jeudi 4 mars 2010

C'est permis




Mais je vous en prie, prenez donc place, et si cela ne vous dérange pas, je suggère même que l'on puisse mettre un peu de musique, par là-dessus-
ou en dessous,
Enfin, comme on s'imagine.

Tu sais, c'est simple comme un clic de droit, tu rajoutes ta compile et voguent les états d'âme;
Personnellement -c'est comme ça qu'il faut dire, je crois, dans ces cas là, je verrais bien quelques arpèges sur une guitare sèche- la si mal nommée- puisque pour faire passer les émotions dans la colonne, avec les frissons qui vont bien avec, l'instrument dans les cordes semblerait, à l'instant, où j'en cause, le mieux adapté et humide à souhait.

"Tout bonheur que la main n'atteint pas est un leurre"
Moins le quart, répondit  l'horloger de Saint Paul (sans ses Rogatiens)

Ah, c'est sur, ça te va bien de te faux-filet comme il se doigt;
et tout ça, parce que, comme tout "bon" garçon qui se respecte, tu choisis, en pagaille et en général, l'esquive, quand tu ne sais plus comment faire avec les gros  mots qui comme les flots d'ici ou d'ailleurs submergent l'entendement et à l'occasion le rez de chaussée si rien n'a été prévu pour passer à l'étage supérieur.

"Même si le grand chant ne doit plus reprendre ce sera pure joie ce qui nous reste. Le fracas des galets sur le rivage dans le reflux de la vague."

Mais qu'est ce que tu crôa?
Qu'à voguer ainsi sur les flots aventureux d'une  illusion bien mure, tu vas pouvoir t'en sortir sans dommage; La toile est araignée, et communique avec sa poussière d'étoile, les moulins avant et après aussi, un peu de douceur pour mieux faire passer l'actualité comme si le violon de tes solitudes pouvait délasser un corps tout seul,
un corps constitué de l'être à ne pas naitre
et déjà tout usé.

"tu joues, joues, joues nuit et jour, jour et nuit, comme sur une scène tu joues, joues ta vie..." 
avec un fond  de merlot, un pétard hors saison, un café, l'addition, et l'occasion d'offrir ton solo avec toute l'énergie qui t'habite, quand tu poses tes deux mains, bien en évidence sur tes joues , les coudes confortables et que l'esprit sein de ta mère, t'invite à l'oubli et à te raccrocher au balconnet.

Il y a tant de souffrances sur le palier, tant d'incompréhension dans la multitude, tant d'énergie mal contenue, en flatulences, en morsures, en  noble fatigue sur le tarmac de ton compte à rebours.
Chacun fait son show  d'effroi  jusqu'à la dernière représentation où les spectateurs ne viendront plus, puisqu'ils ont trop à faire avec leur propre comédie, mal ficelée, mal programmée, et guerre sponsorisée.









"Yellow is the colour of my true love's hair
In the mornin' when we rise,
In the mornin' when we rise,
That's the time, that's the time,
I love the best.
Blue's the colour of the sky
In the mornin' when we rise,
In the mornin' when we rise.
in the mornin' when we rise.
That's the time, that's the time
I love the best.
Green's the colour of the sparklin' corn
In the mornin' when we rise,
In the mornin' when we rise.
in the mornin' when we rise.
That's the time, that's the time
I love the best.
Mellow is the feeling that I get
when I see her, mm hmm,
when I see her, uh huh.
That's the time, that's the time
I love the best.
Freedom is a word I rarely use
Without thinkin', mm hmm,
Without thinkin', mm hmm,
Of the time, of the time
When I've been loved". 

Dans mon pré construit culturel, où paissent mes bagages consignés, l'orchestre s'apprête à jouer son grand machin, une  redif. pour la gloire et le public qui en redemande comme il faut, en tapant dans ses mains ou celles du voisin, du moment que pour un instant choisi, les soliloques s'accordent, les épaules se touchent et les larmes se noient dans la nuit...
du jeudi .
C'est permis! 

(avec l'aide et dans le désordre de Jacques Higelin, Donovan, W.B. Yeats et  Greame Allwright)

Hon à l'aéro-porc

 

  

Les élections régionales approchant, nul doute que les lecteurs de par ici feront le tri dans les listes entre ceux qui sont pour le projet d'aéroport à Notre Dame Des Landes et ceux qui sont contre.

