lundi 9 mars 2009

Arno Comme à Ostende

vu sur macadam's blog avec ce commentaire
"Ou alors, se barbouiller de la voix d’Arno. Se goinfrer de décibels à s’en mettre par dessus les oreilles. Boire sa rage et sa tendresse au goulot. Manger ses mots avec les doigts. S’en repaître jusqu’à plus faim, plus soif …"
http://macadame.wordpress.com/

dimanche 8 mars 2009

Dick Annegarn Bruxelles

moi cette chanson ...ben elle me donne des frissons partout

humour du dimanche











-AH! AH! AH! et je dirais même plus HI! HI! HI! -








"Et quand la vérité n'ose pas aller toute nue, la robe qui l'habille le mieux, c'est l'humour."-doris lussier-




"L'humour est un déguisement sous lequel l'émotion peut affronter le monde extérieur" -tony mayer-




"Où il n'y a pas d'humour, il n'y a pas d'humanité, où il n'y a pas d'humour, il y a le camp de concentration." -eugène ionesco-


















"L'imagination a été donnée à l'homme pour compenser ce qu'il n'est pas. L'humour pour le consoler de ce qu'il est" -saki-





"L'humour est une façon de se tirer d'embarras sans se tirer d'affaire."-louis scutenaire-





"Dans le tragique, l'esprit humain, aussi loin qu'il descende, finit toujours par toucher le fond ; dans l'humour jamais." -arthur schnitzler-





"L'humour est le plus court chemin d'un homme à un autre." -georges wolinski-





"L'humour n'est qu'un des moyens de se défendre contre l'univers." -mel brooks-





















"J'ai perdu le sens de l'humour depuis que j'ai le sens des affaires." -luc plamondon-





"L'humour. Une plaisanterie avec un air triste." -william shakespeare-





"L'humour est un phénomène produit par une précipitation soudaine de la culture dans la barbarie." -wyndham lewis-






merci à popette , rémy, olivier et philippe

bonne fête et l'autre pas.






C'est le 8 mars aujourd'hui et si j'en crois le calendrier évènementiel, l'on devrait souhaiter une bonne fête à toutes les femmes, petites ou grandes, jeunes ou vieilles, riches ou pauvres...mais chaque année se pose la même question: faut-il le faire? et chaque année se transmettent les mêmes réponses: "bien sur que oui" ou "forcément non" et encore : "oui, mais..." et bref , jusqu'à 23h59 je resterais dans le doute puisque les partisanes de l'un ou de l'autre camp, voir des deux ou d'aucun ont des arguments tout à fait crédibles. Et moi là dedans ptit mec, qui ne voudrait pas faire un impair -surtout aujourd'hui- (ah oui parce que les autres jours... -la claviste sur le pont-) et bien comme j'aimerais être consensuel, et ne pas me mettre à dos plus de la moitié de la gente humaine, je marche sur mes oeufs ( on appelle cela une descente d'organe je crois -voix off) ou bien comme au milieu d'un champ de mines que je serais, si l'image vous interpelle plus. Ceci dit, j'ai déjà réussi à me débarasser du problème de la fête des mères, d'abord j'ai plus de mère et puis, à part quand la maitresse d'école (célibataire) nous faisait fabriquer des trucs immondes pour l'occasion, je me suis toujours posé la question du bien fondé de cette fête pétiniste censée glorifier le ventre maternel tout juste bon, si j'en crois le catéchisme des années 40 à enfanter des ptits franciaux, bien propres et au garde à vous-fixe- . Pour la fête des pères, c'est pareil, ça fait un bail que je n'offre plus de cendrier en terre cuite, et de toutes façons j'imagine qu'aujourd'hui avec évain et tous ses fumasses ce ne serait absolument pas politiquement correct,.Mince ils ont du en baver les instits pour trouver autre chose. M'enfin comme y'a plus d'instits non plus, vu qu'ils sont profs des écoles, et comme y'a plus depuis longtemps d'école normale et bientôt plus d'iufm , je ne suis pas sur qu'à la fac plus douze ils vont leur apprendre ce genre d'activités et ça au moins ce sera réglé car pour le reste...Bon alors heu! bonne fête et l'autre pas...

samedi 7 mars 2009

Stop and Hear the Music

Le musicien de rue était debout dans l'entrée de la station « Enfant Plaza » du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon.

C'était un matin froid, en janvier dernier. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et à nouveau, du Bach.

A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur travail.. Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant.

Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans son petit pot. Peu après, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face pour l'écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.

Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l'a tiré, pressé mais l'enfant s'est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement afin que l'enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien. Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.

Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l'argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars.


Personne ne l'a remarqué quand il a eu fini de jouer. Personne n'a applaudi.


Sur plus de mille passants, seule une personne l'a reconnu.


