"c'est à vous mes écrits, qu'aujourd'hui je m'adresse, Vous les consolateurs de ma triste vieillesse. Vous êtes mes enfants, enfants infortunés, Comme moi en ce monde, vous êtes ignorés.
Mais que deviendrez-vous, hélas après ma mort? Quel est votre destin? quel sera votre sort? Etes-vous destinés à être dévorés Par les souris, les rats, ou vendus en paquets.
A faire des cornets chez l'épicier voisin Pour envelopper du sucre, du poivre et du grain? Quel que soit votre sort, il ne sera pas pis Que n'a été le mien, c'est moi qui vous le dis.
Si vous êtes mangés par les souris, les rats. Tant mieux, mes bons amis, je ne vous plaindrai pas. Il vaudrait mieux pour vous être tous dévorés Que de rester à être maltraités
Ou rester pourrir comme ces vieux grimoires Enfouis en paquets dans de vieilles armoires, Ou même être imprimés, édités, Pour être par les sots critiqués, insultés,
Ainsi que sont toujours les écrits les plus francs, Les plus véridiques, les plus édifiants, Nous voyons très souvent des écrits condamnés Pour dire franchement des franches vérités."
C'est d'ici, l'échoué coquillage sur la plage des marées l'ayant précédé qu'il prit la ferme résolution de relire en diagonale toutes les pages de sa vie, "bien remplie" forcément, comme l'on dit, quand on ne sait que dire d'autre.
C'est d'ici, sous la brume et tous ses saints qu'il aurait préféré plus galbés n'en déplaise à un éphémère calendrier chrétin qu'il goûta encore une fois au sel reposé sur toute chose du chemin maritime emprunté mais jamais volé.
C'est d'ici, qu'il comprit l'hérésie des souffrances, des ordres sous les plis, des pouvoirs camisole Va, et se rassure comme l'on peut.
C'est d'ici qu'il prit conscience de l'éphémère des raisonnements, des certitudes engagées, du père-mptoire si cultivé, de sa mer allongée, et de la mort alitée.
C'est d'ici, à l'entre deux, là où l'on se sent parfois si fragile qu'il regarda au large, au delà des isles repères, la houle qui l'avait vu naître et amarrer sa barque tant bien que mâle.
C'est d'ici, au jusant, quand chasse le grand prédateur océane qu'il demanda au vent de voler dans ses voiles et d'emporter où il n'irait jamais qu'en songe ses rêves d'allégeance à un monde sur mesure.
Daniel nous envoie une petite vidéo sur le régime des retraites de nos chers zélés z'élus!... à quand la réforme pour eux? Tiens, faudrait ptêt leur demander (tous bords confondus)
"Ah mais c'est agaçant ce populisme" répondit l'écho...