samedi 29 août 2026

tout du long

 

"Prototype personnel de Dieu, mutant à l'énergie dense jamais conçu pour la production en série. Il était le dernier d'une espèce: trop bizarre pour vivre mais trop rare pour mourir."
Hunter-S Thomson -Raoul Duke au Dr Gonzo-"Las Vegas Parano"


"Ce qui compte c'est que les gens ont besoin d'un monstre auquel ils sont capables de croire. Un ennemi véritable et horrible. Un démon vis à vis duquel ils peuvent se définir. Sinon, c'est juste nous contre nous."     
Chuck Palahniuk    
 



Un
jour,
se rassurer avec son stock de livres
Son nombre de marches descendues clandestin aux heures sombres.
Sa forteresse de chez en deçà
avec
leur feu d'artifice aussi
qui fait le beau dans le noir collectif;
avec ses jalons, tout du long.



"Je suis ses traces et ma mémoire est comme le ciel où filent les nuages anthracite, mon enfance enfoncée sous combien de kilos de sable?"  
Olivier Adam (Falaises)   
    


"Tu crois que ce tu as vécu est pire que tout, mais en fait tu devrais ouvrir les yeux et regarder autour de toi. Le malheur, la mort, la faim, la guerre, la maladie... Tout ça, ça pourrit le quotidien de millions de gens. Alors, oui, tu as le droit de chialer, tu as le droit de pousser des jérémiades, mais t'as pas le droit de baisser les bras."
Wendall Utroi 



"Mon seul espoir, alors que nous nous enfonçons dans ces temps sombres, c'est que cette guerre fasse apparaître chez l'un ou l'autre d'entre nous (je n'ose dire chez tous) quelques qualités qui contrediront mon pessimisme. Je ne veux pas dire que la guerre enneoblit, comprenez-moi bien ; je n'y crois pas un instant. Mais je crois, en revanche, qu'elle peut débarasser certains d'entre nous des prétentions qui sont le triste bénéfice de la paix - ces grands airs et ces bonnes manières que nous avons tous adoptés - et nous redonner notre vraie personnalité. Notre humanité ou notre caractère." 
Clive Barker extrait de: "Galilée" tome2

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Photo source: Reporterre


"D’habitude, l’écologie, c’est un peu la dernière roue du carrosse dans les programmes électoraux. Souvent, chez Reporterre, on écrit des articles pour souligner que dans tel ou tel discours le sujet n’a même pas été évoqué…


Mais après un été caniculaire, la donne a changé, et l’écologie est désormais partout (ou presque) : de Jean-Luc Mélenchon (LFI) à Raphaël Glucksmann en passant par François Ruffin ou Fabien Roussel, tous ambitionnent de devenir « LE candidat de l’écologie » pour 2027.

Tandis que Jean-Luc Mélenchon promet la mise en place d’écorégions et la conscription écologique, Raphaël Glucksmann s’attire les soutiens de Yannick Jadot afin de théoriser un « état d’urgence écologique ».

Et Marine Tondelier dans tout ça ? Le parti au tournesol peut au moins se targuer de voir ses alertes sur le climat enfin prises au sérieux. Mais il peine à transformer la théorie en un modèle de société enviable : « Il ne suffit pas d’avoir eu raison si cela ne se traduit pas en actions concrètes qui changent la vie des gens », tacle une militante, favorable à une union avec les partis de gauche.

Mais ce ralliement autour de l’écologie suffira-t-il à apporter de nouvelles voix à gauche pour gagner en 2027 ? Rien n’est moins sûr, estiment des politologues. Car c’est une chose de prendre conscience du réchauffement climatique après un été brûlant. C’en est une autre d’adhérer aux transformations nécessaires pour le contrer. Mais, nous pouvons au moins espérer que l’écologie ne disparaisse pas des discours politiques sitôt l’été passé."

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"Quand on ne sait plus à quoi s’accrocher, on s’en remet aux extrêmes."
Matthieu Biasotto 
 
 

Paroles et musique: Henri Tachan

"On n'retombe jamais en enfance,
L'enfance, on l'a jamais quittée,
Ces vieux, qui vers l'hiver s'avancent,
Ont encore un pied dans l'été,
L'été de leurs grandes vacances,
Où bourdonnent les champs de blé,
Où les longs cheveux de Laurence
S'envolaient au vent de juillet...