Ce violoniste était Joshua Bell, actuellement un des meilleurs musiciens de la planète. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius valant 3,5 millions de dollars.

Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation future au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

C'est une histoire vraie. L'expérience a été organisée par le «Washington Post » dans le cadre d'une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d'action des gens.

Les questions étaient : dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l'apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?

Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être :

si nous n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde, jouant pour nous gratuitement quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, avec un violon Stradivarius valant 3,5 millions de dollars, à côté de combien d'autres choses passons-nous ?
(merci olivier pour l'envoi)

pour bien faire


Pour bien faire, il faudrait dépoussiérer le clavier, passer une petite brosse entre les touches et enlever aux lettres l'excès de sébum qui s'est accumulé au fil des jours, et peut-être même aussi en supprimer quelques unes , celles qui ne servent que trop rarement dans la couture des phrases...Vous écrivez au point de croix vous? Ah si la question est posée ainsi, je ne peux que répondre par l'affirmative. Forcément, on le sent bien que j'ai dû dans le passé donner ma langue au chat de l'aiguille à tricoter les culpabilités pardonnables; Comme tout le monde je me débrouille avec le point arrière et le point de piqûre n'est pas non plus pour me déplaire. Regarde bien le clavier, il ressemble à l'escalier qui se creuse pour accueillir les pas, et il y a des marches plus sensibles que d'autres. Ici c'est pareil, les touches elles s'expriment en silence majuscule, comme la rouille sur les doigts du fumeur. On ne peut rien cacher finalement; c'est comment dire -scientifique-enfin... paraît-il . Pourtant je n'ai jamais été persuadé que le scientisme avait réponse à tout ou alors il ressemblerait à cela même qu'il voudrait combattre, car si la raison n'a jamais tort c'est que les dieux du dogme commandent les éprouvettes, et en ce qui me concerne, le point de rupture est consommé. Juste des traces, des fragilités dans la machine humaine pour nous offrir un semblant d'histoire, une différence et toutes ces concéquences, qui nous font ici et maintenant bonne pâte, à modeler les émotions. Point de feston, point de chausson, point invisible...on se tricote comme on peut au large des entournures, on se déboutonne à l'occasion et l'on se cherche une harmonie avec le tissu pour pas faire trop tâche. Au commencement il y avait -azerty- et ensuite des routes multiples, indéfinissables, inexplicables, jalonnées de points de suspension, énervées sous les exclamations, timides en interrogations et nuancées chez guillemets. On s'habille avec ses mots comme on couvre sa pudeur avec du coton plus ou moins bien peigné, et ce que l'on porte n'est pas toujours à l'image de ce que l'on voudrait être, puisqu'il y a des impondérables, le regard des autres et l'interprétation qui tourne à plein régime. prise de tête, prise de risque, prise au vent, de saisons en calendriers, et toujours se représenter en choix continu, en spectacle de chambre ou grand public, c'est salon où l'on se cause -mais je vous en prie, passez donc devant , j'ai mon âme à finir - une maille à l'endroit, une maille à l'envers...mar plij...