 Et puis, cela étant dit, voyons aussi ceux qui sont pour la réunification (Bretagne 5 départements) et les autres. 
Ah déjà, l'horizon s'éclaircit..


à suivre un article de Marc Le duc dans le Ouest France du jour, sur les positions des différentes listes concernant le projet d'aéroport.

En ce qui concerne ce modeste blogoubreizh , pour ceux qui n'avaient pas compris, nous soutenons  la liste  "Nous te ferons Bretagne"  , la seule qui, à notre humble avis, mérite que l'on se déplace jusqu'aux "burnes".

"Sur huit têtes de listes aux élections régionales, six disent non au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Revue des positions avant la manifestation de samedi.

Jacques Auxiette. Le président sortant a toujours défendu le projet de nouvel aéroport, qu'il juge indispensable au développement de l'Ouest. Il rappelle que le projet fait partie d'un ensemble « cohérent » incluant une liaison ferroviaire rapide Nantes-Rennes, et la ligne grande vitesse Paris-Rennes. Nouveau : dans son programme, il évoque la création d'un nouveau parc naturel régional estuaire-lac de Grandlieu. Lequel parc, bien évidemment, ne pourra voir le jour si Nantes Atlantique ne déménage pas.Christophe Béchu. Le candidat de la majorité présidentielle dit avoir été tenté par l'idée d'un moratoire. Depuis, il a rejoint les partisans du projet. Mais il met deux conditions de taille : la construction d'une ligne ferroviaire grande vitesse Nantes-Rennes, et la réalisation d'un nouveau franchissement de l'estuaire de la Loire. Les aides de la Région iront à ces dessertes, annonce-t-il, excluant tout financement du nouvel aéroport par la Région.
Jacky Flippot. L'appui de la région Bretagne au projet ne lui semble pas une raison suffisante pour le défendre. « Ce n'est pas ça qui fera avancer réunification de la Bretagne », sourit Thierry Jamet, porte-parole de « Nous te ferons Bretagne ». Après avoir étudié « sans idée préconçue » le transfert, la liste bretonne est désormais opposée à un projet « dépassé, vieux de trente ans ». Présence annoncée à la manifestation.
Patricia Gallerneau. On se souvient de la visite de François Bayrou au quartier général des opposants. Le chef de file du MoDem y dénonça le projet en termes vifs, parlant de « gâchis ». Il a même rejoint le collectif des élus qui doutent de la pertinence du projet. Cet engagement est à mettre à l'actif de Patricia Gallerneau et des colistiers MoDem opposés de longue date au transfert. Présence annoncée à la manifestation.
Marc Gicquel. La présidente de son comité de soutien, Françoise Verchère est réputée pour son opposition farouche au projet. Marc Gicquel, à la tête de la liste « Tous ensemble, la gauche vraiment » est sur la même position. « Sauf à vouloir réaliser une opération foncière, rien ne justifie le transfert, pas même la sécurité comme le montrent les déclarations des pilotes. » Présence « forte » à la manifestation.
Eddy Le Beller. Le projet ne semble vraiment pas indispensable à la tête de liste LO. « Il y a d'autres priorités que de construire un aéroport qui va coûter plusieurs centaines de millions d'euros, et ne rapportera qu'aux bétonneurs ». LO préférerait voir ces sommes investies dans les transports en commun et le logement social. Pour autant, Lutte ouvrière n'ira pas à la manif.
Jean-Philippe Magnen. On pourrait parler d'opposants historiques. Cela fait des années que les colistiers d'Europe Écologie mènent le combat politique contre « un projet d'un autre temps », symbole à leurs yeux d'une façon « dépassée » de penser le développement. Ils apportent leur expérience à d'autres combats (barrages sur la Loire, centrale nucléaire au Carnet, extension du port à Donges-Est). En force à la manifestation.
Brigitte Neveux. Compte tenu du coût du projet, de la situation financière générale « pas brillante », d'une baisse du nombre de vols, la tête de liste du FN propose d'attendre. « Ce n'est vraiment pas le moment de construire un nouvel aéroport. » Elle demande une consultation des populations des régions Bretagne et Pays de la Loire".
Marc LE DUC.
Ouest-France

mercredi 3 mars 2010

Serge et ballons

 

