dimanche 21 mars 2010

On bouge ou quoi? c'est l'entracte


Ben tu vois quand on  veut, on est déjà sur le dimanche...C'est un"truc de OUF" comme ils causent les jeunes (en mettant bien l'accent sur la fin) , c'est un truc de vieux...comme ils causent aussi ,plus discrètement, mais on les entend aussi (ptit con va).
Vi!.comme quoi le temps il se barre pas pareil suivant le blanchissement en argent ...ou pas; et pas la peine d'être Helvète underground pour comprendre ça! Il y a des lois ainsi faites, que dis-je des vérités (oui, parce que faut pas confondre loi et vérité) non-inscrites sur aucun tableau noir et qui laissent vert le Einstein de laboratoire à la blouse  scientifique ou prétendue telle. J'en ai déjà causé et je me répète (autre vérité inhérente à la fréquentation des  poils du dessus, et ceux du dessous aussi) l'élasticité du temps qui trépasse est inversement proportionnelle avec l'âge du capitaine et donc, en conclusion, je vous ferais aimablement remarquer que l'on est déjà dimanche et que OUAH!  putain(g)sans décaunner (comme iles disent plus bas)  ça m'en bouche un coin, 
Et qu'est ce qu'il est de  bon thon rouge ou pas, (oui parce qu'à droite ça marche aussi) de rajouter sur le gâteau (du dimanche) ? hein(g) ! bande de mal réveillés-
Ben,
Heu! j'sais plus
j'ai perdu le fil
et ça aussi c'est à mettre sur le compte de...

Mais au fait, tant que ça me reviens, à part pour nos lecteurs guadeloupéens qui ont déjà donné et que je salue avec quelques heures de décalage, c'est le deuxième tour des régionales qu'il me semble, pour le reste de l'hexagone et colonies comprises, et donc cher(e)  lectrice électeur, aussi-visme dit qu'aussi vite fait, n'oublions pas d'aller faire un tour au confessionnal le plus proche histoire d'avouer leurs péchés.
Enfin vous ferez bien comme vous voudrez, vous êtes grand et d'ailleurs c'est pour ça qu'on est déjà dimanche...
Pas vrai?
La dessus je vais ptêt aller me manger une tite pomme, tiens! pour fêter ça!
Bougez-pas je reviens!
Quoi?
Mais oui, naturellement,  vous pouvez aller aux toilettes pendant l'entracte!
Ah ben tiens,  ça aussi, c'est à cause de....



samedi 20 mars 2010

ARRIBA

Le festival du cinéma espagnol de Nantes fête  jusqu'au 30 mars sa vingtième édition
qui n'a pas son programme?

nos amis les bêtes



-envoyé par Jean-Rémi-


"J'aime la nature
Et les fleu-fleurs des champs
Mon coeur est tout ému
Et Dieu, que c'est touchant
Je vais m'étendre
Sur l'herbe tendre
En écoutant, ça me distrait
L'odeur si forte des forêts, la la la
L'odeur si forte des forêts, la la la

Le soir
Au rendez vous de ma promise
Je mettrais ma belle chemise
Et mon beau costume à carreaux

J'irais
Doucement frapper à sa fenêtre
Tout rougissant pour lui remettre
Mon petit bouquet de poireaux

Alors
Nous irions faire une promenade
Je lui conterais des salades
A cheval dessus mon vélo

Et puis
Pour conquérir ma paysanne
Je lui ferais le coup de la panne
Sur un chemin au bord de l'eau

J'aime la nature
Et les fleu-fleurs des champs
Mon coeur est tout ému
Et Dieu, que c'est touchant
Je vais m'étendre
Sur l'herbe tendre
En écoutant, ça me distrait
L'odeur si forte des forêts, la la la
L'odeur si forte des forêts, la la la

Après
Quand on serait mari et femme
Et qu'elle aurait du vague à l'âme
Moi, je l'aménerais danser

Avec
Ma paire de sabots du dimanche
J'mettrais mes deux mains sur ses hanches
Et même encore du plus osé

En plus
On boirait plus que de coutume
J'aurais taché mon beau costume
Avec un p'tit vin du pays

Et puis
La fin serait pas très morale
Mais la population rurale
Augmenterait petit à petit

J'aime la nature
Et les fleu-fleurs des champs
Mon coeur est tout ému
Et Dieu, que c'est touchant
Je vais m'étendre
Sur l'herbe tendre
En écoutant, ça me distrait
L'odeur si forte des forêts, la la la
L'odeur si forte des forêts, la la la"