vendredi 6 mars 2009

se coucher tard...nuit -deuxième partie-
















".../... Il regarde dehors. La lumière a changé. un voile bleuté a gagné les lointains. Par la fenêtre, un bruit arrive, dont il ne saurait dire si c'est celui d'un bourdon ou d'un moteur au loin. C'est un moteur. De mobylette. Il sourit: "Comme du papier musique." La mobylette de Bert, le nuiteux, fait un bruit très particulier, reconnaissable entre mille. A présent, il n'y a plus qu'à attendre deux minutes trente. il imagine la mob qui fait le tour du bâtiment par derrière, Bert qui met l'antivol et prend sa gamelle dans la sacoche. A présent, il monte les marches et s'approche du bureau...-" Comme du papier musique! " Bert fait son entrée. La phrase est aussi rituelle que les gestes. Poignée de mains, allumer la lampe du bureau, éteindre le néon. Dans l'ordre. Puis il s'asseoit, retire ses souliers et enfile des pantoufles. Bert, c'est lui qui dit si c'est la nuit ou le jour. Là, c'est la nuit qui commence. Quand il a chaussé ses pantoufles, on sent que la bascule est faite. Du coup, en se levant du fauteuil qui n'est plus le sien depuis une minute, l'infirmier est surpris, presque gêné du bruit que font ses souliers sur le carrelage. "R.A.S. ?" -R.A.S. " Les transmissions sont terminées. L'infirmier va pouvoir partir. Il devrait même être déjà parti mais chaque fois, il traîne encore un peu, faisant semblant de ranger un truc ou deux. Il s'étire. Bert dit qu'aujourd'hui il est tombé du feu. L'infirmier acquiesce. Oui, il a fait chaud. Il défait un à un les boutons de sa blouse et tourne encore un peu dans le bureau. Le nuiteux jette un oeil sur le tableau des effectifs, un regard sur les étiquettes des patients. Il ne lit pas vraiment, il attend. Sans impatience, mais il attend. Il sort de sa poche la blague à tabac et le cahier de feuilles. La nuit, on a le temps de rouler. Petit à petit, il prend possession de son domaine. Il installe près de lui la grosse lampe Mazda pour les rondes. Sur la potence à perfusion, il accroche sa blouse, au cas où...Sur le seuil du bureau, l'infirmier se retourne. C'est étrange. Ce bureau, il le connaît par coeur. Il y travaill depuis des années. Pourtant, chaque soir c'est la même sensation. On dirait qu'un autre monde est en train de naître, avec ses valeurs, ses rituels, son rythme. La salle de séjour s'est vidée et la télé s'est allumée sur un désert de fauteuils. Eteindre le poste, c'est l'étape suivante pour le nuiteux. Et puis la première ronde, juste pour voir comment ça se passe. Pour renifler aussi l'ambiance, s'en imprégner. Au passage, Bert ouvre la porte de l'office pour déposer sa gamelle dans le frigo. Il a le coup pour ouvrir les portes sans faire de bruit avec les clés. De jour, c'est pas pareil. On n'y pense pas, au bruit des clés. C'est même un peu lui qui rythme la journée. L'infirmier, toujours dans la porte du bureau, se dit qu'un jour, il faudra qu'il compte combien de fois on sort les clés de la poche en une journée. Il pense à ses tomates qui l'attendent mais il reste encore un instant. Pour rien, pour voir. Le nuiteux revient de sa première ronde. "Comme du papier musique." Pour lui, la vie, c'est la nuit. C'est drôle de penser qu'au moment où les autres s'affairent, il dort. L'infirmier se demande si Bert à un jardin. Il ne sait même pas s'il a une femme, des enfants. Les nuiteux sont d'un autre monde. L'autre jour, à la télé, il a vu un reportage sur des gens qui partaient en vacances et laissaient leur maison à une famille d'Américains. C'est un peu ce qu'il ressent en ce moment. A voir le nuiteux s'installer, il a la sensation q'un étranger s'installe chez lui...ou qu'il habitait jusqu'à présent chez un autre. Voilà Zean-Luc qui revient à la charge, en chemise et le cul à l'air, il avance vers le nuiteux pour lui expliquer le coup du poisson, que trois fois et...l'infirmier va pour intervenir mais Bert le devance. Il explique au casse-pieds que c'est bon le poisson, que ça rend intelligent. Ah oui, c'est vrai, c'est lui le patron, à présent; c'est à lui de répondre. Du reste, l'autre ne s'y est pas trompé. Il a vu les pantoufles, la lampe de bureau allumée et il s'est adressé naturellement à Bert. Décidément, l'infirmier a du mal à s'y faire, à la nuit. A présent, le nuiteux a sorti du placard une mallette de bois. Sur le rebord du bureau, il fixe un minuscule étau et il dispose autour de lui tout un tas de plumes, de bobines de fil. On dirait qu'il se prépare pour un rituel magique de sorcellerie, il explique, mais plus pour lui-même que pour l'infirmier, que pour la truite, les mouches on en a jamais assez. Les lunettes au bout du nez, il regarde avec gourmandise le déballage hétéroclite qui a envahi le bureau. Mais il ne va pas commencer tout de suite. Pas devant l'infirmier. "Bon, je te laisse. Mes tomates m'attendent; ça va aller ? - Comme du papier musique! -A d'main." A présent, il est obligé de partir. D'ailleurs, l'autre ne le regarde plus. il farfouille dans sa blague à tabac, une feuille de papier collée au coin des lèvres. Le couloir, où les pas résonnent, l'escalier, la porte d'entrée. Les clés, une dernière fois. Puis le perron. L'infirmier regarde le ciel de juin qui s'est assombri. il voit les premières étoiles. Merde, trop tard pour les tomates. il ira demain matin, au lever du jour. A présent c'est la nuit, et la nuit, c'est fait pour dormir. Enfin, pour dormir... ou pour veiller." -richard kowalyszin- éducateur spécialisé-V.S.T. -revue du champ social et de la santé mentale- n°82 -le travail de la nuit-

