vendredi 13 novembre 2009

la semaine du handicap et le mois du produit tripier



Ah les hasards du calendrier.
En effet à partir du lundi 16 novembre débute "la semaine pour l'emploi des personne handicapées". En feuilletant vos journaux favoris ou en écoutant la radio et en dormant devant la télé vous ne pourrez passer à côté des placards pub et annonces en tout genre (entre deux incitations au vaccin) d'entreprises para- pseudo-publiques ou privées sur leur démarche volontariste pour l'embauche des personnes handicapées. D'ailleurs, il suffit d'ouvrir les yeux à la poste, à la banque, devant la télé (là c'est plus dur) ...pour se rendre compte que le droit à la différence est une réalité de notre quotidien que dis-je un lieu commun...Et ce n'est sans doutes pas pat hasard si l'administration en tant qu'employeur donne l'exemple en étant chaque année épinglée et taxée pour ne pas respecter les quotas prévus...M'enfin, l'important n'est-il pas dans l'effet d'annonce et le trémolo cravaté à la tribune, surtout que rapidement il faudra passer à la suite qui est le mois du produit tripier.
Dame, c'est qu'avec la crise qui perdure, nos concitoyens redécouvrent le plaisir de ce qu'on appelle un peu cavalièrement parfois (hi! ha!) les bas morceaux, et qui sont donc en principe moins chers ( enfin pas tous, tu l'as vu mon ris de veau? -voix off) . N'oublions pas également à suivre et dans la foulée, la journée prochaine du sida, le noël des ptits frères des pauvres et la bûche d'or mais, veuillez me pardonner, j'en oublie très certainement.

mon trésor... public et son vendredi 13









Tiens! ce matin j'ai payé mes impôts. Ah franchement, ça fait du bien quand on y pense, quel plaisir du devoir accompli. Surtout quand on sait que cet argent va permettre de soulager la détresse et la misère de nos concitoyens, par exemple, plus personne à "vivre" à la rue ou dans des taudis ou encore des conditions carcérales dignes d'un soupçon d'humanité.
En tant que républicain mais pas jacobin -j'aime bien préciser pour pas confondre- je suis pour l'impôt, mais pour tous et de préférence pris à la source, vous remarquerez que concernant cette dernière condition tous "nos" gouvernements successifs et quel que soit le sens de la girouette se sont empressé de surtout rien faire- Concernant les finances publiques,la réforme est imaginative lorsque l'on est dans l'opposition et une fois au pouvoir - on ne touche à rien, des fois qu'ensuite de zélés commis de l'Etat aillent regarder d'un peu plus près dans les comptes privés de "nos" gouvernants et assimilés. Et naturellement nous n'aurons pas l'indécence de parler z'ici même des comptes publics, où il est évident que chaque euro collecté est dépensé avec souci de justice, d'équité, de respect et d'économie de l'argent offert par tous les citoyens pour le bon fonctionnement des instances "pour tous" du pays. Chaque jours les exemples abondent (de wc) et ont de quoi nous donner entièrement confiance dans l'élite politique de notre pays.
je suis vraiment très fier de pouvoir cette année payer -tout impôts confondus environ trois mille euros. Je tiens à vous rassurer tout de suite je ne suis qu'un smicard qui a retrouvé du boulot depuis quelques temps , ce qui à mon âge tient du miracle et pour la peine et me remercier ("travailler plus pour gagner plus" disait un philosophe élyséen) l'Administration dans sa grand impartialité légendaire et humanité tout autant a décidé de me faire payer au prix fort mon excès de zèle. Quelle idée en effet d'aller chercher du travail et de nuit en plus à la cinquantaine bien sonnée alors que je pourrais jouer l'assistanat tranquille de l'Etat bienveillant et au bout des comptes (que j'ai fait) m'en sortir un peu mieux financièrement. Je pense que ce doit être mon côté maso. sans doutes ou alors quelques restes d'éthique mais c'est fou comme ça gratte parfois les tiques
Naturellement, lorsque vous vous adressez aux services concernés pour avoir quelques explications, sur le pourquoi du comment, on vous joue la magnifique, habituelle et très élaborée danse du parapluie- vous savez le: "c'est pas nous, c'est les autres", "on a des ordres", "on ne fait que" etc et je rajoute en off le sous entendu: "vous savez, nous on fait pas de politique". Ah quand même, peut-être parce qu'à force de m'agiter au bout de mon stylo et clavier intégré, il y a quelques jours j'ai reçu un coup de fil d'un Directeur régional des impôts en personne qui m'a joué avec brio je dois dire, le couplet précédemment indiqué, et magnanime comme une allégorie de justice m'a proposé d'apaiser autant d'un bord que de l'autre nos différents.
Personnellement, je ne prends pas de plaisir outre mesure à faire la guerre à l'administration fiscale qui je le sais bien est de toutes façons beaucoup plus forte que moi - parce que plus nombreuse et beaucoup mieux armée, aussi je suis tout à fait d'accord sur le fait de hisser collectivement le drapeau blanc (c'est mon vieux fond anti-militariste) . Seulement quand j'ai voulu avoir quand même quelques explications sur le bien fondé de mes requêtes précédentes, Monsieur le Directeur m'a répondu qu'il ne savait pas parce qu'il n'avait pas lu le dossier... Donc j'en ai conclu qu'il m'avait appelé pour me causer de la forme et non du fond, ce qui est pour le moins curieux ou alors je n'ai pas tout (ou trop bien) saisi. Mais je ne voudrais quand même pas causer, à moi tout seul un genre de tsunami régional, et imaginez en plus, à la veille de l'arbre de noël de l'administration fiscale, vraiment, ça m'embêterait de gâcher les mignardises.

