(merci Rémy)
mercredi 2 décembre 2009

reçu ceci:
Bonsoir,
" Mon fils Léo (18 ans) et trois de ses camarades ont été interpellés jeudi, placés 24 heures en garde à vue et condamnés à trois mois de
prison avec sursis pour avoir participé à la manifestation devant le lycée Roosevelt Jeudi 19., lors de la visite de F. Fillion, venu présenter la réforme des lycées.
Si vous souhaitez soutenir Léo et ses camarades , sans aucune obligation bien sûr, rien d'autre à faire que faire circuler à votre tour ce message à votre carnet d'adresses.
Mardi matin à 10 heures a lieu à Reims devant la maison des syndicats une manifestation organisée pour le jour de grève dans l'éduc nationale.
les étudiants que nous avons rencontrés hier vont s'y joindre pour protester contre la répression policière dont les 4 jeunes innocents ont été victimes, c'est pour ceux qui le souhaitent et le peuvent une autre manière de montrer sa solidarité...
Merci à tous , amitiés
Marie-Paule et Georges Belenguier
Récit d’une bavure policière.
bonjour
" j'apporte ce jour le témoignage d'un père de famille dont le fils est passé en comparution immédiate suite à cette manifestation et a été condamné à 3 mois de prison avec sursis après avoir passé 24h en garde à vue.
Mon fils Léo Belenguier a 18 ans donc majeur et il est étudiant en fac d'histoire à Reims.
Il n'est pas inscrit à un parti politique et s'est rendu à la manif par solidarité avec ses camarades et amis du lycée Roosevelt.
Il a un casier judiciaire vierge, un attachement profond aux valeurs de justice et de solidarité doublé d'un tempérament doux et pacifiste. Il s'intéresse à l'actualité politique en tant que personne majeure porteur d'un droit de vote particulièrement en ce qui concerne ses pairs.
Mon fils a déjà participé à des manifestations et n'a jamais commis aucune violence ni exaction d'aucune sorte allant même jusqu'à redresser des containers de poubelles en déplorant ces actes susceptibles selon lui de discréditer les actions menées.
C'est ce même jeune garçon qui s'est fait interpeler et menotter jeudi après la manifestation au cours d'une rafle commise par la BAC alors qu'il attendait assis sur un plot pour reprendre son vélo garé devant le lycée, alors que la manifestation était terminée et qu'il avait demandé aux CRS à quel moment son vélo serait accessible.
Cette arrestation brutale est motivée par l' accusation d'avoir jeté des pierres sur les policiers pendant la manifestation avec soi disant pour preuve une vidéo le montrant distinctement. Mon fils fort de son innocence a demandé aussitôt à voir la vidéo qui le mettait en cause.
Il a été placé en garde à vue pour 24 heures, sans jamais pouvoir visionner ce document qui était sensé l'accabler. La raison en était, d'après la police que la vidéo était sous scellés pour le tribunal. Après 24 heures de garde à vue traumatisantes (refus de l'informer de notre connaissance de sa situation, annonce que sa garde à vue pouvait être prolongée s'il niait, refus de nous contacter pour que nous communiquions aux forces de l'ordre les coordonnées de notre avocat...),il a été jugé en comparution immédiate qu'il a acceptée pour éviter de se retrouver en "préventive" chantage odieux qui ne lui laissait d'autres choix que le procès expéditif ou la prison. Il n'a rencontré son avocat commis d'office que quelques minutes avant d'entrer dans le prétoire ce qui laisse perplexe sur le temps accordé pour préparer sa défense .
