lundi 5 avril 2010

LA DELEGIFERATION



"Dans son discours d'entre deux tours, Nicolas Sarkozy, admettant que les députés auraient trop légiféré à sa demande pendant le début de sa mandature, propose sue délégifération. Le mot, inventé pour la circonstance, signifie un retour en arrière sur les lois et les décrets votés depuis 2006.
LIEN SOCIAL, grâce à une taupe tapie sous les tapis de l'Elysée, est en mesure de vous révéler certaines de ces délois puisque c'est ainsi qu'il faudra les nommer:
-Désadoption du bouclier fiscal dit aussi "déboucliérisation". Les riches devront rembourser les sommes qu'ils ont économisé depuis 3 ans.
-" Détravailler plus pour gagner moins"  devient la nouvelle philosophie du chef de l'Etat et de toute la nation.
-La déloi de la récidive dite aussi loi anti-anti-récidive qui instaure des peines de "plancher flottant" pour les mineurs multi-récidivistes.
- La déloi sur la grève qui n'imposera plus aux salariés de se déclarer grévistes 48 heures au préalable; A ce sujet, le chef de l'Etat a déclaré: "Aujourd'hui, quand il y a une grève, faut que ça se voit.
-La déloi de vidéosurveillance qui permet de redistribuer aux élèves des lycées les caméras pour faire des films en classe de création artistique. cette dernière déloi est rendue possible par le reremplacement des professeurs partant à la retraite et la réimportance  nouvelle que le chef de l'Etat veut donner aux classes artistiques et sportives.
-La déchartérisation des retours des sans-papiers (le débat sémantique est houleux à l'Elysée: doit-on dire les "sans-papiers" ou plus simplement les "papiers".Le déministre Besson devenu inutile, est nommé "ministre de l'Amour et des séries télé de l'après-midi".
-La dédimanchéisation du travail permettant aux salariés de passer un jour par semaine avec leur famille.
-La déloi dite "les banques banquent" qui oblige les groupes bancaires à prêter aux particuliers au taux auquel elles empruntent à la banque centrale (1%).
Tout en promulguant ces nouvelles délois, le présidentt de la République décidait de revendre sa collection de disques d'Enrico macias et d'investir dans l'album des plus belles chansons de Jean Ferrat. Toutes ces délois prendront effet aujourd'hui jeudi 1er avril."

Cet article de Etienne liebig a été publié dans la page "social-actualités" de l'hebdomadaire Lien Social numéro 967.

dimanche 4 avril 2010

Y'A PAS QUE LES GRANDS


"Y'a pas que les grands! "
 surtout 
lorsque
des compagnies professionnelles  aménagent le Studio Théâtre aux couleurs d'un jeune public et inventent ainsi un espace convivial de spectacles, lectures, rencontres et débats.
du 22 au 28 avril -Studio Théâtre- Nantes