Alors! surtout, joyeuses fêtes et bonne prime de fin d'année (et ptêt, enfin j'espère, une prime exceptionnelle pour la grande campagne anti- fraude)

Jesus revient !!



"Il ne faut pas oublier ce que la morale laïque doit aux leçons de l'Eglise catholique", a déclaré Nicolas Sarkozy, vantant "les cathédrales, expression du génie français".



jeudi 12 novembre 2009

Manifestation du collectif "les morts de la rue"

les morts de la rue




Près de 36o personnes sont mortes dans les rues de notre pays en 2008. Depuis le début de l'année 2009, on en dénombre au moins 277. Ces personnes ont vécu en moyenne 47,6 ans, l'espérance de vie dans la population générale en France étant de 74,6 pour les hommes et de 84,5 pour les femmes.

Le 18 novembre à Paris , le collectif les morts de la rue organise un hommage aux personnes décédées et ainsi en honorant ces morts nous agissons aussi pour les vivants.

lépine du pied


Claude qui est un peu le Géo Trouvetout de la presqu'ile, me signale que va s'ouvrir à Rezé du 14 au 22 novembre- Halle de la Trocardière- la deuxième édition du concours Lépine régional (salon des inventeurs).
Notons que ce garçon particulièrement inventif a déjà eu un prix l'an dernier (du ministère de l'agriculture et de la pêche) pour je cite: " Un Abri mobile de protection ou de forçage pour végétaux, de préférence pour un végétal pouvant présenter un port vertical" .
Et oui comme ils disent mais pour faire plus simple cela s'appelle WALABRI c'est parfaitement efficace, malin et pas cher et si cela vous intéresse pour faire démarrer de bonne heure vos tomates, brocolis ou ce que vous voulez... faites signe au blogouragout qui transmettra à msieur l'inventeur
Et si vous avez manqué le début et que vous vouliez par exemple plus de détails sur le WALABRI je vous ressers z'ici même l'article consacré au sujet et qui date du 25 mars.
Et oui pour votre gouverne l'on ne gaspille pas dans cette maison, on recycle, on transforme, on...

la ptite lampe jaune


J'ai allumé la ptite lampe jaune, posée sur un coin de bureau. Elle annonce, dans mon imaginaire, le passage vers la nuit et d'un côté les "ténèbres" du dehors et de l'autre le fragile halo de lumière d'une maison chargée d'Histoires.
J'y ai mis tout exprès un pluriel majuscule à -Histoires- en tranches de vie de ces mômes échoués là par les rigueurs de la vie, les contraintes à pas de chance...Et c'est à nous, les bricolos de l'éducatif de prendre dans la tronche toutes leurs colères, haine, dégoût, violence...que sais-je encore. Voyez, tous ces mots denses ou leurs interprétations qui expriment l'injustice, la peur, la solitude...
Faut faire avec, disait l'apprenti sorcier jusqu'aux coudes empêtré dans sa pâte à modeler et essayant de construire ce qui devrait logiquement ressembler à quelque chose. Mais il fallait souvent recommencer parce que trop fragile, ça tombe, ça casse, ça ne va pas comme on on aurait tellement voulu...et même que, parfois on a envie de faire une grosse boule et de l'envoyer rouler, pour ne plus la voir.
Merde, c'est vrai, quoi à la fin, on n'est pas du genre sur-homme. Nous aussi, on vibre en émotions à fleur de peau, des trajets sensibles qui vous hérissent le poil, des découragements à se bloquer le dos et casser la voix -sic- et même à maltraiter l'oreiller quand on rentre chez soi parfois écoeuré, épuisé...