Malgré la demande des avocats et des inculpés, malgré l'absence complète de preuves
(le seul témoignage écrit est celui du policier blessé qui disait n'avoir reconnu personne et expliquait que les jets de pierre venant de l'arrière de la manifestation ne leur étaient pas imputables puisqu'ils étaient sur l'avant )et malgré les dénégations des quatre inculpés, cette bande vidéo n'a jamais été présentée à quiconque et le procès s'est conclu par une peine de sursis de trois mois pour chacun alors même qu'aucun témoin n'avait été entendu et qu'aucune preuve n'existait.
La conclusion de tout cela dépasse ce qu'un citoyen français peut imaginer: la condamnation sans preuve d'un innocent pour l'exemple,
un traumatisme psychologique évident provoqué par une garde à vue visant prioritairement à faire d'un innocent un coupable à coup d'intimidation et de brimades de toutes sortes : autorisation d'aller aux toilettes plus d' une demie heure après la demande, nuit passée dans des conditions d'hygiène épouvantables , refus d'appeler les parents pour le choix de l'avocat, refus des policiers du commissariat de Reims alors que je me suis rendu sur place sur leur conseil ,de me donner les informations sur les suites de la garde à vue jusqu'à la comparution immédiate après avoir soufflé le chaud et le froid et m'avoir donné des informations erronées ou contradictoires, refus du tribunal de prendre en compte l'absence de preuves et au final une condamnation avec sursis mettant directement en péril l'accès à la vie professionnelle de mon fils au terme de ses études.
J'espère que beaucoup de parents auront accès à cette information pour s'alarmer des conséquences désastreuses d'une politique sécuritaire et paranoïaque capables de briser la vie d'un jeune homme jusque là libre et heureux."
Georges Belenguier
mardi 1 décembre 2009
Féssée pour le personnel hospitalier !!
-serge-
"Réagissant au faible taux de participation des professionnels de santé pour la vaccination contre le virus A(H1N1), le LIEN (association d'information et d'aide aux victimes d'infections nosocomiales et d'accidents médicaux) demande que soit rendu obligatoire le port du masque pour les soignants non vaccinés. Les médecins hospitaliers interrogés par Le Quotidien du médecin réagissent diversement à cette "réponse du berger à la bergère", selon la formule d'Alain-Michel Ceretti, le fondateur du LIEN.
"La grippe nosocomiale est une réalité à prendre en compte, rappelle le Pr Didier Raoult, chef du service des maladies infectieuses de La Timone (Marseille), avec plus de 20 % des cas liés à une transmission hospitalière. Dans ce contexte, la proposition du LIEN, de rendre obligatoire le port du masque à tous les personnels de santé qui ont refusé de se faire vacciner contre la grippe A(H1N1)v, est une vraie bonne idée. Elle obligerait les soignants à assumer leurs responsabilités. "
lundi 30 novembre 2009
journée mondiale de lutte contre le sida







