La nature est ainsi faite éblouissante, démolisseuse ...
tellement plus forte que nous autres et toutes nos prétentions récurrentes de pauvres bipèdes en mal de mère et autre acabit.
Photos Christine M. plage de la Courance-Saint-Nazaire
Je regardais la pluie se mouiller
me disant qu'elle prenait des habitudes
depuis un certain temps
et j'écoutais en même temps
et mollement
des histoires italiennes de neige sportive;
enfin des trucs pour drogués, shootés à l'adrénaline (pour qu'elle revienne)
du côté de leur médullossurénale catécho la bonne mine.
Un shoot perso tout à fait légal
et même glorifié à l'échelon mondial en tout bien et tous ses honneurs
jusqu'au revers de la médaille naturlich! (plus tard)
comme pour toutes les addictions
mais comme c'était pas dit dans l'histoire ou alors à la marge
avec en plus le goût de l'héroïsme et de la flagellation.
Bref tout le monde se pâmait devant l'exploit
du ça glisse ma poule.
"Je me méfie de l’héroïsme. Surtout, je me méfie des héros. Mais avant
tout, je me méfie de la poésie elle-même. La poésie, cet idéal qui
existerait en dehors de l’histoire, en dehors de l’économie, en dehors
de la pollution – en dehors du temps."
Jakuta Alikavazovic
Je n'ai rien contre les sportifs
Je n'ai rien contre les drogués
D'ailleurs, ce sont les mêmes
avec quelques nuances tout de même,
Dame! il faut avancer doucement dans la vie...
Certains ploient sous les médailles (les sportifs plus militaires sont forts là-dessus)
d'autres se font chopper par les cow-boys intellectuels gourmettés de la BAC
sans avoir les honneurs de la vox populi (qui lit sur on smartphone).
"Connaissez-vous les différentes manières dont la Terre et la vie qu'elle abrite pourraient disparaître ?
Nous allons tous mourir, c'est une certitude.
Un jour lointain, même le Soleil cessera de briller. Mais la vie sur
Terre n'attendra pas ce moment pour disparaître. En mourant de froid ?
C'est peu probable. C'est plutôt la chaleur, la soif, la suffocation ou
l'irradiation qui sonneront le glas de la biosphère, dans une série de
catastrophes dévastatrices. Et pourtant, ce ne sera pas la fin de
l'histoire. Que deviendra l'Univers après notre départ ? Combien de
temps encore avant que tout ne s'efface ? Un voyage fascinant au coeur de l'avenir cosmique, là où le néant et l'éternité se rencontrent."
Alain Riazuelo extrait de: Dix scénarios pour la fin du monde."
"Les pires tyrans sont ceux qui savent se faire aimer."
Baruch Spinoza
Le
16 février prochain, l’Assemblée nationale verra de nouveau revenir le
texte relatif à l’aide à mourir après un passage au Sénat outrancier
mais sans impact.
À cette occasion, les militants de l’ADMD mènent des actions dans toutes les délégations à l'occasion de la 20e Semaine de mobilisation de l'ADMD.
"J'ai tendu mon âme comme un câble au-dessus de l'abîme
et jonglant avec les mots, je m'y suis balancé. "
Vladimir Maïakovski
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SOULÈVEMENTS
Un long-métrage documentaire
de Thomas Lacoste
105' | Février 2026
"Un portrait
choral à seize voix, seize trajectoires singulières, réflexif et intime
d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse
qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les
ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la
répression politique. Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre
révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu
partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de
nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages
établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les
possibles."
PREMIÈRE SEMAINE
DU 11 AU 17 FÉVRIER
Achères, Pandora
Auch, Ciné 32
Avignon, Utopia
Bagnolet, Cin’hoche
Bayonne, L’Atalante
Besançon, Le Victor Hugo
Blois, Les Lobis
Bordeaux, Utopia Saint-Siméon
Caen, Le Lux
Cahors, Grand Palais
Chambéry, Le Forum
Charlieu, Les Halles
Clamecy, Casino
Clermont-Ferrand, CGR les Ambiances
Die, Le Pestel
Dijon, L’Eldorado
Dunkerque, Studio 43
Fontainebleau, Le Cinéparadis
Grenoble, Le Club
La Rochelle, CGR Le Dragon
La Roche-sur-Yon, Le Concorde
Le Luc, Le Cinéma
Limoges, Le Lido
Lyon, Le Comoedia
Marseille, Le Gyptis
Massy, Cinémassy
Metz, Le Klub
Montgeron, le Cyrano
Montpellier, Utopia Sainte-Bernadette
Montreuil, Le Méliès
Nantes, Le Concorde
Nîmes, Le Sémaphore
Orléans, Les Carmes
Pamiers, Rex
Pantin, Ciné 104
Paris, Espace Saint-Michel
Paris, le Grand Action
Paris, Luminor Hotel de ville
Paris, Majestic Bastille
Paris, Les Sept Parnassiens
Pau, Le Méliès
Perpignan, Castillet (Le)
Pessac, Jean Eustache
Poitiers, le Dietrich
Pont-Sainte-Marie, Utopia
Quimper, Katorza Quimper
Rennes, TNB
Rouen, Omnia République
Saint-Étienne, Le Méliès (Saint-François et Jean Jaurès)
La certitude que tout était en train de commencer, la certitude qu'il fallait continuer, la certitude que cela serait interrompu avant que d'être terminé.
