mercredi 10 mars 2010

brèves d'estuaire

"Il vous en prie, prenez donc place"
-"Ah oui mais...je veux pas déranger!"
"y a pas de mal, on va se serrer"
-"Ben alors, dans ces conditions, comme on dit: on va se faire un banc de siège"

"Salut tout le monde, ça baigne?"
-"ça va, on fait aller! m'enfin ça manque un peu de soleil quand même"
"Moi je regarde jamais le soleil, alors je ne vais pas commencer le jour où y en a pas "-extrait de brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio


"Sous les palmiers la plage!"
"ouais ben de ce temps là ça sera sans moi"


"On s'en doutait un peu, mais de là à l'afficher, z'ont vraiment peur de rien les riches!"


"j'ai du courrier pour les poissons!"
"On s'en fish"

" Quand j'ai le vertige, la pêche rit"

"René, c'est toi qu'a rangé le thermos?"

"Vous nous donnez votre réponse, Monsieur!"
-"Ah non, c'était juste pour faire avancer le Schmilblick"
Soupir!!!
"Simone, s'il vous plait, candidat suivant"

"La poésie c'est réservé aux vieux, ils ont bien mérité." -extrait de brèves de comptoir de Jean-Marie Gourio-

mardi 9 mars 2010

penhoët penn kalet!



Cela change tellement des discours convenus et soporifiques que l'on entend en général en fin de manif. quand les camarades responsables prennent la parole...et parfois, pour mieux l'enterrer. Mercredi dernier lors d'un rassemblement  nazairien pour défendre la navale, Didier Hude est intervenu au nom de la FSU, voilà ce qu'il a dit:

Penhoët penn kalet ! Penhoët tête de bois !

 
"Méan-Penhoët ! Penhoët penn kalet ! Penhoët tête de bois ! Penhoët la cabocharde ! Saint- Nazaire la communarde ! Si vous interrogez les civelles qui passent près des bassins elles vous diront que si elles viennent en Loire, c’est uniquement parce que de mémoire d’anguille on ne peut faire cap sur les sargasses sans avoir vu Saint-Nazaire. Saint-Nazaire, entre terre et eaux, ville de marais construite et pétrie par de la fierté ouvrière. Ville où on a rasé le passé et où on ne sait jamais comment peut se bâtir l’avenir.
Saint-Nazaire ville paradoxale. Ville de la destruction vouée à la construction, ville de la pauvreté qui échafaude du luxe. Ville des anarchistes bleus, aux germes libertaires qui font que tout le monde est un peu anar sans forcément le vouloir, ni toujours s’en rendre compte. Ville de paradoxes oui, qui ne fait rien, ou si peu, comme tout le monde. Ici, quand un curé s’appelle Patron, c’est un sacré jojo qui finit syndicaliste à la sociale : un comble !
Ici, même l’UMP n’est pas comme ailleurs : c’est un club de sports, laïque qui plus est. Saint-Nazaire est un peu comme sa base sous-marine, elle s’entête à résister. Cette résistance des chantiers, c’est celle de tout l’emploi industriel. C’est une résistance qui pense plus loin que le bout de son nez, en voulant changer les paramètres de la mort annoncée, comme le dit si bien Jean-Bernard Pouy.
Ici, la classe ouvrière n’a pas résumé sa condition humaine à perdre sa vie à la gagner. Dans leurs combats, dans les victoires et les défaites, les fumées de soudures et l’amiante, les femmes et les hommes des chantiers ont dégagé des horizons qui vont au-delà des grues de Penhoët, de la grand-mère et de ses filles du port.
Malgré son petit Maroc, Saint-Nazaire n’est pas touristique. C’est là un très gros défaut. Faire disparaître usines et populos doit pouvoir rapporter gros. C’est connu. Les pauvres ont pas de goût, leurs maisons sont moches et leurs usines puent. Alors qu’un promoteur ça front de merdise tout beau.
Faire tomber la navale, avec elle l’emploi industriel et toute la sous-traitance, voilà un programme chatoyant pour des amoureux de l’argent. Prolonger La Baule jusqu’à Trignac, libérer Donges de ses raffineries et la verrue prolétaire disparaîtra ainsi. La tentation n’est pas nouvelle. Déjà, sous Olivier Guichard il y a 40 ans, les marais salants de Guérande ont failli disparaître sous les projets des promoteurs. Les mêmes intérêts sont aujourd’hui en jeu. Si la navale tombe, comme la presqu’île hier, Saint-Nazaire sera demain à vendre avec vue sur la Loire et sur l’Océan. Il y aura juste à trouver des transitions. C’est le mari de Carla Bruni qui nous l’a dit.
Tout comme pour avoir la paix il faut préparer la guerre, la navale pour ne pas mourir civile doit construire du militaire. Dieu que la guerre économique est jolie ! Le Tsar Kozy a eu cette idée salvatrice avec son ami russe de la mafia MEDEF Medvedef : on partage moitié-moitié, tu construis en Russie et moi à Saint-Nazaire. Mais cet arrangement entre amis oublie, donc engloutit, la quasi totalité de la sous-traitance et des ses emplois sauf à vouloir par exemple enjoliver de marqueterie les soutes d’un porte chars d’assauts. Quand il ne restera plus que le noyau dur des chantiers, le dernier carré du coeur de métier n’en sera que plus facile à réduire.
Depuis Napoléon et sa retraite de Russie on sait pourtant bien qu’en dernier carré la garde meurt même si elle ne se rend pas.
Si l’emploi industriel disparaît de l’estuaire, il ne sera pas possible d’enrayer la mutation économique, sociologique et politique voulue pour la Loire-Atlantique. La fierté nazairienne ancrée dans la fierté ouvrière et ses savoir-faire, avec ses outrances portuaires, fait partie de notre patrimoine et de nos utopies sociales.
En Basse Loire, notre noblesse c’est la classe ouvrière. Défendons-nous, défendons-là. Comme on dit ici, tous ensemble mettons-nous à la masse. Au coeur des vases fertiles les hommes ont fait de Saint-Nazaire un phénix breton où le travail est devenu culture. Un phénix ça vit des millénaires. Notre heure n’est pas venue de finir en Musée." -Didier Hude-

