dimanche 15 février 2026

terre à t(r)aire

 

Belle, grande et redoutable.
La nature est ainsi faite éblouissante, démolisseuse ...
tellement plus forte que nous  autres et toutes nos prétentions récurrentes
de pauvres bipèdes en mal de mère et autre acabit.


Photos  Christine M.  plage de la Courance-Saint-Nazaire


Je regardais la pluie se mouiller
me disant  qu'elle prenait des habitudes
depuis un certain temps
et j'écoutais  en même temps
et mollement
des histoires italiennes de neige sportive;
enfin des trucs pour drogués, shootés à l'adrénaline (pour qu'elle revienne)
du côté de leur médullossurénale catécho la bonne mine.
Un shoot perso tout à fait légal
et même glorifié à  l'échelon mondial en tout bien et tous ses honneurs
jusqu'au revers de la médaille naturlich! (plus tard)
comme pour toutes les addictions 
mais comme c'était pas dit dans l'histoire ou alors à la marge
avec en plus le goût de l'héroïsme et  de la flagellation.
Bref tout le monde se pâmait devant l'exploit
du ça  glisse ma poule.


"Je me méfie de l’héroïsme. Surtout, je me méfie des héros. Mais avant tout, je me méfie de la poésie elle-même. La poésie, cet idéal qui existerait en dehors de l’histoire, en dehors de l’économie, en dehors de la pollution – en dehors du temps." 
Jakuta Alikavazovic


Je n'ai rien contre les sportifs
Je n'ai rien contre les drogués
D'ailleurs, ce sont les mêmes
avec quelques nuances tout de même,
Dame! il faut avancer doucement dans la vie...
Certains ploient sous les médailles (les  sportifs  plus militaires sont forts là-dessus)
d'autres se font chopper par les cow-boys  intellectuels  gourmettés de la BAC
sans avoir les honneurs de la vox populi (qui lit sur on smartphone).
Ils sont tous, elles sont toutes, des accrocs
mais pas sur la même branche
aux infos.







Ma mère et ma grand-mère.
Ah oui, ça y est (enfin!)
Vous comprenez mieux maintenant




mercredi 11 février 2026

particules élémentaires mon cher Watson

 

                  "Connaissez-vous les différentes manières dont la Terre et la vie qu'elle abrite pourraient disparaître ?
Nous allons tous mourir, c'est une certitude. Un jour lointain, même le Soleil cessera de briller. Mais la vie sur Terre n'attendra pas ce moment pour disparaître. En mourant de froid ? C'est peu probable. C'est plutôt la chaleur, la soif, la suffocation ou l'irradiation qui sonneront le glas de la biosphère, dans une série de catastrophes dévastatrices. Et pourtant, ce ne sera pas la fin de l'histoire. Que deviendra l'Univers après notre départ ? Combien de temps encore avant que tout ne s'efface ?
Un voyage fascinant au coeur de l'avenir cosmique, là où le néant et l'éternité se rencontrent."
Alain Riazuelo extrait de: Dix scénarios pour la fin du monde."







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"Les pires tyrans sont ceux qui savent se faire aimer."
Baruch Spinoza



Le 16 février prochain, l’Assemblée nationale verra de nouveau revenir le texte relatif à l’aide à mourir après un passage au Sénat outrancier mais sans impact. 
 
À cette occasion, les militants de l’ADMD mènent des actions dans toutes les délégations à l'occasion de la 20e Semaine de mobilisation de l'ADMD.

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"Il nous faut arracher la joie aux jours qui filent."
Vladimir Maïakovski




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"J'ai tendu mon âme comme un câble au-dessus de l'abîme
et jonglant avec les mots, je m'y suis balancé. "
Vladimir Maïakovski    
  
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SOULÈVEMENTS

Un long-métrage documentaire

de Thomas Lacoste

105' | Février 2026

"Un portrait choral à seize voix, seize trajectoires singulières, réflexif et intime d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique. Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les possibles."






