lundi 14 décembre 2009

lundi il a rit


La C.G.T. vient de refermer son congrès nantais et pour marquer l'évènement Yves nous fait parvenir deux lettres écrites en 2004- l'une par par une soeur moniale visitandine de la capitale bretonne à la confédération syndicale et l'autre émanant de l'ancien et re-nouveau secrétaire général de la C.G.T. en réponse à la none.

« Madame, Monsieur, Religieuse cloîtrée au monastère de la Visitation de Nantes, je suis sortie, cependant, le 19 juin, pour un examen médical. Vous organisiez une manifestation. Je tiens à vous féliciter pour l'esprit bon enfant qui y régnait. D'autant qu'un jeune membre de votre syndicat m'y a fait participer ! En effet, à mon insu, il a collé par derrière sur mon voile l'autocollant CGT après m'avoir fait signe par une légère tape dans le dos pour m'indiquer le chemin. C'est donc en faisant de la publicité pour votre manifestation que j'ai effectué mon trajet. La plaisanterie ne me fut révélée qu'à mon retour au monastère. En communauté, le soir, nous avons ri de bon coeur pour cette anecdote inédite dans les annales de la Visitation de Nantes. Je me suis permis de retraduire les initiales de votre syndicat (CGT = Christ, Gloire à Toi). Que voulez-vous, on ne se refait pas. Merci encore pour la joie partagée. Je prie pour vous. Au revoir, peut-être, à l'occasion d'une autre manifestation". Soeur M.

Réponse du secrétaire général de la C.G.T.

"Ma soeur, Je suis persuadé que notre jeune camarade, celui qui vous a indiqué le chemin, avait lu dans vos yeux l'humanité pure et joyeuse que nous avons retrouvée dans chacune des lignes de votre lettre. Sans nul doute il s'est agi d'un geste inspiré, avec la conviction que cette pointe d'humour " bon enfant " serait vécue comme l'expression d'une complicité éphémère et pourtant profonde Je vous pardonne volontiers votre interprétation originale du sigle de notre confédération, car nous ne pouvons avoir que de la considération pour un charpentier qui a révolutionné le monde. Avec tous mes sentiments fraternels et chaleureux, Bernard Thibault," Secrétaire général de la CGT »

dimanche 13 décembre 2009

pour noël on se fait la père

Noël, Copenhague...version Sneck (merci Remy)

Noël toujours, version Serge




On n'arrête pas le progrès pensez-vous,ben si justement. La preuve avec Le front d'opposition à la nouvelle année FONACON que ça s'appelle...





Les Rois de la Suède - Socialisme.mp4

envoyé par Jonas!
et vous trouvez ça drôle sans doutes!
euh oui beaucoup!
;-)

The Boxer

Et quelques années plus tard! ...

m'enfin y'a pas qu'eux à avoir vieilli!

Allez zou mon briquet! Oh OhOhOh Oh!

samedi 12 décembre 2009

tagada


Anne qui "cause quand ça la triture", et bien figurez-vous qu'elle m'a tagué.
Mais non, ça fait pas mal, c'est comment dire heu! voyez, un rituel de la grande famille des bloggeurs.(deux G à blogeurs? et deux ailes à grande famille) On raconte des choses sur un thème imposé et ensuite vlan, passe à ton voisin, encore faut-il avoir un voisin mais bon..

Entre-nous, je suis pas trop tribu en général (ah ben tiens je réponds déjà à la question...) mais comme c'est gentiment demandé et que c'est toujours sympa que quelqu'un pense à vous, enfin -en bien- je veux dire, parce que sinon... Aussi, pour cette fois, je m'y colle.

Pour les règles du jeu du jour ou du jour du jeu - on pourrait presque danser la salsa là-dessus: jour du jeu, jeu du jour pom pom pom-pom pom po lom!
Mais je m'égare. Donc reprenons - c'est quoi la question? Ah oui j'y suis (et j'y reste) il faut que je fasse sept confidences sur ma petite personne les pieds dans l'eau et y glisser (comme sur du goémon) un mensonge.
Pas facile cet exercice de style, non pas que l'idée d'étaler comme du beurre demi-sel sur une tranche de pain complet mon égo déjà bien sollicité par ce blogaillon, me révulse (on reprend son souffle, c'est comme ça avec les longues phrases! ) mais quand même j'ai la pudeur, sélective certes, mais là j'ai l'impression d'en faire trop. C''est comme si je racontais que je porte pas de slip parce que j'aime bien avoir les accessoires libres de leurs mouvements! franchement ça va intéresser qui cette affaire là?
Mes colères à la petite semaine, mes angoisses bon marché, mes poèmes troués sous les bras, toutes les virgules en suspension où je m'interroge, les majuscules qui montent sur la chaise pour voir la mer d'un peu plus haut, les silences inracontables, la peur inexplicable, l'avenir dans le dos, le présent marche arrière, le futur sans boussole...ça vous fera trois euros soixante! je peux avoir un pochon s'il vous plait madame?