-machin-

comme une affaire de Printemps

 Affiche d'une animation autour du livre organisée  demain à Sérignan  par une association de parents d'élèves




envoyé par Jean Pierre Garino

"Bien vu la prime saison pour fêter la Poésie. Cela reprend la vieille antienne de la « reverdie », que l’on trouve dans l’Amour courtois médiéval, propice à une fusion cosmique de la nature et des sentiments amoureux et dont le Romantisme a été gaillardement infusé. Cela a tout de même la faiblesse de conforter « l’image » de la poésie avec celle des « petites fleurs », ce qui n’est pas pour clarifier les choses, n’est-ce pas, car comme le dit en substance Valéry : « Les gens ont une idée tellement vague de la poésie, qu’ils prennent ce vague même pour elle. » Au-delà de ce « vague », tout un chacun peut en avoir une idée plus précise. Impression, Contemplation, sentiment, texte… « La Poésie c’est comme la Blédine, on aime ça avant de pouvoir en parler » écrit Jean L’Anselme, un poète qui nous est fort aimable. Les Arts poétiques donnent des éclairages qui ne peuvent être que singuliers, subjectifs. Chaque poète insiste sur un aspect, au moins. L’Utile, la Finalité de tout Art, l’Image, la Rime… Sans parler des bombes du genre : «La Poésie doit être faite par tous, non par un» de Lautréamont ! Rassurez-vous, « Un poème, c’est bien peu de choses, à peine plus qu’un cyclone aux Antilles, qu’un typhon dans la mer de Chine, un tremblement de terre à Formose » (Queneau). Non. Le printemps n’est pas plus poétique qu’une autre saison. Mais pas moins. Il l’est, à sa façon. Entendez-vous les mouches pouéter ?" Pierre Darmon- Lyre et délire-


"Réveil au printemps
Dans mon sommeil , je n’ai pas senti l’aube de printemps venir.
Partout autour s’entend le chant des oiseaux.
La nuit est passée, bruissant de vent et d’averses ;
Combien de rameaux ont dû perdre leurs fleurs !"
-Meng Haoran- "aube du printemps"


 le printemps du cinéma



Chaud! le printemps sera chaud 






Le printemps s'invite sur votre écran   (envoyé par Philippe) cliquez sur le lien-vous aurez une page blanche ou noire- re-cliquez où vous voulez et... 
Je vous souhaite un magnifique printemps

vendredi 19 mars 2010

deuxième service, on sert après 22 heures



J'ai le potentiel qui est au ciel.
Le vague à l'âme
qui chavire
d'un rafiot sous pavillon de complaisance.
En y regardant d'un peu plus près
sous les goémons: le crabe!
Et la marée qui s'équinoxe, en passant.

Demain, dis!
ça sentira le printemps!
Faudra bien, puisque c'est écrit.
Est-ce qu'il sera chaud comme dans la chanson?

Les saisons s'enfilent comme des perles,
sur un collier de chien perdu avec son vieux rhum du port,
qu'attache.
On s'imagine de poétiques révolutions en pathétiques résolutions,
un monde en taille unique qui habillerait tout son chacun,
pour ne plus faire compliqué et croire qu'on puisse s'entendre
avant même de s'écouter!

Dans mes cinquantièmes rugissants,
je me prends pour le volatile des grands espaces
qui n'aurait de compte à rendre qu'à sa  vaste solitude.
Quand je pense ...
qu'on  m'a posé là, un jour par hasard,
les pieds palmés, la peau salée et le reste en modèle de série.
C'était juste pour rire, puisque j'ai la prétention de n'avoir aucune importance particulière, 
à la fois unique et remplaçable .

Epitaphe avant d'arrêter de fumer:
"si je n'avais pas été là, j'aurais été certainement d'ailleurs!"

vide grenier



A suivre, Le nouvel Ail phone...et merci  à Serge, Olivier, Philippe et ceux que j'ai oublié sans doute... pour la déco du jour!






spéciale dédicace pour Anne

REVER CREER RESISTER

UTOPIES
"rêver, créer, résister
C'est le thème du 27em forum du film documentaire d'intervention sociale organisé par l'association VISAGES et qui se tiendra du 29 mars au 1er avril  au cinéma Saint Paul de Rezé (près de Nantes)

voilà ce qu'en dit son président:

 " Il fut un temps où les grandes utopies sociales tenaient une place  importante dans les imaginaires individuels et collectifs. Les année 1980 en sonnèrent le glas et le « grand rêve émancipateur » fut mis au orties.Depuis trois décennies, le réalisme et le pragmatisme règnent en maître : on fait l’éloge de l’Individu libre, autonome et rationnel,
et
on stigmatise le « pauvre » qui coûte cher et dérange l’Ordre du monde marchand ; on avance que l’émancipation ne peut être qu’individuelle et qu’elle s’achète au supermarché ; chacun cherche son Moi, mais bien peu le trouve.
Violences domestiques et violences au travail, luxe indécent et misère 
absolue, antidépresseurs et contrôle social… La société se déchire, et
pour raccommoder l’édifice et « refaire société », on nous parle de
morale et d’identité nationale.
C’est pourquoi, il nous faut rêver, créer et résister…
Rêver d’un monde meilleur, plus juste, plus solidaire…
Créer des espaces de liberté pour expérimenter et vivre différemment…
Résister à l’air du temps, tout simplement…
Cette 27ème édition du Forum Visages y contribue à sa façon."
Christophe Patillon, président de Visages