PREMIÈRE SEMAINE

DU 11 AU 17 FÉVRIER

Achères, Pandora

Auch, Ciné 32

Avignon, Utopia

Bagnolet, Cin’hoche

Bayonne, L’Atalante

Besançon, Le Victor Hugo

Blois, Les Lobis

Bordeaux, Utopia Saint-Siméon

Caen, Le Lux

Cahors, Grand Palais

Chambéry, Le Forum

Charlieu, Les Halles

Clamecy, Casino

Clermont-Ferrand, CGR les Ambiances

Die, Le Pestel

Dijon, L’Eldorado

Dunkerque, Studio 43

Fontainebleau, Le Cinéparadis

Grenoble, Le Club

La Rochelle, CGR Le Dragon

La Roche-sur-Yon, Le Concorde

Le Luc, Le Cinéma

Limoges, Le Lido

Lyon, Le Comoedia

Marseille, Le Gyptis

Massy, Cinémassy

Metz, Le Klub

Montgeron, le Cyrano

Montpellier, Utopia Sainte-Bernadette

Montreuil, Le Méliès

Nantes, Le Concorde

Nîmes, Le Sémaphore

Orléans, Les Carmes

Pamiers, Rex

Pantin, Ciné 104

Paris, Espace Saint-Michel

Paris, le Grand Action

Paris, Luminor Hotel de ville

Paris, Majestic Bastille

Paris, Les Sept Parnassiens

Pau, Le Méliès

Perpignan, Castillet (Le)

Pessac, Jean Eustache

Poitiers, le Dietrich

Pont-Sainte-Marie, Utopia

Quimper, Katorza Quimper

Rennes, TNB

Rouen, Omnia République

Saint-Étienne, Le Méliès (Saint-François et Jean Jaurès)

Saint-Gaudens, Le Régent

Saint-Jean-de-Luz, Le Select

Saint-Ouen-l'Aumône, Utopia

Saint-Ouen-sur-Seine, Espace 1789

Sarlat-la-Canéda, Rex

Strasbourg, Le Vox

Toulouse, American Cosmograph

Toulouse, Utopia Borderouge

Tournefeuille, Utopia

Tours, Le Studio

Uzès, Le Capitole

Vaison-la-Romaine, Le Florian

Valence, Le Navire

Vannes, La Garenne

Villejuif, Cinéma d'Art Romain Rolland

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"Du tout il restera trois choses:
La certitude que tout était en train de commencer, la certitude qu'il fallait continuer, la certitude que cela serait interrompu avant que d'être terminé.

Faire de l'interruption un nouveau chemin,
faire de la chute, un pas de danse,
faire de la peur, un escalier,
du rêve ,un pont,
de la recherche...une rencontre."
Fernando Pessoa

dimanche 8 février 2026

badinage

 


Pensées comme vous voulez:




"Je veux bien croire que la peur tue, que la culpabilité tue, que le silence tue, mais je ne peux pas croire qu'on meure d’avoir regardé la souffrance en face. Moi, en tout cas, je ne suis pas morte. Et avant que la colère, la colère que nul ne m'a prise, ne se retire de ma plage intérieure, avant que la colère ne laissant derrière elle qu'une vague nausée qui ne me brûlera plus que le fond de la gorge, ne déserte mes rochers, mes algues et mes galets, et que ne demeurent sur le sable retourné et humide de ma conscience que quelques crabes inertes aux corps transparents que des mouettes affamées auront déjà évidés de leur bec, je me mettrai à écrire. Car derrière les paravents, même s'il n'y a plus rien, même si le temps a tant passé qu'il ne reste que des cendres emportées par le vent ou par les flots dans le courant de la Seine, même si les souvenirs sont si anciens que seuls les paravents leur tenaient lieu de réalité, il y aura toujours quelque chose à inventer.
Après tout, la pensée a horreur du vide."


La passerelle qui dit NON





"Les enfants, ça ne doit pas mourir avant les parents. Dans une société idéale, on ne devrait mourir que lorsqu’on a fini de vivre."        

