dimanche 11 octobre 2026

aller léger


 Le drapeau vol-au-vent, mélange salé;
de bonne pâte feuilletée,
connaissant les nuances,
se joue du gris du ciel,
en gonflant légèrement sa poitrine.


On  posait des questions à la carte;
En pagaille;
les questions et les cartes.
Les états Unis du déjà là
voulaitent  régler le code de la route
d'une autre tranche d'Amérique.
Toujours la même histoire de gros voulant manger de plus petits
qui pour certains faisaient confiance à d'autres gros.
Une histoire de gros sous, de pouvoirs et du spectacle allant avec."
Donde està Valparaiso?


Depuis quelques années la goélette coule des jours paisibles de naufragée  dans l"ehpad" du port; 
à la merci des oiseaux de mer et des  photographes.


VRAI JEU

Si tu as le temps de bavarder
Lis des livres
Si tu as le temps de lire
Marche par montagnes, déserts et océans
si tu as le temps de marcher
Chante et danse
Si tu as le temps de danser
Assieds-toi tranquillement, heureux chanceux idiot."
Nano Sakari- 1966 Kyoto-extrait de: "Aller léger"

samedi 10 octobre 2026

sans esprit de retour

 


Toujours la même histoire
bateau
qui va sur l'eau.
C'est plutôt normal pour un bateau
qui sait nager.


Ici, on est confronté à une image qui bouge  en général plutôt lentement, comme si elle ne faisait pas que passer, comme si elle voulait laisser un petit quelque chose sur l'eau qui efface tout.
Image utopiste, en définitive.



"Scriviamo perché temiamo la morte? Perché abbiamo paura di vivere? Perché abbiamo nostalgia dell'infanzia? Perché il passato è fuggito in fretta o perché vogliamo fermarlo? Scriviamo perché a causa della vecchiaia sentiamo nostalgia, rammarico? Perché vorremmo aver fatto una cosa e non l'abbiamo fatta o perché non dovremmo aver fatto qualcosa che abbiamo fatto e non avremmo dovuto? Perché stiamo qui e vogliamo stare lì e se stessimo lì non sarebbe stato meglio per noi restare qui? Come diceva Baudelaire: la vita è un ospedale dove ogni malato vuole cambiare letto. Uno crede che potrebbe guarire più in fretta se si trovasse accanto alla finestra e un altro pensa che starebbe meglio vicino al riscaldamento."

"Écrit-on parce que l'on craint la mort ? Parce que l'on a peur de vivre ? Parce que l'on a la nostalgie de l'enfance ? Parce que le passé s'est enfui trop vite ou parce que l'on veut le retenir ? Écrit-on parce que la vieillesse fait naître en nous nostalgie et regrets ? Parce que l'on aurait voulu faire une chose sans l'avoir faite, ou parce que l'on a fait quelque chose qu'il n'aurait pas fallu faire ? Parce que nous sommes ici alors que nous voulons être là-bas, et que si nous étions là-bas, ne vaudrait-il pas mieux pour nous d'être restés ici ? Comme le disait Baudelaire : la vie est un hôpital où chaque malade veut changer de lit. L'un croit qu'il guérirait plus vite s'il se trouvait près de la fenêtre, tandis qu'un autre pense qu'il serait mieux près du radiateur."
Antonio Tabucci
Découvert chez: "TEA&BLUES"


Augustin Fresnel fondateur de l'optique moderne
-L'optique 2000?
PFFFFF!!!!!
Je voulais parler de la théorie andulatoire
Ah! Ah! Ah! moi aussi, je sens que ça me gagne.
D'où le bateau des phares et balises, c'est grâce à ses travaux de physicien qu'on a éclairé les côtes.
Ah! super,  excuse, moi je me les tords

(C'est difficile parfois de communiquer-voix off)



PLUS D'INFOS: Les pieds dans l'eau


"Mes questions d’enfant de sept ans :
pourquoi l’ajonc se défend-il avec des piquants,
et pas le genêt ?
Combien, de langues peuvent entre dans une seule tête ?

