarrasser la table, ni de lire une histoire aux enfants, elle pourrait s'endormir sur place. Elle pleurerait, si elle ne devait pas garder la tête froide. On la comprend. "Un si beau couple et une si belle histoire d'amour à l'Elysée qui pourraient se ternir."
Les enfants couchés, Louis annonce la nouvelle de son licenciement prochain à son épouse. Jeanne s'effondre: "Ce n'est pas possible, pas Nicolas, pas Carla, ils étaient si beaux dans Match, il y a encore six mois." 
Le couple, déprimé, monte rejoindre le lit dans la chambre à coucher. ils n'ont le coeur ni l'un, ni l'autre à la gaudriole et regardent un talk show à la télé. Là, ils apprennent l'information qu'ils attendaient tant et s'endorment dans la paix retrouvée pour une longue nuit de sommeil apaisé. Cette histoire de séparation du couple présidentiel était une fausse rumeur...Ouf!"
Etienne Liebig -Ce texte a été publié sous forme de chronique dans l'hebdomadaire " Lien Social" n°970

mardi 27 avril 2010

HOMARD M'A TUER

Serge, qui de temps en temps nous fait l'honneur d'un billet sur ce blogounet aime également beaucoup les logiciels pour "bricoleurs" d'images, et c'est ainsi, comme vous avez pu le remarquer ces dernières semaines, qu'il refait régulièrement la photo d'accueil.
Voici donc  sa dernière création
de plus en plus fort...
;-)