LES DERNIERS JOURS DE PARIS


-Vendredi 17 mai, 16h12

"-L'homme est une bête sauvage. Un animal sensible. Un animal pensant. Un animal ayant conscience de soi.
Le prof de philo fait une pause, comme un mauvais acteur, puis ajoute, sourire pincé et oeil piquant:
-Si l'homme est bête...il n'est pas bête. Hu Hu Hu!
Le premier rang pouffe poliment. Moi, assise au fond, je fais une moue affligée.
-Je vous navre, mademoiselle Pucci?
Impassible, je fais "non" de la tête en le dévisageant avec mollesse.
M. Boldwinckel me déteste.
-Si mon cours vous ennuie, je suis sûr qu'il reste de la place à l'atelier de bricolage, en 4e, avec les camarades de votre âge, Hu Hu Hu!
Le premier rang pouffe à nouveau
-Et ce type publie chez Gallimard...dis-je entre mes dents
-Un commentaire?
Muguette, assise à côté de moi, me donne un coup sous la table. Elle a raison, j'ai d'autres soucis en tête.
-Non monsieur Boldwinckel.
Boldwinckel hausse sèchement les épaules et remonte sur l'estrade. Dans un reflet de la vitre, il vérifie sa grande mèche sombre puis tire les pans de sa veste mauve.
-Reprenons, grogne-t-il, reprenons...
"C'est ça : reprenons" me dis-je en me replongeant dans mes notes.
Tout est là, sous mes yeux, coincé dans mon livre de philo. Les lieux de kidnappings; le nom de chaque bébé; une carte des différents immeubles, que j'ai tenté de relier selon plusieurs schémas. Des dates, des croquis, des questions aussi en vrac que dans ma tête. Mais ça ne m'inspire rien.
-Tu deviens obsédée, ma parole, chuchote Muguette, qui vient de regarder la grande feuille, par-dessus mon épaule. Je sais que tu es surdouée, mais on a le bac dans un mois.
Sa remarque est prononcée avec affection. Un quart d'heure plus tôt, elle est venue s'asseoir à côté de moi. La mine coupable.
-Je suis désolée, pour tout à l'heure...Je ne savais pas que Barthélémy allait se pointer aussi tôt...
Vérifiant que Boldwinckel regarde ailleurs, elle insiste:
-ça va durer longtemps, tes rébus?
Je serre les dents et réponds, sans bouger les lèvres:
-On ne peut pas compter sur les flics pour retrouver ces enfants...
 -Qu'est-ce que tu en sais? C'est leur métier, non?
-Je crois surtout qu'ils ne comprennent rien.
Une main arrache ma feuille de notes.
-Ne comprendre rien à quoi, Mademoiselle Pucci?
 Penché sur ma table, Boldwinckel me scrute avec une mimique de triomphe et lit:
-Pierrot CHauvier; Omar Otokoré; Toufik Dati; Clément Baude; Lin N'guyen...
Il s'interrompt  et sourit à la classe.
-Des noms de philosophes, sans doute Hu Hu Hu!
Le choeur des vierges glousse en écho.
Moi, je pose un coude sur mon pupitre et appuie le menton au creux de ma paume, l'air ennuyé.
Cette nonchalance horripile Boldwinckel!
-Vous m'emmerdez, Pucci. Vos quatre ans d'avance ne vous autorisent à rien, surtout pas à mépriser vos professeurs et vos camarades.
Je n'ai pas bougé.
Depuis le début de la tirade, Muguette a posé sa main sur ma cuisse, signifiant: "Tu te tais, tu attends que ça se passe; pas de pétage de plomb! "
Elle a raison.
Ma voix jaillit pourtant comme un son de flûte après l'orage.
-C'est bon, monsieur a fini?
-PARDON ?!
Tout aussi doucement, je me lève, range mes affaires dans mon cartable, et marche jusqu'à la porte.
Boldwinckel  est médusé. Dans la classe, tout le monde se tait. Du regard, Muguette me supplie de rester, mais j'en ai trop marre!
-Vous m'excuserez, mais j'ai rendez-vous chez le marchand de sucettes, avec mes amies de CM2.
J'ouvre la porte.
-Après ça, on ira à la piscine, prendre des douches et nous faire violer par un prof de philo pédophile.
Je me retourne une dernière fois et scrute la classe en couinant, comme une ultime gifle:
-Hu Hu hu! .../..."

Extrait du roman  "Les derniers jours de Paris" de Nicolas d'Estienne d'Orves- XO Editions

PÂQUE(S) BEAU


"Benoit treize étroit qui nous font seize-" entendu dans le poste et dans la bouche d'un ex-prêtre marié avec une ex-religieuse-




A la coque sur petit navire
qui de l'oeuf ou la poule
du côté des variables
Et les cloches dans tout ça?
"Moi,
Ji   go en G-PS!"
répondit ma pie! (et Martine et ... aussi, mais ça, c'est forcément une autre aventure)
dans  laquelle
".../...On a décroché de l'histoire.
Aujourd'hui,
la politique c'est le rendez-vous des médiocres
de ceux qui rêvent d'une voiture
avec chauffeur" (Régis Debray)


"Les idéaux ont de curieuses qualités, entre autre, celle de se transformer brusquement en absurdité quand on essaie de s'y conformer strictement"
-Robert Musil-







Urbi et Orbite..(.mon oeil)

samedi 3 avril 2010

NANTES

ENTRE GUILLEMETS


"Les marins c'est marrant, même à terre c'est dans l'eau."
-Léo ferré-


"Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis."
-André Gide-



"La mélancolie, c'est un  désespoir qui n'a pas les moyens."
-Léo Ferré-




"L'homme n'a pas la manie de la vie, il a le soin maniaque de son avenir."
-Henri Michaux- 

"Tant de moments que j'étais durement pliée dans l'aube froide avec mon sac d'océan sur les épaules."
-Isabelle Servant-


"On m'a demandé ce que je pensais de la "nouvelle vague" : j'aime toutes les vagues, ça remue."
-Francis Blanche-



En Vrac !!!



