lundi 6 avril 2009

l'actualité en affiche

"La transformation du parachute doré des patrons de Valeo, Vivendi, Fortis, Alcatel, Carrefour, EADS, Vinci, etc."
"Israël, Palestine, l’unité serait pourtant tellement plus belle."

"La vérité sur “le partage des profits selon la règle des trois tiers”…"


" Une affiche contre un Etat qui ne comprend rien à Internet !"



Encore un dessinateur talentueux, son nom est geoffrey dorne et son blog s'appelle "j'affiche". Il y traite l'actualité à sa manière, dans un style épuré et coup de poing-voyez plutôt les quelques exemples présentés, il y en a beaucoup d'autres bien entendu, et je vous conseille tout bonnement d'aller faire un tour sur son blog.

dimanche 5 avril 2009

c'est un poème à lui tout seul



































































Serge de la rue georges brassens et languedoc sien joue avec les mots comme à la marelle, en sautant allégrement de la terre au ciel, accroche pied, à clochemerle, accroche-coeur et les commentaires vont bon train. Je disais "joli", il répond "eva" ... sans doutes pour se faire l'avocat du diable. Il butine sur les sujets qui passent avec des mots qui lui ressemblent comme deux gouttes de rosé de provence. C'est un adepte du spam et de sa mise en boite.C'est un ami très cher aussi et comme je n'ai pas toujours les moyens, il me fait souvent crédit, c'est ma chance de le connaître et pour l'heure, c'est lui qui retapisse le blog,il me semble que ça le démangeait depuis un certain temps .... (photos glanées par ses soins et déposées dans la boite un dimanche d'avril)

Jacques Higelin - Champagne

Album: "Du champagne pour tout le monde, du caviar pour les autres"
"La nuit promet d'être belle
Car voici qu'au fond du ciel
Apparaît la lune rousse.
Saisi d'une sainte frousse,
Tout le commun des mortels
Croit voir le diable à ses trousses.

Valets volages et vulgaires, ouvrez mon sarcophage
Et vous, pages pervers, courrez au cimetière.
Prévenez de ma part mes amis nécrophages
Que ce soir, nous sommes attendus dans les marécages.

Voici mon message :
Cauchemars, fantômes et squelettes, laissez flotter vos idées noires
Près de la mare aux oubliettes, tenue du suaire obligatoire.

Lutins, lucioles, feux-follets, elfes, faunes et farfadets
Effraient mes grands carnassiers.
Une muse un peu dodue me dit d'un air entendu : " Vous auriez pu vous raser. "
Comme je lui fais remarquer deux-trois pendus attablés
Qui sont venus sans cravate,
Elle me lance un œil hagard et vomit sans crier gare quelques vipères écarlates.

Vampires éblouis par de lubriques vestales,
Égéries insatiables chevauchant des Walkyries,
Infernal appétit de frénésie bacchanales
Qui charment nos âmes envahies par la mélancolie,
Satyres joufflus, boucs émissaires, gargouilles émues, fières gorgones,
Laissez ma couronne aux sorcières et mes chimères à la licorne.

Soudain les arbres frissonnent
Car Lucifer en personne
Fait une courte apparition,
L'air tellement accablé
Qu'on lui donnerait volontiers
Le Bon Dieu sans confession,
S'il ne laissait, malicieux,
Courir le bout de sa queue
Devant ses yeux maléfiques
Et ne se dressait d'un bond
Dans un concert de jurons,
Disant d'un ton pathétique
Que les damnés obscènes
Cyniques et corrompus
Fassent griefs de leur peines
À ceux qu'ils ont élus,
Car devant tant de problèmes
Et de malentendus
Les dieux et les diables
En sont venus à douter d'eux-mêmes
(Dédain suprême).

Mais, déjà, le ciel blanchit.
Esprits, je vous remercie
De m'avoir si bien reçu.
Cocher, lugubre et bossu,
déposez-moi au manoir
Et lâchez ce crucifix
Décrochez-moi ces gousses d'ail
Qui déshonorent mon portail
Et me chercher sans retard,
l'ami qui soigne et guérit
la folie qui m'accompagne
Et jamais ne m'a trahi :
Champagne..."

