mercredi 28 avril 2010

UNE PAGE DE BLING!



FATALE RUMEUR

"Louis a 42 ans et vit à Romans dans l'Isère. il est affûteur de lames de scies de bûcheronnage depuis une vingtaine d'années dans une petite boite du coin.
Ce soir, à 17 heures, il vient d'apprendre que son entreprise allait fermer pour cause de concurrence. Louis monte dans sa voiture et pense: "Mon Dieu, pourvu que Nicolas et Carla restent ensemble."
Jeanne, son épouse, est infirmière à l'hôpital de Romans. Ce matin, elle a dû commencer son travail à 6heures à cause d'une compression de personnel et du regroupement de son service avec celui de pédiatrie. Elle ne tient plus sur ses jambes tellement elle a fait de kilomètres dans les couloirs. Elle a le dos cassé, tellement elle a porté de gamins dans ses bras. Elle s'affale sur une chaise avant de quitter le service et pense, soucieuse: "Non, ce n'est pas possible, la femme du président avec un chanteur."
Louis et Jeanne se retrouvent à la maison vers 19 heures après avoir récupéré les enfants chez la mamie. Il faut donner le bain, faire les repas, vérifier les devoirs. Louis est de très sale humeur et parle peu. On le comprend. "Et si le président quittait la première dame de France?"
Le dîner est un peu tristounet d'autant que le petit ne fait rien à l'école et que ses notes sont au plus bas. Jeanne n'a même pas le courage de débarrasser la table, ni de lire une histoire aux enfants, elle pourrait s'endormir sur place. Elle pleurerait, si elle ne devait pas garder la tête froide. On la comprend. "Un si beau couple et une si belle histoire d'amour à l'Elysée qui pourraient se ternir."
Les enfants couchés, Louis annonce la nouvelle de son licenciement prochain à son épouse. Jeanne s'effondre: "Ce n'est pas possible, pas Nicolas, pas Carla, ils étaient si beaux dans Match, il y a encore six mois." 
Le couple, déprimé, monte rejoindre le lit dans la chambre à coucher. ils n'ont le coeur ni l'un, ni l'autre à la gaudriole et regardent un talk show à la télé. Là, ils apprennent l'information qu'ils attendaient tant et s'endorment dans la paix retrouvée pour une longue nuit de sommeil apaisé. Cette histoire de séparation du couple présidentiel était une fausse rumeur...Ouf!"
Etienne Liebig -Ce texte a été publié sous forme de chronique dans l'hebdomadaire " Lien Social" n°970

mardi 27 avril 2010

HOMARD M'A TUER

Serge, qui de temps en temps nous fait l'honneur d'un billet sur ce blogounet aime également beaucoup les logiciels pour "bricoleurs" d'images, et c'est ainsi, comme vous avez pu le remarquer ces dernières semaines, qu'il refait régulièrement la photo d'accueil.
Voici donc  sa dernière création
de plus en plus fort...
;-)

TO THE BONE

découvert sur "With Music In My Mind" le blog magique de Saab

BILLET D'HUMEUR radiophonique

 -envoyé par Olivier-

Un animateur d'une radio de djeun's qui se lâche sur les banlieues, ce n'est franchement  pas politiquement correct de gôche ni de droâte non plus et c'est justement pour cela que ça ouvre des perspectives...même si bien sur- contrairement à l'animateur en question- je ne pense pas que les choses soient toujours aussi simples qu'il semble le prétendre, sinon il y a bien longtemps que le problème dit des banlieues serait réglé...et puis méfions-nous toujours de ceux qui prétendent avoir la vérité...
Ceci étant dit en préambule, vous en pensez quoi vous?

NOMBRIL

"Puisque le monde tourne autour du nombril de chacun, que nous ne sommes pas tous situés en un même point, il est géométriquement logique que le monde ne tourne pas rond."
Florence-courrier des lecteurs-Télérama n°3144

lundi 26 avril 2010

DECLINAISON





"Elle se densifiait dans ses chemisiers en vichy  mauve ou marron on eût cru qu'elle allait éclater comme une prune trop mûre."  Vladimir Volkoff





PLOUGAST'ELLE?


la tarte à Lulu

REDADEG



1200kms de course à pied  en continu entre Rennes et Pontivy du 10 au 15 mai soit  6 jours et 5 nuits. 

"Il n’y a pas d’autre enjeu que de transporter un message en breton de mains en mains à travers la Bretagne, sans s’arrêter, et pas d’autre gagnant que le soutien à la langue bretonne." source: ar redadeg



Créée en 2008 sur le modèle  de la Korrika basque (qui existe depuis 25 ans) le Redadeg-Ar Redadeg- vous l'avez bien compris- est une course sans compétition, ouverte à tous et chacun peut y participer à sa manière, en finançant les kilomètres, en courant sur quelques  mètres... avec une idée paisible et généreuse, celle de  transporter et transmettre  à travers toute la Bretagne et de manière festive,  un message de soutien à la langue bretonne.

 






 coordination pour la Loire-Atlantique: 06/11/37/32/00- redadeg44@gmail.com
Le site général
radios participantes:
Radio Kerne
Arvorig FM
Radio Kreiz Breizh
Radio Bro Gwened




"Une énergie, un rassemblement, un coeur qui bat pour la langue, pour la culture, pour l'essence d'un peuple.
Pas de Bretagne sans langue bretonne!"



envoyé par Golowva

une info pour les nazairiens, presqu'iliens, briérons et cie... :

Mardi 11 mai rendez vous à l'entée du Pont côté Sant Nazer  a partir de 10 heures avec banderoles, drapeaux etc pour supporter le REDADEG 2010.

 

dimanche 25 avril 2010

PIZZICARELLA

LES MOTS




Les Mots 

"A l’encre blanche dans ma nuit
Une page noire s’allume
Les mots se glissent sous la plume
Qui langoureusement les suit

De l’arbre blessé suintant
Perlent des globules de sève
Aux commissures de mes rêves
Les mots sont des gouttes de temps
Des sirènes des lamantins
Traînent leurs lignes en mots troubles
J’entends le passé simple double
Et le futur plus-que-certain

Les mots enfantent les idées
Comme l’eau invente la source
Ils sont la monnaie de la bourse
Le guide premier de cordée
Les mots s’écrivent ou se crient
Du chant primal à l’épitaphe
Ils friment dans leur orthographe
Rutilante carrosserie
En suspension dans l’essentiel
Les mots exhalent leur essence
Ils encensent mon innocence
Aux éthers de miel ou de fiel

Impatient et prêt à bondir
Bravement sur la barricade
En guise d’armes camarades
Je n’ai que des mots à brandir
Les mots font écrouler les murs
Sitôt qu’ils caressent la pierre
Fustigent grilles et frontières
Meurent sucés par la censure
Par les racines périmées
Le fil de l’oubli se faufile
C’est l’hémorragie les mots filent
Du vaisseau fantôme abîmé

Bradés les bijoux les émaux
Et claquées les dernières thunes
Je sourirai à la fortune
Tant qu’il me restera des mots
Mots d’esprit mots-clefs grands ou gros
D’enfant de passe de Cambrone
Mots qu’on mâche mot qu’on se donne
Le mot de la fin le fin mot

Bradés les bijoux les émaux
Et claquées les dernières thunes
Je sourirai à la fortune

Tant qu’il me restera des mots"


-Bernard Joyet-