jeudi 19 mars 2009
dis donc robert...
-la voix off- : Dis donc robert, tu crois pas que tu cuisines un peu trop lourd ces temps-ci? En plus tu nous ressorts, une affiche qui a déjà servi pour le 29 janvier...Non là franchement j'ai envie de dire "arrête de faire ton jean-jacques" (expression qui-malheureusement, risque d'avoir autant de succès qu'une autre avec maurice tout ça parce qu'un comique- éclairé ?- a eu l'idée de l'intégrer dans son film...la vie est cruelle parfois) Franchement j'sais pas si c'est le printemps légèrement en avance pour son age qui te fait cet effet là, mais tu nous resserts les vieux poncifs soixante-huit- trop tard- t'as mangé des coquillages pas frais à la grande marée du week-end dernier ou quoi? J'ai même été obligée de supprimer la première mouture du "roman de ta vie" prévue pour ce jour afin de ne pas trop indisposer tes lecteurs -tolérants certes- mais là quand même! Déjà qu'il y en a un certain nombre à se dire "ouai la grève j'aimerais bien mais j'ai pas les moyens tu vois! " ce qui supposerait sans doutes que ceux qui vont la faire ont de la tune à jeter par les fenêtres?...Courbons l'échine mes frères et il en restera toujours quelque chose! alors tes histoires de grève illimitée tu peux te les carer... heu...à la cave , quand on en est à calculer combien ça va faire trois heures en moins sur le bulletin de salaire, c'est pas demain ni même la semaine d'après qu'on va se la faire, la révolution. Ah oui j'imagine pour ta défense que tu vas me parler des jeunes- les étudiants -qui eux manifestent depuis sept semaines dans l'indifférence quasi générale- (sauf pour les robots matraqueurs qui les adorent) Oui mais justement ils sont jeunes, regarde-nous et tu comprendras que ça leur passera et qu'ils prendront très vite les mesures de la carpette comme maman et papa- d'ailleurs le sémaphore de neuilly, il l'a bien compris, il dit "on changera rien, je vous pisse à la raie, moi et mes copains de la haute bling et na! tiens! carlita toi qui connais joue-nous donc bella ciao à la gratte qu'on rigole". A part ça, les gars, les filles! vive la grève quand même et que le cul nous pèle.mercredi 18 mars 2009
bienvenue à la baule
une ptite chanson bien entraînante qui commence à faire un tabac dans la presqu'isle guérandaise (enfin, pas partout...) , c'est l'oeuvre de sylvain sanglier; plus de détails sur: http://www.sylvainsanglier.fr
les négriers des temps "modernes"

j'ai reçu ceci:
"Face aux négriers modernes:
19 JOURS DE GRÈVE DE LA FAIM
Du 14 mars au 1er avril 2008, trois peintres grecs : Nikos, Boris et Léonidas, d'une entreprise de sous traitance des Chantiers navals de Saint-Nazaire furent contraints de faire une grève de la faim de 19 jours pour le respect de leurs droits et le paiement de l'intégralité de leur salaire.
Ils travaillaient sans contrat de travail, ni bulletin de salaire, ni protection
sociale et n'avaient pas touché le salaire promis. Quand ils ont réclamé leur dû, leur patron les a licenciés sans indemnité évidemment.
Il a fallu 19 jours de grève de la faim et une intense mobilisation d'un large
collectif de citoyen(ne)s solidaires et de syndicats, associations, partis
politiques pour que AKER YARDS, le donneur d'ordre cède et qu'ils obtiennent enfin le paiement intégral de leurs salaires et de leurs billets de retour.
Des membres de L'ATELIER BOUTOU COAT ont réalisé un document filmé qui relate le combat des trois grévistes de la faim et la large solidarité qui les entouré jusqu'à la victoire.A l'occasion de la venue de Léonidas Théokaris ( l'un des trois grévistes de la faim), et d'un ouvrier Bulgare qui les a constamment accompagnés, cette VIDEO de 40 mn sera présentée pour la première fois à St Nazaire
Le VENDREDI 20 MARS à 20h30
Maison des associations AGORA 1901
2 avenue A. De Mun ST NAZAIRE Cette projection sera suivie d'un débat" (merci à patch barret pour l'info) -photo mediapart-
19 JOURS DE GRÈVE DE LA FAIM
Du 14 mars au 1er avril 2008, trois peintres grecs : Nikos, Boris et Léonidas, d'une entreprise de sous traitance des Chantiers navals de Saint-Nazaire furent contraints de faire une grève de la faim de 19 jours pour le respect de leurs droits et le paiement de l'intégralité de leur salaire.