FACE AU MUR



jeudi 18 mars 2010

JOURS DE TREMBLEMENT


".../...Depuis l'autre bout de la salle Marie m'avait fait un signe d'appel. elle était curieusement souriante, son ami avait eu une bonne nuit, me disait-elle, tout le reste semblait sans importance, Je l'avais suivi jusqu'à leur cabine qu'un tissu accroché à la fenêtre transformait en un huit-clos bleui à la très forte odeur d'eau de Cologne. Le vieil homme était assis sur son lit, adossé à ses coussins, il m'avait invité d'un geste à m'installer à côté de lui dans cette lumière irréelle qui détachait son visage osseux, le vague halo de ses cheveux blancs, son oeil toujours en alerte. il parlait avec une infinie lenteur, en reprenant sa respiration entre chaque phrase, je sentais l'effort non tant de rassembler sa pensée que d'articuler les mots d'une voix rauque, presque éteinte. Quelle chance pour le journaliste que vous êtes, observait-il non sans ironie, quelles images, mais quelles images vous rapporterez au monde...Le prenant au mot j'avais cru bon de me défendre de l'appellation de journaliste, disant préférer celle de cinéaste, un cinéaste qui pourtant ne filmait rien, n'en ayant ni l'envie ni l'audace, peut-être parce que nous n'étions plus dans le film, lui disais-je, nous étions sortis du film...Il m'écoutait sans paraître s'étonner, comme Marie qui de l'autre côté du lit me fixait de cet oeil appuyé qui me troublait au fond, non tant sa beauté de femme mûre que l'impression qu'elle posait sur moi une attente, un dessein, peut-être le désir profond que je parle à son compagnon, que je l'écoute, que grâce à moi il puisse s'ouvrir à quelqu'un d'autre qu'elle.
Gageons que votre film sur la réserve n'est que partie remise, reprenait lentement le vieil homme, savez-vous que là-bas Dieu ni a pas encore séparé la terre et l'eau, c'est le lieu du tohu-bohu, c'est le commencement du monde. il avait posé la main sur mon bras et me souriait le front en sueur, je sentais à la fois l'effort de parler et le bonheur de dire, chaque mot extrait du souffle et chaque mot choisi. Un temps il m'avait regardé en silence puis sans apparente transition s'était mis à évoquer une rébellion touarègue des années 90, dix jours où il s'était retrouvé bloqué dans un hôtel  d'Arlit, à jouer d'interminables parties de dames avec un ingénieur écossais des mines d'uranium, dix jours passés hors du monde à déplacer des jetons de bois sur un damier dans la chaleur d'un patio fleuri, alors que des coups de feux claquaient partout dans la ville.
A ce souvenir il souriait encore mais plus vaguement, lointainement, la malice de ses yeux soudain noyée dans ce sourire, il disait que c'était des moments étranges, comme nous vivions un moment étrange, il disait que toute la vie se resserrait dans ces moments-là puis s"assombrissant peu à peu il se mettait à parler de l'Afrique qui jouait en pleine clarté, en pleine cruauté, disait-il, ce qui se tramait à l'ombre de nos sociétés occidentales: la lutte des riches et des pauvres, des cyniques et des idéalistes, des offenseurs et des humiliés...Guerres larvées, guerres souterraines, guerres de mots et de déclarations qui éclataient ici en pleine lumière ( à l'instant où je le voyais de plus en plus faible, comme vidé par ce qu'il cherchait encore à me dire, écrasé d'un coup par la fatigue). Mais je pérore, s'excusait-il, Marie vous dira que je pérore, c'est d'avoir trop aimé ce continent sans doute...
Et il avait renversé la tête sur le montant du lit en gardant les yeux grands ouverts. Ce sont nos enfants poursuivait-il de sa voix usée, nos merveilleux enfants, nos merveilleux enfants...
encore un peu de temps, restez. J'ai peur de vous fatiguer, lui disais-je, il baissait les paupières puis lentement, phrase après phrase: vous ne me fatiguez pas, vous me donnez votre présence.
Un peu plus tard j'avais tenté de me dégager du poids de sa main sur mon bras et il avait murmuré restez, j'ai toujours été curieux des êtres et j'aime l'idée que vous voulez faire un film sur les oiseaux, moi je ne suis presque plus de ce monde, il n'y a pas beaucoup de ciel dans la cabine mais assez pour en percevoir les signes, merci d'être venu au chevet d'un vieil homme, merci.../..."

Extrait de: "Jours de tremblement" un livre de François Emmanuel- Editions -Seuil-

ET SI ON DANSAIT?