lundi 1 juin 2009

la grande marée, l'isoloir et un scaphandrier









A l'heure où nous mettons sous presse, il est important pour la cohérence et l'éthique -sans déconner- propre à ce blogomaton de préciser que cette bafouille a été pré-digérée, il y a déjà quelques jours de celà. La rédaction ayant entamé un replis stratégique dans les caves, suite à l'annonce, pour le week-end à venir de deux débarquements côtiers, le premier normand-américain et pour le deuxième ??? c'est pas répertorié à l'insee, on sait juste qu'il sera géant,sur l'estuaire et sans nul doutes également embouteillé.
Vous savez ce que c'est...on prend de ces petites habitudes!!!
Et parmi celles ci, en ce qui me concerne, il en est une tout à fait locale au doux nom de "grande marée". Vous me direz: " dans le coin c'est courant et il n'y a qu'à se baisser toute l'année pour ramasser." Je vous répondrais "certes" et encore je voudrais t'y voir le dos vouté sur les rochers mais passons ;
façon de m'exprimer sur une coutume nazairienne d'une presque dizaine d'années consistant au samedi d'un début juin à dérouler des nappes de couleur sur la plage, à poser tables et bancs en pagaille sur le front de mer et à attendre que ça prenne.
Et ça fermente drôlement bien figurez vous, on voit ainsi arriver progressivement légions familiales et troupes organisées, des autonomes du bout de table, des verres solitaires , des cubis groupés... et jeunes et vieux et tout ce qui va entre, déambulent, saucissonnent, ripaillent, débouchent de partout et s'interpellent sous la brise printanière des bords de la promenade.
C'est une simple et jolie fête- du genre "qu'il fallait y penser", et on est d'autant plus content lorsque quelqu'un y pense, surtout que d'habitude on préfère quand "ils" (nous) oublient de penser.
Heu!..vous me suivez là?
Pour que les repas de fête se lient en "bonnes compagnies" cette année sont nominées: SDF, 2 rien merci, Elastic, Makadam Kanibal, los Gingers, bulles de zinc et les échassiers de Kagbéma , Zéphyrologie , David Moreno, Les Lutins Réfractaires . Et si vous voulez d'un autre papier tout aussi consensuel consistant sur la marée qu'elle est grande, je vous renvoie à juin 2008 sur ce même blog-répétita et ptêt même à 2oo7 mais là je n'ose à buzet. et à votre santé.
Le lendemain de jour pré saucissoné- les bureaux de vote sentant bon l'europe du marché ouvriront exeptionnellement toute la journée et par arrêté préfectoral pour une opération portes ouvertes et dents blanches avec un voyage à bruxelles pour les gagnants tout de même s'il vous plait. Et alors bien sur, comme le veut la tradition et la déontologie du dimanche, chacun est libre de participer , on peut jouer sans passer de commande, pêcher sans remords, bronzer sous UV ou au creux de l'isoloir rougir de son courage.
Un peu plus tard, dans les rues ceinturées par les flots les forces insoupçonnées d'un scaphandrier nourri aux algues et d'une petite fille géante des cimes vont réconcilier la poésie avec la foule des grands jours ... et si l'Europe a hélas, ses rêves bien écornés, il est reposant, rassurant et plein d'autres hi! han! de toujours constater que lorsqu'on sait parler à notre coeur d'enfant, on répond sans hésiter! et c'est le pied! enfin je trouve et...chaussé de pataugas de préférence si vous voulez suivre la parade car il faudra et c'est bien fait tiens! se garer très loin "venez à moi les petits marcheurs". Là dessus je branche le pilote automatique ,vitesse de croisière, soyons zen et la météo nous le rendra-

bateau-critique:
En 2007- et ici même- que dale ou alors rien que de la critique concernant le grand show aquatique et contemporain concocré par un génial inventeur d'espaces. et appelé "ESTUAIRE".
Ce phénomène particulier se reproduisant tous les deux ans, et appréhendant les formes sous un angle un peu plus arrondi, je vais donc cette année dire tout le bien que je pense de cette déambulation sur les bords de loire ce qui est déjà en soit une aventure sympa mais "imaginez" avec des mise en scène d'artistes dégagés, ça impressionne -"grave"- comme ils disent quand ils ont plus rien à dire.
Ah si, j'allais oublier cela ne m'empèchera quand même pas de répéter qu'un grand pollueur devant l'éternel et nos côtes reliés est un des financeurs de cette biennale fantastiquement géniale, alors forcément ça laisse toujours une vieille trace de cambouis qu'accroche au fond de la poésie...
Obamah beach tout le monde descend!
je m'en vais de cet instant ,en tha-lasso, prendre le taureau par les cornes et soignez mes contradictions, c'est tout faux, mais un jour il faut forcément une chute
alors celle ci ou une autre...