Ils travaillaient sans contrat de travail, ni bulletin de salaire, ni protection
sociale et n'avaient pas touché le salaire promis. Quand ils ont réclamé leur dû, leur patron les a licenciés sans indemnité évidemment.
Il a fallu 19 jours de grève de la faim et une intense mobilisation d'un large
collectif de citoyen(ne)s solidaires et de syndicats, associations, partis
politiques pour que AKER YARDS, le donneur d'ordre cède et qu'ils obtiennent enfin le paiement intégral de leurs salaires et de leurs billets de retour.
Des membres de L'ATELIER BOUTOU COAT ont réalisé un document filmé qui relate le combat des trois grévistes de la faim et la large solidarité qui les entouré jusqu'à la victoire.A l'occasion de la venue de Léonidas Théokaris ( l'un des trois grévistes de la faim), et d'un ouvrier Bulgare qui les a constamment accompagnés, cette VIDEO de 40 mn sera présentée pour la première fois à St Nazaire
Le VENDREDI 20 MARS à 20h30
Maison des associations AGORA 1901
2 avenue A. De Mun ST NAZAIRE Cette projection sera suivie d'un débat" (merci à patch barret pour l'info) -photo mediapart-
tarna-que


Aria, Benjamin, Bertrand, Elsa, Gabrielle, Manon, Matthieu, Yldune sont, avec Julien Coupat, mis en examen dans l'"affaire de Tarnac". dans une lettre ouverte publiée par le journal "le monde" ils disent ceci:
"Face à un pouvoir toujours plus absurde, nous ne dirons plus rien.
Voilà quatre mois que le feuilleton médiatico-judiciaire intitulé l'"affaire de Tarnac" ne cesse de ne plus vouloir finir. Julien (Coupat) va-t-il sortir à Noël ? Pour le Nouvel An ? Aura-t-il plus de chance vendredi 13 ? Non, finalement on le gardera encore un peu en prison, enfermé dans son nouveau rôle de chef d'une cellule invisible. Puisqu'il semble que quelques personnes aient encore intérêt à faire perdurer cette mascarade, même au-delà du grotesque, il va nous falloir endosser, encore une fois, le rôle que l'on nous a taillé ("les 9 de Tarnac"), pour un nécessaire éclaircissement collectif. Alors voilà
Primo. Pendant que des journalistes fouillaient jusque dans nos poubelles, les flics reluquaient jusqu'à l'intérieur de nos rectums. C'est assez désagréable. Depuis des mois vous ouvrez notre courrier, vous écoutez nos téléphones, vous traquez nos amis, vous filmez nos maisons. Vous jouissez de ces moyens.
Nous, les neuf, nous les subissons, comme tant d'autres. Atomisés par vos procédures, neuf fois un, alors que vous, vous êtes toute une administration, toute une police et toute la logique d'un monde. Au point où nous en sommes, les dés sont un peu pipés, le bûcher déjà dressé. Aussi, qu'on ne nous demande pas d'être beaux joueurs.
Deuzio. Bien sûr vous avez besoin d'"individus", constitués en "cellule", appartenant à une "mouvance" d'une fraction de l'échiquier politique. Vous en avez besoin, car c'est votre seule et dernière prise sur toute une part grandissante du monde, irréductible à la société que vous prétendez défendre. Vous avez raison, il se passe quelque chose en France, mais ce n'est certainement pas la renaissance d'une "ultragauche". Nous ne sommes ici que des figures, qu'une cristallisation somme toute plutôt vulgaire d'un conflit qui traverse notre époque. La pointe médiatico-policière d'un affrontement sans merci que mène un ordre qui s'effondre contre tout ce qui prétend pouvoir lui survivre.