-merci à saint-Nazaire.net et au rézo citoyen pour la diffusion-

TANGUY& LA BISCUITERIE

les instants du monde

du 18 au 21 mars l'ARC de Rezé propose "Les Instants du Monde" un festival qui se présente comme une fête du métissage , de la rencontre entre l'Orient et l'Occident, entre la Renaissance et le 20em siècle...
avec au programme:


-Tangos Para Bach- (en résumé) une création mélangeant le classique avec la musique populaire.



 Le galicien: -Antonio Placer-
en compagnie de Rosa Cedron



la palestinienne de nationalité israélienne:   - Kamylia Jubran-




Dal'Ouna



Musenna  (rencontre entre  musique baroque et musique traditionnelle turque)

toutes les infos du festival

Il y a ceux

"Il y a ceux qui se retournent
Pour regarder s'ils peuvent aider
Mais tu sais qu'ils ne le feront pas
Ils le voudraient
C'est dans leur nature
Mais ils ne pourront pas aller jusque-là.
Il y a ceux qui ne t'attendent pas
Pensant que tu es seul à pouvoir y arriver
Et qu'ils ne t'aideraient pas en t'aidant.
Il y a ceux qui sourient
Et dont on ne sait quoi penser
Il y a ceux qui ne disent rien
Et meurent pour toi
Sans que tu le saches
Il y a ceux que l'on n'avait pas remarqués
Et qui nous sont indispensables
Et que l'on cherche des yeux
Il y a ceux qui promettent
Il y a ceux qui oublient
Qu'ils ont promis
Il y a ceux qui jugent
Et qui condamnent
Et s'endorment sans y penser
Il y a ceux qui donnent
Et qui regrettent
Ceux qui s'interrogent
Il y a ceux qui ne donnent pas
Et qui ne le regrettent pas
Il y a ceux qui t'observent
Et t'attendent
Au tournant
Immobiles
Et,
Il y a tout ceux qui attendent."

Ce texte de Benoît Bourdon "Il y a ceux"- a été publié dans le recueil: 1er coupe du monde de slam en poésie-Editions-le Temps des Cerises

lundi 8 mars 2010

semaine de l'environnement

Sur  une idée née il y a sept ans  à Rennes grâce à l'association "Ar vuez" entre le 6 et le 27 mars 10 villes  universitaires et Madagascar feront  leur semaine de l'environnement.
plus d'infos

seminatori di grano




-envoyé parWaillliaw-

évidemment


France gall evidemment 1988
envoyé par jc761. - 

bon ben...







Je voulais pas être en retard et en même temps... je me dis que c'est pas forcément délicat d'être trop en avance sur le sujet...
D'ailleurs,  et en quelque sorte: De quoi je me mêle?
 Peut-être, qu'en tant que membre de la gente qu'elle est masculine, je devrais finalement plutôt me taire et attendre que ça se passe ou bien tenir la porte et dire "mais je vous en prie", par... heu!...galanterie! ou bien faire comme si de rien n'était ou encore raconter  quelques blagues entre mâles, histoire de se rassurer à plusieurs...et encore... me poser la question convenue, récurrente et marroninère::
"A quoi ça sert?

BON ben...voilà, et vous m'en excuserez par avance, j'ai décidé d'avoir un avis, enfin comment dire? plutôt  une pensée pour cette journée particulière et l'on pourra toujours et éventuellement  traduire cela par de la démagogie, du mal placé ou  toujours penser:  "occupe toi de tes fesses"...

Aujourd'hui c'est donc le 8 mars -journée internationale de la femme-le thème choisi  cette année c'est:  "un siècle de féminisme"
"Ah oui!  Déjà un siècle?" oserais-je dire. Je suppose, enfin j'"espère, qu'il y a eu quelques avancées sur la question depuis tout ce temps, mais comme le faisait remarquer Serge dans un récent papier sur ce blogounet , "avec l'aide des religions" et autres joyeusetés, franchement et objectivement  c'est pas une affaire gagnée mais...
le sera-t-elle un jour?
Et attention , facilement, on pourra toujours causer de certains pays qui frisent  sur la question la  grande caricature moyenâgeuse mais, pas la peine d'aller hélas chercher aussi loin.
Chez nous, tout à côté et dans tous les milieux socio-culturels, c'est pas franchement reluisant non plus.
Voyez plutôt, en France en 2009 -157 femmes sont mortes victimes des coups de leur conjoint, je n'ose imaginer le nombre de celles qui ont été "seulement" blessées, et si l'on devait rajouter, celles qui ont dû subir une violence d'ordre psychologique...

Aussi! comment dire, de ma ptite place de garçon, ni bien sur exempt de défauts   ni  franchement  à l'aise  non plus (et  j'ai parfois honte) avec l'image du mâle que l'ambiance générale voudrait me coller sur le paletot...
Mesdames et Mesdemoiselles, en ce jour symbolique, veuillez accepter mon respect, ma solidarité et...ma  compassion.

 

 

 

 

dimanche 7 mars 2010

le printemps des poètes

Le Printemps des Poètes -12em du nom aura lieu du 8 au 21 mars, le thème cette année c'est "COULEUR FEMME".
Tous les détails sur les multiples manifestations qui auront lieu partout en France et en Navarre c'est par là que ça se passe