cuisine de mots







"Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté" -confucius-

"Les mots sont les passants mystérieux de l'âme." -victor hugo-

"les mots boivent notre pensée avant que nous ayons eu le temps de la reconnaître." -jean-paul sartre-

"Les mots, comme les armes, partent parfois tout seuls." -daniel pennac-

"Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça?" -boris vian-

"Jamais les mots ne manquent aux idées; ce sont les idées qui manquent aux mots." -joseph joubert-

"Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux." -rené char-

"On ne retient presque rien sans le secours des mots, et les mots ne suffisent presque jamais pour rendre précisément ce que l'on sent." -denis diderot-

"On perd son temps à cultiver les mots." -hésiode-

"Oui" et "non" sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer, et ceux qui demandent le plus d'examen." -talleyrand-

"Les moutons" de matmatah

joli travail de iazeo

Les Centrales

envoyé par petitmouton 41

Môrice Bénin - Petite Vie

à la demande générale mais aussi particulière, une chanson de bénin, de l'époque ou il n'avait pas encore chapeauté -Ô- son prénom- crénon ça nous rajeunit pas.

montmartre à clisson



Dans le cadre de la transhumance pré-estivale, montmartre se décentralise à clisson (porte de la bretagne) , le temps d'un week-end pour son quatorzième festival de peinture.
Le samedi: concours de peinture, modelage et croquis suivi d'un marché d'art nocturne et le dimanche: expo-vente et animations de rue.

croq' les mots, marmot !


Le deuxième salon du livre de la petite enfance se tiendra à mayenne, au parc des expositions, les six et sept juin , avec au menu: une librairie géante où l'on pourra trouver ce qui se fait de mieux en livres pour les tout-petits et leurs parents. avec la présence d'une dizaine d'auteurs. Il y aura également des expos à regarder mais aussi à toucher, à jouer... Des spectacles et films d'animation, des tables rondes, un espace jeux, des coins lectures, un cyber espace...Tout est gratuit mis à part les spectacles: 4 euros. (et forcément les bouquins si vous en achetez, et puis quoi encore...)
- pour plus d'infos: 02-43-32-16-27- ou
par là

dimanche 31 mai 2009

20 ans plus tard


" A présent c'est la nuit, et la nuit c'est fait pour dormir. Enfin, pour dormir...ou pour veiller." -richard kowalyszin-

Et dans l'histoire dont je me souviens il y avait un taxi qui glissait sur l'asphalte mouillé accompagné par un tango bandonéon qui mettait du blues argentin aux voies sur berge. La ville s'était maquillé comme il le fallait pour se rendre encore plus désirable, comme une vraie fausse aventure du hasard.

"la nuit favorise le MOI, l'obscurité entraine l'abstraction du corps social; c'est le temps privilégié de la rencontre entre les individus-pendant lequel- les contraintes diurnes ayant disparu, les sentiments sont mis à nu." -j.n. berguit-

Vous allez où? demanda le chauffeur en ouvrant la vitre de sa mercédès. Par là répondit le type avec un léger sourire fatigué et un vague geste du bras. Le taxi -man eut un court moment d'hésitation avant de débloquer la condamnation centralisée des portes; ça sentait les chiottes dans l'habitacle, enfin plutôt ce qu'on y met pour faire diversion, un parfum d'intérieur qui devait s'appeller "brise marine" ou quelque chose dans le genre poésie chimique. Un bref coup d'oeil dans le rétro- dernière vérification avant l'allumage - et la bagnole s'enfonça silencieuse et confortable dans la nuit des boulevards.

"lorsque l'individu ne perçoit plus son environnement, la réalité fait place à l'imaginaire." -j.n.berguit-

Et là maintenant on fait quoi? On pourrait par exemple filer jusqu'à l'océan, celui des parisiens quand ils décident de s'échapper pour un oui, pour un non et que la liberté conditionnnelle s'échoue sur les galets de vattetot- sur- mer. Mais pour se donner de l'espace encore on pourrait aussi envisager après un travelling sur la plaque d'immatriculation en poupe, et sa disparition progressive-à suivre- une image du jour qui trépide et incrusté en bas à gauche:
-20 ans plus tard"-


"la nuit se présente à la fois comme un temps de recul propice à une analyse plus impartiale de l'événement vécu et aussi comme un temps préliminaire de réflexion pour affronter le futur. Ne dit-on pas: "la nuit porte conseil". -j.n. berguit-