"Je veux bien croire que la peur tue, que la culpabilité tue, que le
silence tue, mais je ne peux pas croire qu'on meure d’avoir regardé la
souffrance en face. Moi, en tout cas, je ne suis pas morte. Et avant que
la colère, la colère que nul ne m'a prise, ne se retire de ma plage
intérieure, avant que la colère ne laissant derrière elle qu'une vague
nausée qui ne me brûlera plus que le fond de la gorge, ne déserte mes
rochers, mes algues et mes galets, et que ne demeurent sur le sable
retourné et humide de ma conscience que quelques crabes inertes aux
corps transparents que des mouettes affamées auront déjà évidés de leur
bec, je me mettrai à écrire. Car derrière les paravents, même s'il n'y a
plus rien, même si le temps a tant passé qu'il ne reste que des cendres
emportées par le vent ou par les flots dans le courant de la Seine,
même si les souvenirs sont si anciens que seuls les paravents leur
tenaient lieu de réalité, il y aura toujours quelque chose à inventer.
Après tout, la pensée a horreur du vide."
TheVery You "Consciousness is not your essence. It flickers. It shuts down. It depends on conditions. What does not flicker is the drive of persistence embedded in the organism itself. Not in the ego. Not in narrative. Not
in psychology. In the body as a self-maintaining system. Chemistry,
feedback loops, homeostasis, repair. If that drive stopped, there would
be no question, no despair, no choice just disappearance. Most organisms would vanish instantly without it. This is close to Schopenhauer. The
“will” in you is not a thought. It is not conscious. It does not ask
whether life is worth it. It operates. And it operates whether you
approve or not. Sleep does not interrupt it. Depression does not
interrupt it. Even the wish “not to live” does not interrupt it, unless the body itself collapses. Life here is not something most of us would prefer to choose. It matters because it destroys a very common lie, the idea that being alive is the result of consent, affirmation, or meaning. It isn’t. Life did not ask you. And it does not wait for your agreement. Preference enters very late, and very weakly. So
when I say that without this will to persist I would choose not to
live, you’re pointing at a brutal asymmetry. The “choice” to live only
exists because the will already keeps the system running. The moment
the will disappears, the chooser disappears with it. That’s why the
fantasy of “choosing not to be” is always parasitic on what it denies. This
is also where a lot of spiritual and therapeutic talk becomes
dishonest. They speak as if consciousness could opt out, dissolve, rest,
or mergewhile quietly relying on the body’s blind persistence to keep the experiment going.People
talk nonsense about “dissolving into the void” knowing that their
bodies are working overtime to keep them alive. That’s not liberation;
that’s borrowing credit from biology while pretending it’s insight. What
is your essence, then? Not consciousness, not meaning, not values. The
essence is constraint, a self-organizing process that continues unless
forcibly stopped, without asking whether continuation is justified. That’s not noble. It’s not tragic either. It’s simply how life works. Recognizing
this does not obligate you to love life, justify life, or “say yes” to
anything. It only removes the lie that you are here because you chose to
be, or because consciousness decided something. You’re here because something older, dumber, and stronger than consciousness is operating through you. You are not alive because you want to be; you can want anything only because life is already insisting."
"La paresse au XXIe siècle c'est avoir du temps pour s'occuper de soi,
des autres, de la planète : c'est se préoccuper enfin des choses
essentielles à la bonne marche d'une société. C'est renoncer à
l'individualisme, à l'égoïsme, à la destruction méthodique de notre
planète. C'est ouvrir un espace ; des espaces. C'est se poser. Et même
se re-poser : se poser à nouveau, chaque jour, la question de ce qu'on
est, de ce qu'on veut faire, de ce qu'on doit faire. Ne plus être un
robot allant travailler, s'usant la semaine pour dépenser son fric une
fois le week-end venu, en drogues de toutes sortes (numériques,
chimiques, matérielles, culturelles, peu importe, ce sont autant de
misérables voyages consuméristes) : on ne rattrape rien en dépensant
l'argent qu'on a gagné en étant privé de sa vie. C'est déja trop tard.