Les masques tombent





Petite pensée humide pour le bateau qui n'en finit pas de se la couler douce et qui plait tellement ainsi
au promeneur sponsorisé par l'office de tourisme...


illustration source: "Le son du papillon"


The Very You
"Consciousness is not your essence. It flickers. It shuts down. It depends on conditions. What does not flicker is the drive of persistence embedded in the organism itself. Not in the ego. Not in narrative. Not in psychology. In the body as a self-maintaining system. Chemistry, feedback loops, homeostasis, repair. If that drive stopped, there would be no question, no despair, no choice just disappearance. Most organisms would vanish instantly without it.
This is close to Schopenhauer. The “will” in you is not a thought. It is not conscious. It does not ask whether life is worth it. It operates. And it operates whether you approve or not. Sleep does not interrupt it. Depression does not interrupt it. Even the wish “not to live” does not interrupt it, unless the body itself collapses.
Life here is not something most of us would prefer to choose. It matters because it destroys a very common lie, the idea that being alive is the result of consent, affirmation, or meaning. It isn’t. Life did not ask you. And it does not wait for your agreement. Preference enters very late, and very weakly.
So when I say that without this will to persist I would choose not to live, you’re pointing at a brutal asymmetry. The “choice” to live only exists because the will already keeps the system running. The moment the will disappears, the chooser disappears with it. That’s why the fantasy of “choosing not to be” is always parasitic on what it denies.
This is also where a lot of spiritual and therapeutic talk becomes dishonest. They speak as if consciousness could opt out, dissolve, rest, or merge while quietly relying on the body’s blind persistence to keep the experiment going. People talk nonsense about “dissolving into the void” knowing that their bodies are working overtime to keep them alive. That’s not liberation; that’s borrowing credit from biology while pretending it’s insight.
What is your essence, then? Not consciousness, not meaning, not values. The essence is constraint, a self-organizing process that continues unless forcibly stopped, without asking whether continuation is justified. That’s not noble. It’s not tragic either. It’s simply how life works.
Recognizing this does not obligate you to love life, justify life, or “say yes” to anything. It only removes the lie that you are here because you chose to be, or because consciousness decided something. You’re here because something older, dumber, and stronger than consciousness is operating through you.
You are not alive because you want to be; you can want anything only because life is already insisting."

Détective de saison essayant vainement de faire bouillir sa marmite

Lamanage et barbotage sont les deux mamelles du badinage portuaire

illustration source: Toile


"La paresse au XXIe siècle c'est avoir du temps pour s'occuper de soi, des autres, de la planète : c'est se préoccuper enfin des choses essentielles à la bonne marche d'une société. C'est renoncer à l'individualisme, à l'égoïsme, à la destruction méthodique de notre planète. C'est ouvrir un espace ; des espaces. C'est se poser. Et même se re-poser : se poser à nouveau, chaque jour, la question de ce qu'on est, de ce qu'on veut faire, de ce qu'on doit faire. Ne plus être un robot allant travailler, s'usant la semaine pour dépenser son fric une fois le week-end venu, en drogues de toutes sortes (numériques, chimiques, matérielles, culturelles, peu importe, ce sont autant de misérables voyages consuméristes) : on ne rattrape rien en dépensant l'argent qu'on a gagné en étant privé de sa vie. C'est déja trop tard. On n'a qu'une vie : celle que vous êtes en train de vivre, là, aujourd'hui, maintenant. Ce n'est pas un brouillon, ce n'est pas une esquisse. C'est votre vie : vous ne pouvez pas perdre votre temps pour la gagner. Il est temps de la vivre."
Hadrien Klent

vendredi 6 février 2026

la nuit remue

 

Petite revue de détails dans les docks
Le Belem se refait un lifting avant d'aller voguer au printemps vers d'autres rivages.
Les tuyaux d'orgue éolien attendent leur gros canote qui les amènera c'tantôt 
ou un peu plus tard vers le large où ils pourront s'égosiller à plein poumons en brassant de l'air.
Devant, à gauche, en bordure de toile on aperçoit l'ange gardien orangé du sauvetage en mer prêt à aller secourir ses futurs clients et au fond  de la darse pas très loin de la maousse grue des chantiers  les trois tubes appartiennent à un voilier  hybride des temps modernes pour croisiéristes au portefeuille haut de gamme.


"Voir le monde dans un grain de sable
Et le paradis dans une fleur sauvage
Tenir l'infini dans le creux de sa main
Et l'éternité dans une heure."   
William Blake      

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                           photo source: Contre Feu

"Notre proposition de loi vise à mettre fin à la vente de tabac aux personnes nées après 2014 pour libérer les jeunes de cette addiction mortifère.

Au moins 100 signatures sont nécessaires pour obtenir un débat parlementaire. Tant que nous n’y serons pas, nous comptons sur vous pour les interpeller."


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Au jardin, Aristide fait un discours aux crocus qui rient jaune mais faut pas leur en vouloir, c'est leur nature profonde.