Dans la hiérarchie des langues
pourquoi krieg, guerre, war écrasent-ils brezel ?
Le mot métaphore
qui charrie tant de morts

est-il passable à gué ?
On dit : à l’endroit du cœur,
mais à l’endroit de la tête remue
un monde de souffrances.

Je ne suis pas philosophe,
arracheur d’images n’est pas un métier :
dans les zones de contact des corps
que répondre à ceux qui nous excitent par des kss kss ?"
Paol Keineg extrait de: "Sans esprit de retour"

jeudi 8 octobre 2026

des apparences

 

L'âge du décalage
aux deux appendices de la vie
et le décalage en nage
cherchant son oxygène,
comme il peut,
au bout de la jetée.


"Le silence est déjà plein
Les soleils se sont tus
Les libellules dansent sur le cercle bleu

Imagine un prélude
voilé
comme un confidence


Il invente un horizon
où les peines sont légères
où les enfants jouent

Leurs cris ont des ailes
douces qui caressent les feuilles

Aimer comme on rêve d’un fruit."
Gaëlle Josse


Jouant des accessoires
Parfois, la brume prend des apparences venues d'Asie


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Comment parler d'un livre que je n'ai pas encore lu:

Il existe des personnes qui croient en quelques valeurs et qui cherchent en même temps, parce qu'elles pensent au fur et à mesure que ces valeurs, elles ont besoin d'être  soillicitées pour être mises en cause et ainsi se bonifier. 
Ce sont des personnes qui se cherchent et qui ne trouveront jamais de solutions en béton armé; juste des idées  fragiles à laisser pousser.
Des personnes respirantes; que dis-je :inspirantes


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 "Tu es là, tu parles avec des gens, tu ne sens rien d'extraordinaire et pendant ce temps tu passes le premier étage, le dixième, le vingtième et la ville reste là-bas, dans le fond et toi tu es en train de finir la phrase que tu avais commencée au rez-de-chaussée et entre les premiers mots et les derniers, il y a cinquante-deux étages. J'ai compris quand j'ai commencé à jouer, que j'entrais dans l'ascenseur mais c'était l'ascenseur du temps, tu saisis? "       
Julios Cortàza




"On l'arrache de son lit, l'enfant de SomalieSans lui laisser le choixIl aura dès demain un fusil dans les mainsEt du sang sur les doigtsC'est même pas un ado, et ça fait froid dans le dosQuand on sait pas du toutQue les beaux marchands d'armes, les fabricants de l'armeSont bien au chaud chez nous
On la chasse de son pieuEt l'empire du milieu la prendra sous son aileElle aura dès demain la fillette aux petites mainsUne machine devant ellePour fabriquer bien sûr des poupéesDes chaussures qui feront des tas de jalouxQuand les immenses cargos tassés comme des LegosArriveront jusqu'à nous
Nous deux, on en a eu de la chance d'avoir décroché l'innocenceAu grand loto de la naissanceOn a manqué de rien, tu pensesOn a côtoyé l'insouciance sur le boulevard de l'enfance
On le recrute au berceauLe gosse de Mexico et sa grande sœur de vieQu'il faudra dès demain écouler en sous-mainDe la drôle de farineEt puis rester fidèle au patron du cartelLe roi de la poudre blancheCelle qu'on sniffe à Paname en trouvant ça infâmeLes guerres que ça déclenche
On la tire de ses draps, la môme qui vient de làOù les yeux bleus fourmillentElle aura dès demain un petit sac à mainMais plus de nom de familleOn lui demandera face à la caméra de poser sans arrêtPour que dans cinq secondes, des hommes au bout du mondeLa désire en secret
Nous deux, on en a eu de la chanceD'avoir décroché l'innocence au grand loto de la naissanceOn a manqué de rien, tu pensesOn a baigné dans l'insoucianceSur le boulevard de l'enfanceNous deux, on a grandi en FranceOn en a eu de la chanceAu grand loto de la naissanceOn a manqué de rien, tu pensesSur le boulevard de l'enfance
On a manqué de rien, tu pensesSur le boulevard de l'enfanceOn a manqué de rien, tu pensesSur le boulevard de l'enfance"
Gauvain Sers