 



 

Et si ?

paradis noirs



".../...Et j'en viens à me dire que je me suis trompé du tout au tout dans ma démarche littéraire. J'ai voulu faire le grand écrivain. J'ai voulu échapper à la matrone en plâtre qui montre son gros derrière et qui va pisser. C'est d'elle qu'il aurait fallu parler. Mais non: j'écris des livres respectables, qui obtiennent des critiques pleines de respect par des critiques respectables, lesquels vantent leur caractère dérangeant et incorrect, comme pour la dame anorexique et frileuse qui partage notre résidence. Après quoi mes livres sont lus avec respect par des lecteurs qui se font une très haute idée de la littérature et de l'écrivain. Je suis très content de moi. Je suis gonflé de respect envers moi-même. J'ai un peu honte aussi. Alors pour compenser toute cette insupportable dignité, toute cette incorrection pour rire, j'écris pour d'autres des bluettes sentimentales, des romans cochons, je rédige des notices dithyrambiques pour des objets idiots. je sépare les fonctions. Ce qu'il faudrait, mais il est bien tard pour le comprendre, ce serait réunir les deux, la grande littérature, dont l'idéal m'écrase, et la dame au gros derrière nu, qui détient une part de ce que je suis;
Lorsque ma mère est morte, j'ai dû vider son deux-pièces à Fréjus, que je connaissais à peine. j'y avais passé une heure, à deux ou trois reprises. Je ne supportais plus se ratiocinations et ses maniaqueries. je ne supportais pas non plus de voir transplanté dans cet appartement anonyme tout le décor de notre petite maison des environs de Clermont. j'avais toujours détesté ces bibelots hideux, mais là, ils avaient l'air misérable de vieux perroquets d'Amazonie qui finissent leur vie dans une cage au zoo d'un pays froid.
Je me souviens en particulier, d'une statuette de petit rat de l'opéra, sculptée dans une espèce de pierre livide; La fillette, vêtue d'un tutu et d'un justaucorps, dressée sur les pointes, levait les bras dans un geste qui se voulait gracieux. elle avait toujours trôné sur le buffet de la salle à manger, entre deux assiettes qui représentaient des soldats de l'armée napoléonienne. A l'adolescence, je l'avais détestée. elle incarnait tout  ce que je ne pouvais plus supporter chez mes parents, les bons sentiments, les mièvre toujours confondu avec le beau, la gentillesse érigée en valeur suprême. lorsque je l'ai revue, dans la salle à manger déserte, elle n'avait plus vraiment le même sens. sa petite danse conventionnelle me paraissait d'autant plus pathétique que la danseuse était incolore et médiocre. Sans rien perdre de sa stupidité, elle s'était imprégnée de ce dont elle avait été témoin, la mort de mon père, et puis l'absence, la solitude, ma négligence, l'attente. Cela, son petit corps blanc excellait à le représenter. on voit disparaître les amours, me disait-elle, et ce qui a fait la joie, on voit passer la vie, on meurt, tout en s'ennuyant. Elle continuait à esquisser sa danse, obstinée, inchangée, comme ma mère ne s'était pas départie des habitudes et du décor de sa vie sans joie.
Ne crois pas, disait la danseuse, avec le petit air ironique et buté que je n'avais jamais si bien distingué, ne crois pas que le plus triste, dans vos vies, vienne du tragique: c'est vrai, on vous y dépouille progressivement de tout, vos amours, vos plaisirs, votre corps, votre beauté, votre raison et jusqu'à votre dignité. Mais de telle sorte que cela soit aussi mesquin, ridicule, ennuyeux et bête. vous n'aurez pas le plaisir de la grandeur tragique. vous vous ennuyez à souffrir, vos enfants s'ennuient à vous regarder souffrir et ils s'ennuient à vous enterrer. Et moi je vous regarde en continuant ma petite danse, je suis l'idéal de beauté de ta mère, tout ce qui est toujours demeuré hors de sa portée, ce dont elle n'a eu, jusqu'à la fin, que cette représentation dégradée.
J'ai jeté la petite danseuse à la poubelle, et avec elle presque tous les objets de ma mère../..."
-extrait de "Paradis Noirs" un roman  de Pierre Jourde-Editions- nrf -Gallimard-

infinie solitude




"Puisqu'on a fait c'que l'on a pu
Puisqu'on a plus c'que l'on avait
C'qu'on a vécu on l'a perdu
Dans notre infinie solitude