Il va sans dire qu'à la vue de ce qui se passe en Guadeloupe, en Martinique, dans les banlieues et les universités, chez les vignerons, les pêcheurs, les cheminots et les sans-papiers, il vous faudra bientôt plus de juges que de profs pour contenir tout ça. Vous n'y comprenez rien. Et ne comptez pas sur les fins limiers de la DCRI pour vous expliquer.
Tertio. Nous constatons qu'il y a plus de joie dans nos amitiés et nos "associations de malfaiteurs" que dans vos bureaux et vos tribunaux.
Quarto. S'il semble aller de soi pour vous que le sérieux de votre emploi vous amène jusqu'à nous questionner sur nos pensées politiques et sur nos amitiés, nous ne nous sentons pas, quant à nous, le devoir de vous en parler. Aucune vie ne sera jamais absolument transparente aux yeux de l'Etat et de sa justice. Là où vous avez voulu y voir plus clair, il semble plutôt que vous ayez propagé l'opacité. Et l'on nous dit que, désormais, pour ne pas subir votre regard, ils sont toujours plus nombreux ceux qui se rendent à des manifestations sans téléphone portable, qui cryptent les textes qu'ils écrivent, qui font d'habiles détours en rentrant chez eux. Comme on dit : c'est ballot.
Quinto. Depuis le début de cette "affaire", vous avez semblé vouloir accorder beaucoup d'importance au témoignage d'un mythomane, aussi appelé "sous X". Vous vous obstinez, c'est courageux, à accorder un peu de foi à ce ramassis de mensonges, et à cette pratique qui a fait l'honneur de la France il y a quelques décennies - la délation. C'en serait presque touchant, si ça ne conditionnait pas l'accusation de chef à l'encontre de Julien, et donc son maintien en détention. Si ce genre de "témoignage" ne justifiait pas des arrestations arbitraires, comme à Villiers-le-Bel après les émeutes.
Enfin, étant entendu que la marge de liberté qu'il nous reste est désormais fort réduite, que le seul point à partir duquel nous pouvons nous soustraire à votre emprise réside dans les interrogatoires auxquels vous nous soumettez à intervalles réguliers. Que Julien s'est déjà vu refuser quatre demandes de remise en liberté. Qu'il est notre ami. Qu'il n'est rien de plus que ce que nous sommes. Nous décidons qu'à partir de ce jour, dans l'héroïque tradition d'un Bartleby, "nous préférerons ne pas". En gros, nous ne vous dirons plus rien et cela jusqu'à ce que vous le libériez, jusqu'à ce que vous abandonniez la qualification de chef pour lui et de terrorisme pour nous tous. En résumé, jusqu'à ce que vous abandonniez les poursuites.
Pour tous ceux qui, là où ils sont, se battent et ne se résignent pas. Pour tous ceux que le ressentiment n'étouffe pas et qui font de la joie une question d'offensive. Pour nos amis, nos enfants, nos frères et nos soeurs, les comités de soutien. Pas de peur, pas d'apitoiement. Pas de héros, pas de martyrs. C'est précisément parce que cette affaire n'a jamais été juridique qu'il faut transporter le conflit sur le terrain du politique. Ce que la multiplication des attaques d'un pouvoir toujours plus absurde appelle de notre part, ce n'est rien d'autre que la généralisation de pratiques collectives d'autodéfense partout où cela devient nécessaire.
Il n'y a pas neuf personnes à sauver mais un ordre à faire tomber."
Primo. Pendant que des journalistes fouillaient jusque dans nos poubelles, les flics reluquaient jusqu'à l'intérieur de nos rectums. C'est assez désagréable. Depuis des mois vous ouvrez notre courrier, vous écoutez nos téléphones, vous traquez nos amis, vous filmez nos maisons. Vous jouissez de ces moyens.
Nous, les neuf, nous les subissons, comme tant d'autres. Atomisés par vos procédures, neuf fois un, alors que vous, vous êtes toute une administration, toute une police et toute la logique d'un monde. Au point où nous en sommes, les dés sont un peu pipés, le bûcher déjà dressé. Aussi, qu'on ne nous demande pas d'être beaux joueurs.