On n'retombe jamais en enfance,
L'enfance, je l'ai jamais quittée,
Mon vieil ours en peluche danse
Sous vos lampions d'absurdité,
Et tous mes chevaux de manège
Blancs, à la crinière argentée,
Galopent encore dans la neige
De mes noëls décapités...

On n'retombe jamais en enfance,
Ma douce, ma tiède, mon bébé,
Tous deux blottis dans le silence
De quelque berceau dérobé,
On se tête et on se balance,
Comme deux jumeaux nouveaux-nés,
Dans le jardinet de l'enfance,

Où on s'ra toujours jardiniers."


                      illustration source Toile -moulinz'art-de.gome 

"Lorsqu'on dit que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort, je ne pense pas que cela soit vrai. Ce qui vous blesse et vous fait mal vous use à petit feu, vous change à tout jamais, oui. Vous fait envisager la vie différemment, modifie vos perspectives et vos priorités."
Cetro 
 



jeudi 27 août 2026

marchez sans but

 
 
".../...
Ne vous fiez pas aux souvenirs des hommes âgés.
Avec nos souvenirs nous essayons de corriger les échecs de notre vie, c'est pour cette seule raison que nous nous souvenons.
C'est grâce aux souvenirs que nous nous apaisons vers la fin de notre vie.
Ce sont les souvenirs terribles qui finalement nous permettent de faire la paix avec nous-mêmes.
Regardez les volumes de mémoires qui paraissent chaque année. Ce sont des personnages merveilleux. Des caractères magnifiques, sincères, courageux, intrépides, désintéressés, la justice en personne.
Des types dont on aurait aimé être les contemporains.
Le problème est qu'ils étaient nos contemporains et ils n'étaient pas sympathiques. Et ne croyez pas que je veux vous persuader maintenant que mes souvenirs sont plus exacts, plus vrais, plus dignes de confiance.
Non,, chère mademoiselle, moi aussi je vous raconterais ce qui correspond à l'image que je me fais de moi-même, que je veux faire miroiter aux yeux des autres.
Je tairais bien évidemment ce qui me gêne dans ma propre personne. Et pour cela, je ne devrais pas faire d'effort particulier. Ce qui est dérangeant, ce qui ne me plaît pas, je ne devrais même pas le passer sous silence, ce n'est pas la peine. Je l'ai oublié depuis longtemps, et même radicalement. Ne vous occupez pas des souvenirs des personnes âgées, rendez-compte de ce que vous voyez, de ce qui se passe réellement. Et écrivez les choses comme vous les avez vues. N'écrivez pas ce qu'on vut vous faire croire, ni ce que votre rédaction aimerait bien que vous écriviez."
.../...
Christoph Hein Extrait de: "L'ombre du père" Editions Métailié 
 
 

 

 
" Il n'y a pas de noblesse sans générosité, tout comme il n'y a pas de désir de vengeance sans vulgarité. "
Joseph Roth 
 

" J'ai souvent entendu la plaisanterie presque classique : "Dans les rapports de Maigret, il y a surtout des parenthèses". Probablement parce que je veux trop expliquer, tout expliquer, que rien ne me parait simple ni résolu." (Mon ami ! Mon frère!)))"
Philippe Jaenada extrait de: "L'inconnue du quai de Javel" 
 
                         
   illustration Rémi Begouen "Ruminances" 

 "Il n'y a pas d'obstacles, le seul obstacle est le but, marchez sans but."
Francis Picabia 

lundi 24 août 2026

avaler ses couleuvres

 

"Vendre n'importe quoi et à n'importe qui ,
Depuis les Iroquois qu'on soûlait de whisky ,
Vendre sur la jachère des bétonnées campagnes ,
Mais vendre pierre et chair aux visiteurs du bagne ;


Vendre les ballons blancs de l'enfant de Saïgon ,
Cadences redoublant au gré des harpagons ;
Vendre le poulet mort , le cadavre chimique
Élevé sans remords en camps agronomiques ;

Vendre enfin les nuages puis aller à son heure
S’enivrer du mirage , Ô merveilleux bonheur :
Acheter , consommer le cola et mille œuvres !