Mais bien sur, la nuit n'est pas toujours aussi noire, elle peut même parfois être drôlement brillante, par exemple quand on sent que des forteresses à priori imprenables peuvent s'ouvrir parce qu'elles ont baissé la garde ou eu juste un peu -cinq minutes- confiance.

Alors surtout, il faut les saisir ces instants là avant qu'ils ne s'échappent. D'ailleurs, si ça se trouve, on ne les reverra pas de sitôt. Mais comme chaque jour sent le neuf, qui peut prévoir?

mercredi 11 novembre 2009

la dominique












Isabelle, (tata Zaza pour les intimes) vit depuis une vingtaine d'années en Martinique. Avec son Alain qui rime en pied drôlement marin, dès qu'ils ont quelques jours de vacances et bien zou, ils embarquent à bord et ils vont se balader, par exemple, dans les petites Antilles, faire le tour des iles et dame! ils n'ont que l'embarras du choix.
Voyez! pour les vacances de Toussaint ils sont partis à
La Dominique et histoire de nous glisser un peu d'exotisme dans une journée légèrement flotteuse...ils nous envoient des photos du voyage-
Alors là je dis: bravo
Et pour moi ce sera également un ti punch, merci.
(avec mode et ration naturlich)

Emmylou Harris 'Wrecking Ball'

envoyé par Jedi26

retrouver le chemin des mots







"IL y a des jours où les mots s'éteignent dans votre bouche avant d'avoir vu la lumière. Vos tripes se nouent; de l'abîme de votre coeur, l'écho d'une souffrance ancienne vous fait murmurer en vous même: "elle m'abandonne...j'avais encore besoin d'elle".
Moi, Harry, avant de la connaître, je ne savais même pas que j'avais besoin des autres. Avec elle, j'ai découvert qu'aimer et se laisser aimer, donner et accepter de recevoir, aidait à grandir, et que regretter le passé c'est courir après le vent.
Quand je l'ai connue, j'étais devenu un phénomène.
Ma mère disait déjà cela de moi quand j'étais petit. On me l'a raconté, c'était il y a longtemps! Un phénomène de foire, qu'ils disaient avant mes éducs, parce que je faisais la foire. Maintenant y disent que je fous le bordel, qu'ils n'ont pas que moi à s'occuper, que le groupe est trop hétérogène, qu'y a pas le projet qu'il faut...
Mon dossier prend de plus en plus des allures de casier judiciaire. Ma mère avait raison, je suis méchant, le pire de tous sans aucun doute, sinon elle m'aurait aimé un peu, elle ne m'aurait pas abandonné. Moi au début, ce que je n'arrivais pas à comprendre, c'est qu'elle a fait d'autres enfants dont elle s'occupe, personne ne les lui a enlevés. En fait, c'est normal, elle y est pour rien, c'est moi...
Ma vie, Madame Lazeux s'en est emparée, moi je n'ai plus de pouvoir sur ma vie. Je suis devenu un récit, un bout de génogramme. Mes éducs ils disent qu'ils lisent dans mes yeux que j'en veux à la terre entière et que ce qu'il me faudrait c'est un projet; un projet avec des objectifs évaluables, opérationnels... de préférence ailleurs que chez eux!
Moi, je butte pour exister, pour me sentir vivant, peu m'importe, les reproches, les punitions, on s'occupe de moi, j'existe...
Je continue à sourire quoiqu'il arrive et on me dit que ça énerve, que je suis fou, qu'il faudrait m'interner, que mon cas n'est plus tellement social mais psychiatrique...Moi, je suis un peu étonné de ces propos tenus par mes éducs qui reviennent d'un stage sur les bonnes pratiques et la bienveillance; mais bon, je leur ai dit en souriant pour pas les vexer mais ça n'a pas marché; ils m'ont dit " dégage avant qu'on fasse un malheur".
C'est plus tard que j'ai fait sa connaissance. C'était juste une thérapeute, quelqu'un qui a accepté de prendre soin de moi. ça a pris du temps. Je n'étais qu'un cri, quelqu'un qui se donne à voir et qui remet en scène, sans cesse son inaptitude à être aimé, à aimer.
Brigitte, elle m'a aidé à retrouver le chemin des mots. Un jour, que je n'oublierais jamais, elle m'a dit que j'étais "quelqu'un de bon" , ça ne m'était jamais arrivé!
Brigitte de Tournai, celle qui avait su trouver les mots pour parler à mon âme, s'en est allée.
Ceux qui l'ont connue, diront que ça fait déjà quelques temps, neuf mois, le temps de faire un enfant, le temps pour Harry d'accoucher des mots pour lui dire merci et adieu." -harry-
-retrouver le chemin des mots-rebonds-Le Lien Social- n°948-
photos: Patrick L.