"La nature nous a créés avec la faculté de tout désirer et l'impuissance de tout obtenir."  
Nicolas Machiavel

dimanche 4 octobre 2026

les mots qui sont autour

 


"Ce que le langage nous permet de faire n’est jamais que métaphore ou bien métonymie."      Jacques Lacan



"Le monde n’a-t-il donc pas toujours été perçu comme on le perçoit aujourd’hui ? La réponse est négative et l’on pourrait ajouter que, dans la longue histoire de l’humanité et quasiment sur toute la surface de la planète, la « situation » de la modernité est une anomalie, voire une aberration, par rapport à sa manière d’appréhender le Réel."
Annick de Souzenelle




De fausses photos.
De fausses histoires.
De fausses vies.
De vrais méchants aussi.
De vraies questions.
De fausses idées.
Des rêves aussi.
De fausses mémoires
De vrais instants,
si brefs aussi.
De vrais doutes.
De fausses identités.
De vrais espoirs
et des envies aussi.
De vraies couleurs.
De fausses rumeurs,
les jours plus courts aussi
pour sortir du vrai, du faux,
et de l'entre-deux.
De vrais silences
aussi.


"Le silence n’existe que par les mots qui sont autour."
Paul Gadenne

samedi 3 octobre 2026

de rappel

 

Rébus
                                     et qui rébus...

"Quels arguments me donnez-vous pour qu'il soit plus rationnel de croire ce que vous dites plutôt que de supposer que vous vous trompez ou vous me trompez ?"         
David Hume

Bataille navale
en mairie:

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A la Pointe St Gildas-L.A.-sud Loire

"Chaque année, la salle d’exposition temporaire du Sémaphore vous permet d’explorer des thématiques maritimes. Jusqu’au 2 novembre 2026, découvrez gratuitement une nouvelle exposition dédiée aux femmes gardiennes de phares. "  Source


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"Il faut en outre établir par analogie que, parmi les désirs, les uns sont naturels, les autres sans fondement et que, parmi ceux qui sont naturels, les uns sont nécessaires et les autres naturels seulement. Parmi ceux qui sont nécessaires, les uns sont nécessaires au bonheur, d'autres à l'absence de dysfonctionnements dans le corps, et d'autres à la vie elle-même."       
Epicure

(de rappel)

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Silence s'il vous plait, merci, le gramophoe est avancé

Jukebox:












vendredi 2 octobre 2026

une fiction insensée

 

-
Un peu de brouillard n'a jamais fait de mal à personne-

On est le 2 déjà ; tu te rends compte?
-Non, pas très bien.
Ah ! Tu vois, toi aussi.


On a eu chaud, mais on s'en est bien sorti quand même.


"Regardez les grandes entreprises de la tech. Chacune d'entre elles a fondé un monopole. Pas une simple suprématie commerciale, notez bien, quelque chose de beaucoup plus profond. Aujourd'hui, Google détient le monopole de la curiosité : quatre-vingt-dix pour cent des questions que l'humanité se pose chaque jour passent par eux. Avec le Cloud, Amazon et Microsoft ont le monopole de la mémoire, même la CIA leur confie ses archives. Facebook a le monopole de l'amitié, Twitter celui de l'indignation, Tinder celui des plans cul. Ce qui est en train de basculer, ce ne sont pas juste des secteurs d'activité économique, ce sont des pans de la condition humaine. C'est pourquoi nos entreprises ne sont pas de simples entreprises, elles sont les éléments constitutifs d'une nouvelle réalité. Et ceux qui la construisent ne sont pas de simples entrepreneurs : ce sont des fondateurs. Le monopole de la condition humaine, voilà le but du jeu. Par rapport à cela, que peuvent bien représenter les pitreries des politiques? Ce qui leur reste, c'est le théâtre, la possibilité d'une nouvelle mise en scène tous les jours. Et quelques brides de pouvoir qui n'ont pas encore été bouffées par le numérique. C'est-à-dire presque rien, dans la vie des gens ordinaires. Regardez-les, ils s'écharpent au sujet du grand remplacement, alors que le seul véritable remplacement est celui-ci : notre réalité qui prend la place de la leur."         
Giuliano da Empoli extrait de: "Le Fondateur"