J'ai décidé de ne plus manger entre les repas et d'ailleurs de ne plus repasser les plats, , les cols de chemise, les draps de dessus, les oust de coèt , les torchons et les chaussettes et tant pis si je manque de fer.
-faux ce qui faux-

La nuit je me surprends en phare, breton forcément, je m'imagine seul au milieu de l'océan déchainé, (dame c'est pas un esclave lui!) et en haut de ma tour, la fenêtre ouverte , sous les éclats du grand brumisateur marin je respire la solitude à pleins naseaux et je regarde passer au loin des chaloupes qui écorchent la brume de leur terrible litanie et je finis mon quart avant d'aller à nouveau le remplir .
Et pourtant, savez-vous, les nocturnes sont en temps normal-si ça existe!- pas franchement ma tasse de thé-
Moi , c'est mon côté ancien séminariste peut-être -j'y suis plutôt de l'aube- du bonjour au petit jour des enfants terribles, des pastels du matin , des premiers zoziaux dans la ramure...

Et alors, quand le devoir m'appelle pas et il peut crier fort le bougre , pffff!! indifférent à ses charmes, ben sur les coups ding dong des 21 heures et qui vous font trente et avec ça qu'est ce que je vous sers? ...et bien je me paddock avec délectation et un bouquin , la tête bien calée sur l'oreiller je vole les aventures des autres, j'en ai aucun scrupule, que dis-je bien au contraire. Et pas très loin du plus tard je m'endors la tête sous les draps-
C'est un meilleur moment à passer.

Franchement qu'est ce que je peux dire de plus ? Ptêt que je suis tombé de vélo et sur la tête en mai 68? qu'avant ça j'étais gaulliste et légèrement monarchiste et qu'en-suite à un traumatisme cranien collatéral : anarchiste-ce qui revient finalement au même.
Et aujourd'hui ben j'suis contemplatif, amusé, désabusé, versatile, colère, dépité, écoeuré, non- pratiquant, spectateur, provocateur à l'occasion mais cependant bon public à la rubrique préparez vos mouchoirs ;
Je regarde passer le train de l'Histoire et ses ptits bonhommes et je me dis que c'est toujours pas le mien. J'ai mélangé les horaires d'été avec ceux d'hiver et pour la peine j'attends le dégel sur la voie de garage.

Sinon j'suis un grand bricoleur aussi- dans ma tête-

Sur ce, je m'en va faire ma ronde de nuit!

"chut plus de bruit c'est la ronde de nuit, chut plus de bruit c'est la ronde de nuit, en diligen-en-ce, faisons silen-en-ce, marchons sans bruit c'est la ronde de nuit."

Ah oui j'allions z'oublier ben je tague personne parce que j'ose pas, je veux pas déranger, alors bloggeuses, bloggeurs, travailleuses, travailleurs et petits mitrons, vous faites comme vous voulez et...
que le cul vous pèle. (amen)

Et pi même queue j'ai pas compté j'sais pas si y'en a sept de mes certitudes...ptêt plus, voir treize à la douzaine comme dans les huitres du golfe ( comme moi, pas toujours très clair)

entre les lignes

"Nous écrivons parce que nous ne savons pas ce que nous voulons dire" John Maxwel Coetre


" Je revendique tous les pouvoirs du faible
disait-il
L'art de marcher pieds nus devant les princes

et de cracher sur leurs chaussures
L'art de commettre les délits du rêve
et de passer par les trous du langage
L'art de jeter les mots
contre la vitre aveugle
L'art de passer à la haine et à l'oubli
les menottes du refus.

Je regarde droit dans les yeux
le colosse de l'orage
et si la foudre me traverse
je renais chant
aux lèvres de mon fils."

-les pouvoirs du faible- Jean-Pierre Siméon-

"lorsque nous pleurons, les yeux ne nous servent pas à voir." -Hector Tizon-

"Savoir s'ouvrir un chemin
dans le fouillis des jours

Se donner à soi même
la main
après la chute

Pouvoir nommer

chacune de ses peurs

et remercier l'inconnu
parce qu'il délivre


d'un geste et d'un regard
donner raison
à la beauté de l'autre

Affamer chaque instant

Voilà maçon
de la pierre à bâtir."