lecture pour tous








"C’est une danse étrange et nocturne dans les guichets automatiques des banques. Des feux d’artifice tirés illégalement. L’art-paysager, des travaux de terrassement, ou des objets bizarres dans les Parcs Publics. Rentrez par effractions dans des maisons, mais au lieu de les cambrioler, laissez y des objets de terrorisme poétique. Kidnappez quelqu’un et rendez-le heureux. Prenez une personne au hasard et persuadez la qu’elle vient d’hériter d’une fortune colossale, inutile et surprenante - 1000 hectares en Antarctique, un éléphant de cirque trop vieux, un orphelinat à Bombay, ou une collection de vieux manuscrits alchimiques. Cette personne réalisera plus tard que durant un moment, elle a cru en quelque chose d’extraordinaire, et elle sera peut-être amenée à rechercher un autre mode de vie, plus intense.
Erigez des plaques commémoratives en cuivre dans les endroits (publiques ou privés) où vous avez connu une révélation ou une expérience sexuelle particulièrement satisfaisante...
Go naked for a sign.
Organisez une grève dans votre école ou sur votre lieu de travail sous prétexte que vos besoins en indolence et en beauté spirituelle n’y sont pas satisfaits.
Les graffitis apportent une certaine grâce aux métros si laids et aux monuments publiques si rigides - le Terrorisme Poétique peut également servir dans les endroits publiques : des poèmes gribouillés dans les toilettes des palais de justice, de petits fétiches abandonnés dans les parcs et les restaurants, des photocopies artistiques placées sous les essuie-glaces des pare-brise des voitures en stationnement, des Slogans écrits en Caractères Enormes collés sur les murs des cours de récréations ou des aires de jeux, des lettres anonymes postées au hasard ou à des destinataires sélectionnés (fraude postale), des émissions radio pirates, du ciment humide....
La réaction du public ou le choc esthétique produit par le Terrorisme Poétique devra être au moins aussi intense que le sentiment de terreur - de dégoût puissant, de stimulation sexuelle, de crainte superstitieuse, d’une découverte intuitive subite, d’une peur dadaesque - il n’est pas important que le Terrorisme Poétique soit destiné à une ou plusieurs personnes, qu’il soit « signé » ou anonyme, car s’il ne change pas la vie de quelqu’un (hormis celle de l’artiste), il échoue.
Le Terrorisme Poétique n’est qu’un acte dans un Théâtre de la Cruauté qui n’a ni scène, ni rangées, ni sièges, ni tickets, ni murs. Pour fonctionner, le Terrorisme Poétique doit absolument se séparer de toutes les structures conventionnelles de consommation d’art (galeries, publications, médias). Même les tactiques de guérillas Situationnistes comme le théâtre de rue sont peut-être actuellement trop connues et trop attendues.
Une séduction raffinée, menée non seulement dans l’optique d’une satisfaction mutuelle, mais également comme un acte conscient dans une existence délibérément belle - pourrait être l’acte ultime de Terrorisme Poétique.
Le Poète Terroriste se comporte comme un farceur de l’ombre dont le but n’est pas l’argent mais le changement.
Ne pratiquez pas le Terrorisme Poétique pour d’autres artistes, faites le pour des gens qui ne réaliseront pas (du moins durant quelques temps) que ce que vous avez fait est de l’art. Evitez les catégories artistiques identifiables, évitez la politique, ne traînez pas pour éviter de raisonner, ne soyez pas sentimentaux ; soyez sans pitié, prenez des risques, pratiquez le vandalisme uniquement sur ce qui doit être défiguré, faites quelque chose dont les enfants se souviendront toute leur vie - mais ne soyez pas spontanés à moins que la Muse du Terrorisme Poétique ne vous possède.
Déguisez-vous. Laissez un faux nom. Soyez mythique. Le meilleur Terrorisme Poétique va contre la loi, mais ne vous faites pas prendre. L’art est un crime ; le crime est un art.
"-le terrorisme poétique-hakim bey-
Les beaux jours aidant passons donc aux travaux pratiques : sur le front de mer, au banc d'essai d'un jardin public, à l'arrêt de bus et dans son bus, dans la salle d'attente de la gare de nantes et d'ailleurs, partout ou il semble bon de le faire et t'imagines fort bien, tu "oublies" un livre et sur la page de garde tu laisses un message comme par exemple: "Ceci est un livre à la mer.
S vous le trouvez et qu'il vous plaît, savourez-le et, une fois dégusté, déposez-le dans l'endroit de votre choix.S'il ne vous plaît pas, laissez-le là où vous l'avez trouvé.
Ceci est un livre à la mer et le but du jeu c'est qu'il ne trouve plus jamais de propriétaire mais une marée de passeurs de mots.
Faites suivre !"
-grabuge-
ou bien entendu tout autres mots qui te sont chers

faire le mur
















"Les murs que les hommes dressent entre eux résistent à tout sauf au temps. Créés pour être éternels, ils ne sont que d'éphémères constructions humaines. C'est une des rares lois de l'histoire qui ne souffre pas d'exception. Pourquoi les murs ne peuvent-ils atteindre le but qu'ils se sont assignés et qui consiste à dresser durablement contre l'autre un obstacle infranchissable? La principale raison de cet échec est à mes yeux un malentendu: ceux qui construisent ces remparts pensent qu'ils accomplissent un acte de puissance, que le mur est une manifestation de la force. En réalité, il est un signe de faiblesse. La raison d'être d'un mur c'est la peur. Un mur est, sans qu'on en soit bien conscient, un pavillon que l'on hisse et qui proclame à tous ceux qu'il prétend retenir que notre camp est menacé. Le mur est une provocation car la nature humaine est de vouloir immédiatement franchir cette limite posée devant sa liberté. Sitôt son sillon tracé, Romulus vit son frère l'enjamber; Cette provocation est d'autant plus forte que le besoin même de l'accomplir est un constat d'échec. Si l'on n'a pas peur de l'autre, il n'est nul besoin de le tenir à distance. Le secours d'un mur est un constat d'impuissance. A la fois chiffon rouge et drapeau blanc. Le mur est le signe d'un combat perdu d'avance.../..." -jean christophe rufin-extrait de l'avant propos du livre d'alexandra novosseloff et franck neisse: "des murs entre les hommes" -la documentation française-