Ce qu'on était on n'sait même plus
C'que l'on voulait chérie t'en souviens tu ?
Ce qu'on croyait on y croit plus
Dans notre infinie solitude

Mais on sait tous
Qu'on y peut rien
Et vivre toujours
Pour mourir demain
Moi ça m'fait rien
Du tout
Plus rien du tout

On n'sait même plus c'qu'il faut se dire
Pour s'faire sourire et se guérir
Oh, ya pas d'quoi rire
Dur de construire
Dans cette infinie solitude

Loin des yeux
Loin de mon coeur
Mais moins j'te vois et plus j'pense à toi
Oh si j'avais su je serais resté
Dans mon infinie solitude

Mais on sait tous
Qu'on y peut rien
Et vivre toujours
Pour mourir demain
Moi ça m'fait rien
Plus rien du tout"  -Camille Bazbaz-

trois heures et quart



Trois heures et quart,
dans mon placard.
Quand à la rime, elle repassera,
un autre jour,
pour m'faire sa cour,
et tenir compagnie aussi.
Avec une rythmique d'appellation d'origine contrôlée
et sa poésie de surface
qui ne s'embarrasse pas de préambule et ficèle au carré
une expression codifiée
dans les tiroirs de l'académie.

Trois heures et sa moitié
joli couple ma foi;
On dirait même qu'ils ont été pensé l'un pour l'autre,
comme le vent qui met les voiles,
La lune trop timide en cache derrière un nuage
La nuit dans belle de jour
et toutes les rimes unanimes
 qui, tu vois,
finissent toujours par revenir...
par la fenêtre.

Quatre heures moins le quart
pour les fait tard
et tous ceux qui la mettent en veilleuse
et jouent au solitaire
en causant à leur ombre.

Tu l'as pris ton quatre heures?
Non j'suis trop dé-goûter.
Juste une pomme alors,  à l'eau
pour endormir le sommeil
qui revient souvent dans ces moments là
alors qu'il n'avait que la permission de minuit.
Mais voyez-vous, c'est un rebelle qui n'en fait qu'à sa tête
et il faut souvent lui remettre les pendules à l'heure.

Quatre heures un quart.
Ah merci bien.
Mais y a pas de quoi!

mardi 2 mars 2010

c'est pour rire

"L'humour n'a pas de rang, il traine dans la rue avec la dérision pour compagne fidèle.La force est impuissante devant les mains nues de ceux qui savent rire encore et de plus belle" -Georges Moustaki-


"L'humour est un déguisement sous lequel l'émotion peut affronter le monde extérieur." -Tony Mayer-

"Quand la vérité n'ose pas aller toute nue, la robe qui l'habille le mieux, c'est l'humour" -Doris Lussier-


"Un homme glisse sur une peau de banane devant dix personnes, s'il rit c'est de l'humour. Dix personnes glissent sur dix peaux de banane devant un homme. S'il rit c'est de l'imprudence." -auteur anonyme -(par prudence?)

 
"Il y a des gens qui sont chauves au dedans de la tête: ce sont ceux qui n'ont pas d'humour."
-Francis Blanche-



"L'humour est la forme la plus saine de la lucidité." -Jacques Brel-

"les autres" c'est chez L.U.

et une page de BZH publicité



Pour les 40 ans de "SKOAZELL VREIZH"  Gast! ça nous rajeunit point ct'affaire.
et une grosse fête pour la peine, vendredi et samedi prochains à la salle de la cité à Rennes avec (en autre)les incontournables Ramoneurs de Menhirs  à suivre  un petit extrait pour ceux qui ne connaissent pas encore






Signalons également, que la liste "nous te ferons Bretagne" liste créée pour les régionales 2010 avec en autre Christian Troadec maire de Carhaix (et ses vielles charrues)tiendra meeting ce soir à Nantes à 20h salle Bretagne (ah ben oui forcément)et demain mercredi à Saint-Nazaire toujours à 20h salle agora




Et enfin une séance de dédicaces chez Annie de la librairie Gweladenn (que je salue en passant)