On n'a qu'une vie : celle que vous êtes en train de vivre, là,
aujourd'hui, maintenant. Ce n'est pas un brouillon, ce n'est pas une
esquisse. C'est votre vie : vous ne pouvez pas perdre votre temps pour
la gagner. Il est temps de la vivre."
Le Belem se refait un lifting avant d'aller voguer au printemps vers d'autres rivages.
Les tuyaux d'orgue éolien attendent leur gros canote qui les amènera c'tantôt
ou un peu plus tard vers le large où ils pourront s'égosiller à plein poumons en brassant de l'air.
Devant, à gauche, en bordure de toile on aperçoit l'ange gardien orangé du sauvetage en mer prêt à aller secourir ses futurs clients et au fond de la darse pas très loin de la maousse grue des chantiers les trois tubes appartiennent à un voilier hybride des temps modernes pour croisiéristes au portefeuille haut de gamme.
"Voir le monde dans un grain de sable
Et le paradis dans une fleur sauvage
Tenir l'infini dans le creux de sa main
Et l'éternité dans une heure."
"Notre
proposition de loi vise à mettre fin à la vente de tabac aux personnes
nées après 2014 pour libérer les jeunes de cette addiction mortifère.
Au moins 100 signatures sont
nécessaires pour obtenir un débat parlementaire. Tant que nous n’y
serons pas, nous comptons sur vous pour les interpeller."
Au jardin, Aristide fait un discours aux crocus qui rient jaune mais faut pas leur en vouloir, c'est leur nature profonde.
...pour aller danser, sur les vagues.
"Si un contemplatif se jette à l'eau, il n'essaiera pas de nager, il essaiera d'abord de comprendre l'eau. Et il se noiera."
Henri Michaux
" L'homme est un enfant
qui a mis une vie à se restreindre,
à se limiter, à se voir limité, à s'accepter limité.
Adulte, il y est parvenu, presque parvenu..."
Henri Michaux
photo Lionnel
"Tu t'en vas sans moi, ma vie.
Tu roules.
Et moi j'attends encore de faire un pas.
Tu portes ailleurs la bataille.
Tu me désertes ainsi.
Je ne t'ai jamais suivie.
Je ne vois pas clair dans tes offres.
Le petit peu que je veux, jamais tu ne l'apportes.
A cause de ce manque, j'aspire à tant.
À tant de choses, à presque l'infini...
À cause de ce peu qui manque, que jamais n'apportes."
Henri Michaux extrait de: "La nuit remue."
Question hautement philosophique d'un grand voilier des plaines: "Mais d'où vient le vent?"
Dis! Tu vois ce que je vois ? Jamais de la vie Lili" même en regardant dans la même direction, je ne serais que témoin, complice si tu préfères de tes émotions du moment.
Pour comprendre ce que tu ressens à l'heure qu'il était, il me faudrait posséder le prisme de tes yeux la clé de tes songes la porte de ton domaine intérieur.. et cela, bien heureusement, je ne l'aurais jamais.
Sinon je serais toi pire: ton maître oppresseur. ça fait peur non?
Partager, c'est me semble t-il respecter les différences, l'Extraordinaire de l'autre qui fait qu'il est unique dans sa fantastique extravagance.
J'entends parfois: "Se fondre dans l'autre" et toutes ces sortes de cuisines fusionnelles que certains présentent comme le summum d'un amour,comment dire...: émulsionné
Que tout cela me semble tragique. Comique? je ne sais pas. Comme si "leur bonheur" s'épanouissait dans la disparition. Cela ressemble fort à ceux qui s'imaginent qu'ils seront plus heureux dans une autre vie et en attendant on fait quoi ? On s'oublie n'importe où... Dis, tu ne trouves pas qu'il est beau l'océan ce matin? Magnifique! -sourire-
"Vous aurez quatre-vingt-cinq ans et, alors, la seule différence entre
vous et un raisin sec sera que, si vous vous retrouvez tous les deux
ridés et sans prostate, le raisin, lui, n'en a jamais eu."
John Scalzi
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"S’il y a bien une chose que l’homme sait faire croître n’importe où, ce sont les mythes."