-"Quand on a le ventre à terre, on n'est pas loin d'avoir les pieds au mur." -pierre dac-





-"Ce qui est dur, c'est le mur. Savoir qu'une chose est vraie et ne pas pouvoir le prouver." -marthe hanau-





-"La liberté est dans le geste : écrire. Emprisonnés même, on peut encore écrire sur les murs, faire signe de liberté." -claude jasmin-





-"Lorsqu'un mur va s'écrouler, tout le monde le pousse." -jiang zilong-





-"Le malentendu est le mur porteur des relations humaines." -martin page-





-"Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts." -isaac newton-





-"Le front des hommes est fait pour se cogner à des murs derrière lesquels il ne se passe rien." -jean rostand-





-"Si vous rentrez dans un mur, n'abandonnez pas. Trouvez un moyen de l'escalader, le traverser, ou travaillez autour."- michael jordan-





-"the world's too small for walls" -parole de mur-










Les photos du mur de palestine sont de: laama, celle de l'affiche d'amnesty provient du site d'amnesty international france et celle de la couverture du livre "des murs entre les hommes" a été faite par ses auteurs

vendredi 3 avril 2009

à la bonne votre bien sur

Serge qui sait dénicher pour nous des produits révolutionnaires nous présente aujourd'hui et en exclusivité l'usbwine , à découvrir de toute urgence car comme ils le disent si bien et avec les dents blanches dans la présentation: "cela va changer vos soirées" plus d'infos sur la vidéo et youpi c'est la fête! Et comme disait un vigneron poète militant et boute- en -train: "tous bourrés dès huit heures , soutien aux viticulteurs"- avec modération comme de bien entendu...

c'est quoi un capitaliste?


Sneck nous envoie son bonjour au retour du G20, à ne pas confondre bien sur avec le "j'ai faim" qui ne loge pas tout à fait à la même enseigne entre se fendre la poire et le fromage au banquet des illustres. ( merci rémy :-) ) Ah tiens au fait, joyeux anniversaire l'OTAN et toutes ses dents...surtout celles de devant!!!

jeudi 2 avril 2009

Into The Wild "Long Nights" Eddie Vedder


-de longues nuits-
"Je n'ai pas peur
Du moins quand je suis seul
Je serais bien meilleur que je ne l'étais auparavant

J'ai cette lumière
Et je m'en servirais pour évoluer
Qui j'étais avant ?
Je ne m'en souviens pas

Les longues nuits me permettent de sentir...
Que je tombe... je tombe
Les lumières s'éteignent
Laisse moi sentir
Que je tombe
Que je tombe sur le sol tout en sécurité
Ah...

Je considererai cette ame qui est à l'intérieur de moi maintenant
Comme un nouvel ami
Que je connaitrai toujours

J'ai cette lumière
Et la volonté de montrer
Que je serai bien meilleur qu'auparavant

Les longues nuits me permettent de sentir...
Que je tombe... je tombe
Les lumières s'éteignent
Laisse moi sentir
Que je tombe
Que je tombe sur le sol tout en sécurité"

veuillez répéter






















Oubliées les infos de 7h à 9h, les chroniqueurs intelligents aux papiers compétents. Oublié comment va le monde, Oh pas vraiment longtemps juste deux, trois jours et toutes les heures qui vont avec, ça en fait du vent finalement dans la mesure de mes possibles. Et revenir une autre fois, après, pour voir que rien n'a changé, que je n'ai rien manqué non plus. T'imagines! si ça avait été le jour de la météorite, pas celle des jolis confettis qui brillent les nuits claires, non, la costaude qui fait splach partout en s'engouffrant dans l'atmosphère et qui te vitrifie un T.E.R. en moins de deux. A quoi ça m'aurait servi la bonne aventure au demorand ? à apprendre ce que je sais déjà ou alors ce que je ne saurais jamais. Sans me frotter aux extrèmes pour frissonner à bon compte, spectateur du général et acteur en particulier, je mets la balle bleue en remise et sourdine, excusez-moi mais je ne sais déjà plus rien et c'est plutôt pas mal, même pas mal. Jusqu'à dimanche j'étais dans le coup jusqu'au cou ; je pouvais suivre avec le doigt une conversation et participer présent aux distorsions planétaires. Mais en trois jours, à la vitesse où l'on oublie ce qu'on est censé savoir, mon actualité s'est figée dans le ringard, c'est la même pourtant me dis-je pour me rassurer comme pour tes grands oncles au camping de la caverne, à quelques rognures d'os près aussi, seulement, ne crois pas que tu vas t'en tirer à si bon compte. Dès demain c'est promis je rallume tout mais s'il vous plait encore un peu... j'ai mes pouces,alors comme ça on dirait que je ne suis pas au courant , je me fais araignée sur le tableau et j'attends.












L'Homme Parle - La crise

envoyé par lydie -merci-