"La beauté du monde, c'est toutes les émotions qui ne laissent pas de regret. C'est quand je te regarde et que je suis émue de cela sans t'avoir rien volé et que tu ne m'aies rien pris. C'est tout ce qui rentre dans la mémoire sans faire d'égratignure et qui nous met à égalité avec la lumière ou un ciel étoilé. C'est tout ce qui existe et qui ne compte pas avec le temps, comme un chien qui nous regarde, la couleur d'un oiseau, un sourire dans la rue, le scintillement des lumières d'une ville perçu derrière une fenêtre où restent accrochées des gouttes de pluie. C'est l'étendue de la mer et l'odeur du chèvrefeuille, c'est regarder un train qui passe avec plein de gens dedans, et se sentir bien d'être là, avec seulement la vitesse de la terre dans son corps."
Yves Simon




"Et même si on trouvait des mots assez drus pour résister, le récit, venu en temps décalé, passerait pour une fiction insensée."        
Sylvie Germain 



mercredi 30 septembre 2026

comme tout le monde

 

Rien ne m'oblige:
là est mon secret.
Et puis ensuite, 
un jour,
la chute, comme tout le monde.


Chacune, chacun défend son monde à sa manière
de raisonner au moment.
Chacune, chacun dans les brumes,
de ses lacunes


Les enfants!
N'oubliez pas de vous laver les mains avant d'aller jouer
dans le camion de papi.


"La nostalgie redoute que l'avenir soit moins supportable que l'instant occupé à regretter le passé"
Sylvain Tesson



mercredi 23 septembre 2026

comme des chaussettes

 





"Les choses ne sont pas comme elles sont. Les choses sont comme elles ne sont pas.
A la rigueur, les choses sont ce qu'elles sont, mais pas comme elles sont. Si je te dis que tes cravates sont comme des chaussettes-c'est un exempleje ne parle pas de toi-ça ne veut pas dire que tes cravates sont comme des cravates. Est-ce que ça aurait un sens de dire qu'elles sont comme des cravates alors que justement ce sont des cravates. Si je te dis que tes cravates ne sont pas des chaussettes-d'ailleurs si elles l'étaient réellement tes cravates n'auraient rien de dramatique., le drame ce serait suelemnt que tu mettes des chaussettes à la place de cravates, mais pas précisément que tu choisisses des cravates qui ressemblent à des chaussettes, des cravates qui soient comme des chaussettes-mais si je te dis justementque tes cravates sont comme des chaussettes, c'est que tes cravates sont

(comme elles ne sont pas)"
Ana Tot extrait de: "Méca" Editions "Le Cadran ligné"





Découvert ICI MÊME:




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"Vivre dans le luxe, régner jusqu'à la mort: Telle est la seule idéologie de Vladimir Poutine et de ses courtisans."

                                          illustration source: Toile

"Ces pages sont le fruit de la guerre et de la répression, de l'exil et de la mort de certains de nos proches, des souffrances d'amis jetés en prison. Nous espérons que ce livre contribuera à détruire les circonstances qui ont rendu tous ces malheurs possibles et à vaincre celui qui les a créées de ses propres mains."
Roman Banadine-Mikhaïl Roubine-traduit du russe parGuillaumeLancereau-extraits de: Le tsar en personne

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"Les centimètres du goût, « plaire » et « déplaire » n’y sont pour rien, d’autant plus qu’ils sont toujours subjectifs, et de plus, le goût n’est pas tout à fait ce qu’on croit. Ce n’est pas l'élément qui a bon goût, tel quel ; toutes les choses, qu’elles aient bon goût ou mauvais goût, créent l’harmonie : le sel, le sucre, le vinaigre, la moutarde (...). Quand elles recourent au centimètre du goût, la société et la critique rejettent telle ou telle œuvre, parce qu’elles la trouvent de mauvais goût, parce qu’elle leur déplaît. Avec cette mesure, la société aurait pu manquer tout et se limiter aux poires, aux oranges et aux gâteaux qui ont bon" 
Kasimir Malevitch

samedi 19 septembre 2026

tous les matins

 

Les pages valorisantes de l'existence
sont les mêmes  que celles qui qui nous démolissent



"Des mots sans mémoire, des trous de mémoire, et sans début dans fin.