Deuzio. Bien sûr vous avez besoin d'"individus", constitués en "cellule", appartenant à une "mouvance" d'une fraction de l'échiquier politique. Vous en avez besoin, car c'est votre seule et dernière prise sur toute une part grandissante du monde, irréductible à la société que vous prétendez défendre. Vous avez raison, il se passe quelque chose en France, mais ce n'est certainement pas la renaissance d'une "ultragauche". Nous ne sommes ici que des figures, qu'une cristallisation somme toute plutôt vulgaire d'un conflit qui traverse notre époque. La pointe médiatico-policière d'un affrontement sans merci que mène un ordre qui s'effondre contre tout ce qui prétend pouvoir lui survivre.
Il va sans dire qu'à la vue de ce qui se passe en Guadeloupe, en Martinique, dans les banlieues et les universités, chez les vignerons, les pêcheurs, les cheminots et les sans-papiers, il vous faudra bientôt plus de juges que de profs pour contenir tout ça. Vous n'y comprenez rien. Et ne comptez pas sur les fins limiers de la DCRI pour vous expliquer.
Tertio. Nous constatons qu'il y a plus de joie dans nos amitiés et nos "associations de malfaiteurs" que dans vos bureaux et vos tribunaux.
Quarto. S'il semble aller de soi pour vous que le sérieux de votre emploi vous amène jusqu'à nous questionner sur nos pensées politiques et sur nos amitiés, nous ne nous sentons pas, quant à nous, le devoir de vous en parler. Aucune vie ne sera jamais absolument transparente aux yeux de l'Etat et de sa justice. Là où vous avez voulu y voir plus clair, il semble plutôt que vous ayez propagé l'opacité. Et l'on nous dit que, désormais, pour ne pas subir votre regard, ils sont toujours plus nombreux ceux qui se rendent à des manifestations sans téléphone portable, qui cryptent les textes qu'ils écrivent, qui font d'habiles détours en rentrant chez eux. Comme on dit : c'est ballot.
Quinto. Depuis le début de cette "affaire", vous avez semblé vouloir accorder beaucoup d'importance au témoignage d'un mythomane, aussi appelé "sous X". Vous vous obstinez, c'est courageux, à accorder un peu de foi à ce ramassis de mensonges, et à cette pratique qui a fait l'honneur de la France il y a quelques décennies - la délation. C'en serait presque touchant, si ça ne conditionnait pas l'accusation de chef à l'encontre de Julien, et donc son maintien en détention. Si ce genre de "témoignage" ne justifiait pas des arrestations arbitraires, comme à Villiers-le-Bel après les émeutes.
Enfin, étant entendu que la marge de liberté qu'il nous reste est désormais fort réduite, que le seul point à partir duquel nous pouvons nous soustraire à votre emprise réside dans les interrogatoires auxquels vous nous soumettez à intervalles réguliers. Que Julien s'est déjà vu refuser quatre demandes de remise en liberté. Qu'il est notre ami. Qu'il n'est rien de plus que ce que nous sommes. Nous décidons qu'à partir de ce jour, dans l'héroïque tradition d'un Bartleby, "nous préférerons ne pas". En gros, nous ne vous dirons plus rien et cela jusqu'à ce que vous le libériez, jusqu'à ce que vous abandonniez la qualification de chef pour lui et de terrorisme pour nous tous. En résumé, jusqu'à ce que vous abandonniez les poursuites.
Pour tous ceux qui, là où ils sont, se battent et ne se résignent pas. Pour tous ceux que le ressentiment n'étouffe pas et qui font de la joie une question d'offensive. Pour nos amis, nos enfants, nos frères et nos soeurs, les comités de soutien. Pas de peur, pas d'apitoiement. Pas de héros, pas de martyrs. C'est précisément parce que cette affaire n'a jamais été juridique qu'il faut transporter le conflit sur le terrain du politique. Ce que la multiplication des attaques d'un pouvoir toujours plus absurde appelle de notre part, ce n'est rien d'autre que la généralisation de pratiques collectives d'autodéfense partout où cela devient nécessaire.
Il n'y a pas neuf personnes à sauver mais un ordre à faire tomber."
je diffuse bien volontiers cet article trouvé sur les chroniques du yéti et pour le comité de soutien aux inculpés du 11 novembre c'est par ici que ça se passe
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