-Jean-Pierre Siméon-Pierre à bâtir-

"Ecrire, écrire le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire, c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension. C'est délier sa peur." -Louise Portal-

"Ecrire c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit." -Marguerite Duras-

"Ecrire c'est mentir. Mentir est peut-être trop fort. Ecrire c'est fausser. Etre exact, c'est bien rare. Toujours on est au-dessus ou au-dessous." -Paul léautaud-

Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances." -Louise Portal-

"Ecrire liberté sur le bord d'une plage, c'est déjà avoir la liberté de l'écrire. Même si la mer efface ce mot: la liberté demeure." -Jean-Michel Wyl-


photos Patrick L.

vendredi 11 décembre 2009

la ligériose à saint-nazaire








Bravant le vent et la froidureu notre envoyé spézial était cet après-midi devant les locaux nazairiens et tout neufs (et comme on dit en brière c'est nous qu'on paie) des P.D.L. installés dans une tour d'affaires qui sent la bière (météor) afin d'assister à une campagne de vaccination contre la ligériose (dame, y'a pas que la grippe machin chose dans la vie) virus qui rappelons-le "affecte le sens critique chez le citoyen de loire-atlantique, occasionne également des troubles de l'orientation ainsi que des problèmes dans l'espace et une certaine déficience de la vision à long terme tout en le rendant vulnérable à la propagande de la région P.D.L."(-source C.E.R.C.L. centre d'étude et de ressource contre la ligériose).

plus d'infos: bretagne réunie ligériose c.e.r.c.l.

vive le vent new version

envoyé par shumi62

quand noël fait l'andouille, et ainsi de suite


Cela fait déjà quelques mois que nous prenons régulièrement des nouvelles de la fameuse andouille de Baye qui par les soins attentifs et professionnels disons-le, de Fulup, est en train d'accéder peu à peu à sa pleine maturité.
Comme elle s'ennuyait un peu dans son cellier estuairien, notre ami breton et épicurien- ce qui n'est point incompatible naturellement-a décidé de lui trouver des ptits camarades de jeu, et ils sont dorénavant trois à faire l'andouille et à s'en payer une bonne tranche.
Mais, qu'ils en profitent bien , puisqu'avec l'an neuf qui pointe son nez il se pourrait, que ces vénérables cochonnailles se retrouvent courant janvier dans les assiettes d'une bordée d'allègres convives. Les recettes sont affutées et bien évidemment nous vous tiendrons au courant et en temps voulu de la suite des opérations.

N'y voyez bien sur aucun rapport, c'est juste que le comité de rédaction en séance plénière a fait le constat que rien sur ce blogauxmarrons ne laissait présager de la venue prochaine des festivités du "tad kozh an nedeleg" (grand père de noël). Aucune déco. scintillante, tintinabulante, de ces guirlandes magnifiques et explosives fabriquées par des ptites mains chinoises exploitées avec respect dans l'arrière train par le grand capital triomphant - Aussi, comme il est difficile de passer à côté de cet évènement aussi occidental que commercial, il suffit d'arpenter les rues des villes et de s'approcher des bancs réfrigérés des grandes surfesses pour s'en rendre (vomir) compte, nous avons donc décidé à l'unanimité moins les arrêts maladie, d'égayer un peu ce blogdefoiegras en y intégrant une photo prise ces jours derniers dans le hall d'un foyer-logement de la ville, ce qui me permet , en saisissant avec délicatesse et à propos l'occasion (ouais c'est ça,comme il se la pète l'autre- n.d.c. d'intérêt général) de rappeler que ce n'est pas l'abondance des cadeaux et accessoires qui fait le lien festif et générationnel mais plutôt l'occasion d'être simplement et en paix ensemble et surtout... en essayant de n'oublier personne.

Rassurez-vous, j'arrête là mon prêche du jour (je dois avoir quelques renvois)

le grand café par Sneck


Le grand café est à Saint-Nazaire un des lieux où s'expose une vision culturelle de l'élite branchouille municipale et affiliés. Ici, on fait dans l'art contemporain, enfin dans un style d'art contemporain, de préférence le plus hermétique que l'on puisse trouver et qui permet ainsi de jouer à l'avant-garde canapé et petit doigt en l'air ma chère.
Personne ou presque n'y comprend rien, mais justement voyez-vous, c'est ça le concept.
YES!
jouissif tout plein.


Oh! oui! encore...encore...
(merci Remy)