Quand on dit : "manche" c'est pas pareil que quand jeudi : "manche" !!!!
Si devant c'est un Brésilien, derrière c'est quoi? Un Péruvien? Un anaconda ?
Après le voile à quand la polémique sur la vapeur?
Ricky Martin vient d'annoncer qu'il était totalement vapeur !!!
Les "membres" du clergé au garde à vous devant le scandale ou devant les photos des scandales?
Doit-on dire aujourd'hui : déni colas ou des Nicolas?
Saviez vous que??? Ben moi non plus !!!
Par contre je sais que Kelly et Horacio (Les Experts à Miami) forment un vrai couple dans la vrai vie depuis 6 ans.....yeahkkkkk!!!!!
c'est tout, bonjour chez vous.....
Serge

EN AVRIL ON S'DECOUVRE UN FILM


Cela faisait quelques temps déjà que nous n'avions causé ici-même de cinéma mais après réunion du comité de rédaction au grand complet veston, il a été décidé -notez greffier- qu'il faudrait que cela change, crénom...
Car, tout en restant bien comme il faut, droit dans ses bottes et gauche en bricolage, notre stagiaire perpétuel nous a suggéré de potiner de l'heureuse initiative du Fanal (scène nationale nazairienne) qui depuis déjà quelques mois propose une programmation cinéma permettant à notre fière  bourgade battue par les vents, le flot et l'Histoire qui colle, mais également aux amateurs de pellicules bonnes pour la santé, de pouvoir disposer d'un espace -autre- que le grand, clean et pré-digéré super-market de la consommation standardisée et néo-libérale à vos souhaits-virgule- qui ici comme ailleurs à "fleuri" (mérogis) sous la coquette appellation de "multiplex" et en cela  digne héritier   des multi-nationales ,  du multi jetable, multi tout... et après moi le désert!
Bref nous parlions naturellement du supputé progrès qui ne veau  en batterie que s'il est consommé par tous! 

Mais revenons-donc si vous le voulez bien à la programmation de l'avril  giboulette et du Fanal éclairé avec (en autre) jusqu'au 6:

"La Pivellina" -une comédie dramatique de Rainer Frimmel et Tizza Covi ( Italie/Autriche2010-V.O.) 



 "Nord" une comédie dramatique  (et givrée) de Rune Denstad Langlo (Norvège-2010-V.O.)



"Network main basse sur la télévision" -un drame de Sydnet Lumet (USA-1976-V.O)





Pour la suite du programme nous y reviendrons en temps voulu mais si votre impatience vous titille le globe oculaire  , il vous suffira -présentement- d'aller sur le site du Fanal pour compléter le (conséquent)  menu , consulter également les horaires et avoir -pour le même prix-  tous les résumés.
Comme on dit dans ces cas là "bonne séance  et que la magie du cinéma vous accompagne"
- A la tienne-
-Amen-

vendredi 2 avril 2010

CONFIDENCE SUR MA NULLITE (LITTERAIRE)



"Si j'étais un savon, je serais un savon à l'huile d'olive "si j'étais un vent je serais le Ventoux, si j'étais professeur je serais professeur d'espérance" (disait Giono) si j'étais une nullité sociale je s'rais ce que je suis.../..."

".../...Ils haussent les épaules, comme les anges les poètes s'en battent les couilles, ils remuent des elles, ils brassent l'air, ils décollent et ne décollent pas, s'envolent ou s'écrasent...
Si j'étais une nullité littéraire, je serais exactement celui que je suis (L'autruche n'engendre pas le cygne) Si j'étais un réel authentique vrai poète je serais ce que je suis parmi mille et un autres, l'anonymat se mérite
Kilroy was here!"

 "Confidence sur ma nullité (littéraire)-"Daniel Biga-Dialogues, discours& Cie Tarabuste

DES RIENS


"Après beaucoup de vies, d'erreurs et de chimères
il sait enfin, dans le ciel pur et dans la mer,
lire.

Plus tard, plus tard il repliera
ces décors de carte postale,
sachant qu'il suffit d'un mur blanc,
d'un plafond nu, d'un cercle noir.

Puis nier les surfaces,
détourner les regards.

Fermer les yeux;
Fermer les yeux.
Fermer les yeux.

Méditer et attendre
sans rien attendre.

Dans l'esprit passent
mots et images.
Des riens."

-Des Riens"-Georges Sédir-Grand Jeu- Maison de poésie-