Le voyant dit ce qu'il voit.Il sait aussi qu'il ne voit que son corps qui voit. Un corps "cloué" dans l'image.
Et qui laisse l'image, les images, marcher en lui: "Toutes tournent autour de son  axe. Et traversent l'enfant comme sur l'écran ces grains de sable ou ces cailloux, qui ne cessent de tomber et de se détruire.

Le "flux optique" (n'a pas de bords), ou bien encore "la chambre optique" (n'a pas de murs).. L'écrit notte un mouvement saccadé, un saut d'harmonies, un chaos de nuits blanches. Tout le reste est en fuite, sur un sol qu'il dit "imaginaire": dessin, rêve ou rébus. Un théâtre.

Le voyant est aveugle et il le sait, comme l'enfant qui ne parle pas. Il sait qu'il se voit voir, que c'est, oui, son corps qui voit. Ce corps cloué sur la scène et qui peut aussi bien en sortir.

C'est alors comme une averse d'images, une pluie dispersée par le vent. Le rideau de la scène est de plus en plus lourd. Les couleurs de plus en plus lavées, délavées, sourdes. Le chant se fond dans les plis du décor.Tout est sur le point de s'effondrer mais le voyant retient son souffle, il sait aussi les gestes qu'il faut."
Jean-Marie Gleize extrait de:"Je deviens-séances


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"Honte à cet effronté qui peut chanter pendant
que Rome brûle, elle brûle tout l'temps...
Honte à qui malgré tout fredonne des chansons
à Gavroche, à Mimi Pinson." 
Georges Brassens    
    

- "En lisant un auteur, même s'il ne parle pas de lui dans son livre, on le sent partout à travers les lignes, on est tout le temps avec lui. Et moi, avec ce que j'ai vu de vous dans vos livres, je sais que je peux avoir confiance en vous." 
Serge Joncour 'l'écrivain national)        

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"Il y avait ce barman qui avait écrit en grand WYBMADIITY sur le miroir derrière la triple rangée des bouteilles multicolores, comme ça toutes les filles se postaient sur les tabourets du comptoir et attendaient qu’un mec s’approche et leur demande « Qu’est-ce que ça veut dire ? », à quoi elles répondaient d’un air mystérieux : Will You Buy Me A Drink If I Tell You ?     Balinais  Hollywood  Câliner  Cow boy  Vahiné  Darry Cowl     Fariboles que tout cela : seul importe le fait que je suis en train de composer un texte génial qui emportera l’unanimité de la critique (qui enthousiasmera la critique en son entier) et qui aura des lecteurs aussi nombreux que les grains de sable composant la dune du Pilat     Que le train parte à 17h35 ou à 18h06, de la gare de Lyon ou de celle Montparnasse — le débat sur la « vérité en littérature » me fait hurler de rire     Mircea Cărtărescu : « J’aurais voulu être Borgès, mais si j’avais été Borgès, j’aurais voulu être Kafka »     Mieux vaut un embryon d’ambition qu’une ambition d’embryon     Tenir droit debout grâce à la stratification continue de ces lignes horizontales [qui, pour la plupart, ne naissent pas uni(que)ment de mon (simple) esprit]     « Il faut avoir vu une bande de barbeaux sur une frayère de saumons à proximité d’Oloron se mettre à table obstinément derrière un saumon femelle en train de pondre pour comprendre combien, dans ces eaux-là, leur extermination est nécessaire »     — Où allez-vous donc chercher toutes ces idées ? — Devant mon bureau, tous les matins à 8 heures"   

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