A son tour assommé , avaler ses couleuvres ."         
Yannis Youlountas "Amer Hic"


"ENCRE : La plume se trempe à l'encrier des blessures et l'écriture se prolonge dans le sillon des cicatrices."        
Yannis  Youlountas 
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"Entartons, entartons les pompeux cornichons"
Noël Godin 13/09/1945-23/08/2026










dimanche 23 août 2026

quartiers de vacances

 

Tout est questionnement et surprise
au hasard des rues.
La vie  et ses philosophes
prennent leurs quartiers  de vacances.




"Ô jardinier de l'âme
as-tu prévu
un carré de terre humaine
où planter encore quelques rêves ?
As-tu sélectionné les graines
ensoleillé les outils
consulté le vol des oiseaux
observé les astres, les visages
les cailloux et le vagues?
L'amour t'a-t'il parlé ces jours-ci
dans sa langue étrangère?
As-tu allumé une autre bougie
pour blesser la nuit dans son orgueil?
Mais parle
si tu es toujours là
Dis-moi au moins:
qu'as-tu mangé et qu'as-tu bu?"
Abdellatif Laâbi



"Il ne reste plus certains jours
que le désir entêtant
d'entrer dans un film d'Ozu
parce que c'est doux
calme et bien écrit
en tout cas plus que la vie
en tout cas mieux que la vie."
Jérome Leroy

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"Tu vois, maman, en te détournant de mes peurs, tu m'avais préparé à celles qui m'attendaient. Ton silence m'avait prévenu. Les monstres cachés sous mon lit d'enfant ne me laisseraient jamais en paix. Je ne les avais pas chassés d'un baiser et voilà qu'il me poursuivait en grimaçant."  


« [...] J’avais été compagnon de route. J’allais devenir compagnon de doutes. »         


"Au bord de l'eau, garçons et filles rejouaient Woodstock, Wight, les grands rassemblements musicaux dont nous avions rêvé. Mais ici, il ne pleuvait pas. Ni déluge, ni boue de tranché, ni guitare hurlante pour cracher sur la guerre ? Pas de Vietman dans nos poings, pas de colère dans nos regards. Nous n'étions qu'un amas de fuyards. Des enfants perdus arrivés au bout du chemin. Nous venions de partout. Accents, langues étrangères, peaux colorées. Comme moi, des centaines de jeunes s'étaient retrouvés là, un bandeau dans les cheveux, sans mot d'ordre, sans consigne ni rendez-vous. Nous n'allions nulle part, mais ensemble. Une transhumance de chiens sans collier."    
Sorj Challandon extraits de: "Le livre de Kells"    

                                         
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'Une frontière un dimanche
on ne sait plus le jour
ni le mois ni l'année
le train ralentit à peine
le pont est toujours le même
qu'importe la frontière
qu'importe le dimanche
nous avons toujours été là
à passer une frontière
à passer un dimanche."
Jérome Leroy extrait de: "Et des dizaines d'été dorés"




dimanche 16 août 2026

presque rien

 

J'invente des histoires sur mes voisins;
je les connais depuis toujours
mais je ne sais presque rien d'eux;
alors j'invente des histoires de voisins.
Mes voisins, ils n'en savent rien,
que j'invente des histoires sur eux.
Mais je suis sur et certain
que mes voisins,
ils inventent des histoires, eux aussi, sur leurs voisins,
qu'ils connaissent depuis toujours,
mais dont ils ne savent presque rien


vendredi 14 août 2026

7H08

 




7H-08
Chacun vaque dans le sens de ses préoccupations.
Par ici ,il faut réussir sa sortie, et lorsque cela arrive on le claironne sous toutes les fenêtres;
c'est un peu le clocher du village à l'heure d'un Angélus gros sel.
7H-13
Par là, une bergère des rivages ramène son troupeau.
7H-18
Une autre, laisse paître les siens.


"Sur la plage, abandonnée"



"J'ai descendu dans mon jardin"

    illustration source Toile

"Dans la vie, je crois qu'il vaut mieux montrer ses vrais défauts que ses fausses qualités. Vaut mieux surprendre que décevoir."   
Henri Loevenbruck       


 Jusqu'au bout de la nuit!


                                            Un slow d'été