les différentes manifestations recencées dans l'hexagone, siou plait : par ici
le site de SIDACTION
médecins du monde


sida info service


aides

ACT UP
les soeurs de la perpétuelle indulgence
a batz les boulettes
Suite à cette nouvelle pollution qui touche nos côtes, et ce 10 ans (presque jour pour jour ) après le naufrage de l'érika, nous ne pouvons rester muets devant cette déplorable et préjudiciable atteinte à l'environnement.
Alors que les autorités françaises se montraient rassurantes quant à la sécurisation de nos mers, et que les sommets et autre grenelles définissaient une marche à suivre pour éviter de nouvelles pollutions, des galettes de fioul viennent encore polluer notre littoral ( sur plusieurs dizaines de kilomètres de long ). C'est une énième pollution dans notre région après les accidents dans l'estuaire de la loire, les fuites, les futs toxiques....
Nous vous appelons donc à se joindre à nous
SAMEDI 5 Décembre 15h place du Murier Batz sur mer pour dire stop à ces attaques contre notre environnement malheureusement trop souvent répétées.
Premiers signataires : NATUR-ACTION collectif anti marée noire de Saint Nazaire, Coordination anti marée noire de nantes, les alternatifs , ATTAC44......
Végétaux

"Le maître d'école primaire Franco.B., qui depuis l'âge de vingt ans, donc pendant plus de trente ans, avait vécu dans la plus stricte observance d'un régime rigoureusement végétarien, régime qui excluait de la façon la plus absolue non seulement la consommation de tout type de viande-y compris le poisson-, mais aussi de tout produit d'origine animale tels le lait, le beurre les oeufs et cetera, ce qui prévoyait en outre la production personnelle de la quantité de végétaux nécessaires à son maintien et à celui de sa famille, sa femme et son fils,
mourut brusquement par une chaude après-midi de juillet. Il était dans son champ, accroupi pour observer de près un plan de soja lorsque soudain il se redressa, se tourna vers sa femme qui sortait de la maison juste à ce moment-là, porta une main à sa poitrine et sans émettre un son s'effondra par terre.
Cette mort subite et sans explication apparente fit beaucoup de bruit dans la ville entière, où tout le monde connaissait le maître d'école Franco B.
Moins de bruit et de surprise cependant que la lecture, sur le journal de V. des résultats de l'autopsie de la dépouille, menée par l'insigne pathologiste et professeur Roberto T., qui révéla l'existence de lésions artéroscléreuses impressionnantes, dépôts d'urates dans les articulations, dans les reins et dans la l'anthélix de l'oreille droite, attribuant la cause de la mort à un infarctus massif du ventricule gauche par occlusion aigüe de l'artère coronaire gauche.
Jamais personne n'aurait pu s'attendre à une telle mort de sa part; jamais, au grand jamais, personne en ville n'aurait pu imaginer que justement lui, le maître d'école primaire Franco B., puisse mourir d'un infarctus.
Justement lui, disait-on en ville, qui n'avait jamais fumé de sa vie, qui mangeait seulement et exclusivement des végétaux et qui était tellement méfiant que les légumes et autres, il les cultivait personnellement, parce que, disait-il, ceux qu'on achète au marchand de légumes dieu sel sait quelle dose poison ils contiennent.
Justement lui, disait-on en ville, qui faisait lui-même ses conserves avec tout et n'importe quoi; poivrons aubergines asperges choux et choux de Bruxelles, qui ne buvait pas, ne trompait pas sa femme et menait une vie parfaitement rangée.
Dans les bars, les fumeurs se mirent à fumer avec plus de goût, de toute façon, disaient-ils, on finit quand même par mourir un jour, qu'on fume ou pas. tu as vu comment l'instit est mort. Les buveurs continuèrent à boire avec encore plus de conviction, tandis que les mangeurs de viande rouge se sentirent inexplicablement plus légers.
En somme, la mort par infarctus du maître semblait avoir soulagé tous les vicieux de la ville. En revanche, elle porta un coup extrêmement dur à tous les végétariens non-buveurs non-fumeurs, qui ne purent s'empêcher de voir dans sa mort par infarctus une trahison impardonnable. S'il était mort d'une tumeur aux poumons, aurait dit l'un de ses amis végétariens, ça aurait pu se justifier, mais un infarctus! Justement lui qui faisait un jogging tous les jours avec sa femme et son fils, pendant au moins une heure, qui avait même construit un sauna finlandais de ses propres mains et cultivait lui-même tous ses végétaux...
Environ un an après cer événement, la femme du maître d'école primaire Franco. B. se remaria avec un directeur d'école primaire-non végétarien- lequel décida sans l'ombre d'une hésitation, en accord avec sa femme, d'éliminer le champ pour y construire une belle piscine.
Au cours des travaux, une fosse commune remontant à la seconde guerre mondiale fut exhumée, avec les restes de plus de trente cadavres.
Interrogé à ce sujet, le professeur Roberto T., dont les déclarations parurent sur le journal de V. dit qu'à son avis la découverte de la fosse commune précisément dans le champ ou le maître d'école primaire Franco B. avait cultivé pendant des années ses végétaux ne devait absolument pas être mis en relation avec l'état désastreux de ses artères, et qu'elle n'avait donc rien à voir avec la mort par infarctus du dit maître."


"Végétaux" extrait de- "Bic et autres shorts"- de Vitaliano Trevisan-Editions Verdier-