 


                         ...pour aller danser, sur les vagues.

"Si un contemplatif se jette à l'eau, il n'essaiera pas de nager, il essaiera d'abord de comprendre l'eau. Et il se noiera."  
Henri Michaux
       





" L'homme est un enfant
qui a mis une vie à se restreindre,
à se limiter, à se voir limité, à s'accepter limité.
Adulte, il y est parvenu, presque parvenu..." 
Henri Michaux

               photo Lionnel

"Tu t'en vas sans moi, ma vie.
Tu roules.
Et moi j'attends encore de faire un pas.
Tu portes ailleurs la bataille.
Tu me désertes ainsi.
Je ne t'ai jamais suivie.
Je ne vois pas clair dans tes offres.
Le petit peu que je veux, jamais tu ne l'apportes.
A cause de ce manque, j'aspire à tant.
À tant de choses, à presque l'infini...
À cause de ce peu qui manque, que jamais n'apportes."
Henri Michaux extrait de: "La nuit remue."




Question hautement philosophique d'un grand voilier des plaines: "Mais d'où vient le vent?"

dimanche 1 février 2026

qui lave tout

 

Miroir, mon vieux miroir, tu racontes bien ce que tu veux
en balançant ta lumière dans les murs.
Je navigue dans mon espace et découvre à chaque fois d'autres latitudes,
d'autres attitudes.
Etre en dehors sous ses dehors,
comme artifice pour prendre le large
avec une corne de brume derrière la digue.


"Accepter sa propre bizarrerie pour en faire sa joie, n'est-ce pas ce qu'on devrait tous faire dans nos vies." 
Eric Reinhardt         



INFOS



"Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir, parce que la lumière me gêne."         
Boris Vian




"Je vois le monde un peu comme on voit l'incroyableL'incroyable, c'est ça, c'est ce qu'on ne voit pas"
Léo Ferré



Y'avait du gris, mais j'avais aussi aussi du soleil dans le gris,
à l'équerre du mouvement


il fallait apprendre de l'idée du passage
et de l'eau qui lave tout.


mercredi 28 janvier 2026

jamais de la vie


 

  photo: Anaïs

Et pour aujourd'hui,
qu'est ce que je vous fais?
Une mise en pluie?

Longer les gouttes
et avoir l'air ailleurs
s'imaginer sous d'autres ciels humides,
avec d'autres voisinages 
cherchant tout comme vous à s'abriter.
L'essen-ciel mon mardi


 la brume compte pas pour des prunes


Dis!
Tu vois ce que je vois ?
Jamais de la vie Lili"
même en regardant dans la même direction,
je ne serais que témoin,
complice si tu préfères
de tes émotions du moment.

Pour comprendre 
ce que tu ressens à l'heure qu'il était,
il me faudrait posséder le prisme de tes yeux
la clé de tes songes
la porte de ton domaine intérieur..
et cela,
bien heureusement, 
je ne l'aurais jamais. 

Sinon je serais toi
pire: ton maître oppresseur.
ça fait peur non?

Partager, c'est me semble t-il respecter les différences,
l'Extraordinaire de l'autre qui fait qu'il est unique dans sa fantastique extravagance.

J'entends parfois:
"Se fondre dans l'autre"
et toutes ces sortes  de cuisines fusionnelles
que certains présentent comme le summum d'un amour,comment dire...: émulsionné

Que tout cela me semble tragique.
Comique? je ne sais pas.

Comme si "leur bonheur" s'épanouissait dans la disparition.
Cela ressemble fort à ceux qui s'imaginent qu'ils seront plus heureux dans une autre vie
et en attendant on fait quoi ?
On s'oublie  n'importe où...

Dis, tu ne trouves pas qu'il est beau l'océan ce matin?
Magnifique!

-sourire-


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"Mercosur, ultra-riches et saumons : les 10 bonnes nouvelles de la semaine"
A lire PAR ICI

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photos Anaïs

"Vous aurez quatre-vingt-cinq ans et, alors, la seule différence entre vous et un raisin sec sera que, si vous vous retrouvez tous les deux ridés et sans prostate, le raisin, lui, n'en a jamais eu."         
John Scalzi

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"S’il y a bien une chose que l’homme sait faire croître n’importe où, ce sont les mythes."     
Laurent Genefort