jeudi 5 mars 2009

se coucher tard...nuit -première partie-




"Au début, on ne se rend pas vraiment compte. il fait encore grand jour car on est fin juin. Les tables sont débarassées après le repas du soir, dans le brouhaha habituel et le tintement de la vaisselle sur les chariots qu'on roule. Dans le salon, la plupart des patients sont déjà installés devant la télé. Les autres sont sortis prendre le frais sur la terrasse encore brûlante du soleil de l'après-midi. Mais bon, il y a un souffle e vent qui fait croire; Dans l'infirmerie, on range les timbales des médicaments; avec les gestes un peu gourds des journées chaudes qui se terminent. C'est comme si, imperceptiblement, le temps ralentissait. L'odeur de la soupe arrive jusque là et l'infirmier se dit que ça va être bientôt à lui de se mettre à table. Tout est comme d'habitude, quoi,. Oh, il y a bien jean-luc, (lui, il dit zean-luc) qui râle parce que ça fait trois fois qu'on mange du poisson cette semaine, mais ça aussi, on en a l'habitude. Et puis, c'est le premier signe, le premier signal, presque. Zean-luc, toujours lui, demande qu'on éteigne le néon (lui, il dit le léon) pour allumer l'autre lampe, celle qui est sur le bureau. Le néon, c'est la lumière pour le jour. C'est l'équipe du matin qui l'allume en arrivant, quel que soit lr temps. Un rituel. Et le nuiteux l'éteint. C'est ainsi depuis toujours. Alors, il tient bon. il lui explique à zean-luc, qu'il faut attendre encore un peu, que le nuiteux arrive. Chacun son boulot, quoi.Imperceptiblement aussi, les bruits changent. Comme un léger assourdissement, très ténu. Un non -initié n'y prendrait pas garde. C'est noyé dans la noise coutumière du service. Bien sûr, le médecin est parti depuis longtemps, et le psychologue. Les bureaux se sont fermés un à un. On se dit qu'il y a déjà un bon moment que le téléphone n'a pas sonné. Le secrétariat est clos. C'est pour ça. Les voitures de service sont toutes rangées sur le parking et ça aussi, c'est un signe. L'infirmier quitte le bureau et se dirige vers le coin de la salle à manger où un bol de soupe l'attend. Sur la table, il y a aussi une carafe d'eau fraîche. il regarde sans vraiment voir, les gouttes qui condensent sur le ventre de la carafe. Il se dit qu'il n'a pas bu de l'après-midi. Et puis il voit le poisson. Deux carrés de sciure jaune qui sentent le graillon près d'un amas gluant et blanc, "gratin de chou-fleur" pense- t'il. Et il se dit que l'autre grande gueule a raison: ça fait trois fois cette semaine qu'on a du poisson. Après le repas, il y a encore deux ou trois bricoles à faire mais ça y est, la journée se tire. il pense qu'en rentrant chez lui, il faudra qu'il arrose ses tomates et il se dit que dans quinze jours-trois semaines, il pourra manger les premières, cueillies sur le pied. Il ne regarde pas sa montre ni la pendule. Pas besoin. C'est le nuiteux qui dit le moment de partir et c'est bien ainsi.


Revoilà le casse-pieds. il demande à l'infirmier s'il a aimé le poisson carré, si on allume le néon, s'il peut faire un dessin, si... non il n'a pas aimé le poisson, ni le reste, mais c'est sans importance. Il goûte juste ce drôle de moment. Ce n'est pas de manger qui est important, c'est le moment. Autrefois, ils étaient plusieurs, le soir à table. Jusqu'à quatre dans les grands jours, avant la crise. Mais ça ne change rien. Autant le repas du midi est bruyant et agité, autant celui du soir est calme et silencieux.. Pas vraiment du recueillement; juste un ralentssement des choses. Un changement de tempo il retourne au bureau, expédie les dernières corvées et récupère son livre: introduction à la psychanalyse de Freud. c'est drôle, il y revient tout le temps à ce livre. Poutant, il l'a lu tellement de fois que la couverture part en miettes. A quoi bon s'intéresser à ces choses aujourd'hui. Même dans un service de psychiatrie, ça n'intéresse plus grand monde la psychanalyse. Trop compliqué, ça oblige à penser.../..." -A SUIVRE- (richard kowalyszin- texte publié dans VST n°82- "le travail de la nuit-

coucou du revoilou
















Bonjour tous les gens. Vous l'aviez sans doutes remarqué si vous êtes venu faire un tour par ici même ces derniers jours, le blogaillon sentait un peu le renfermé, voir même le réchauffé, cela n'avait rien à voir avec une crise identitaire ou parce que je fêtais les deux années d'existence de la maison- ben voui! mars 2007-mars 2009-un pluchain chat fait bien deux ! boudiou! et ça s'arrose nom d'une morgate à la sauce armoricaine! Ouai enfin on verra! si vous êtes pas trop sages! et puis c'est pas non plus présentement l'auchan du départ ou le char leclerc, vous savez le style grande distribution qui fait son anniversaire tous les trois mois pour faire la fête à votre porte-monnaie- ben non ici jj pas de ça - d'abord y'a rien à gagner dans le bourg même pas de lien publicitaire à clicouiller pour que je puisse me faire de la tune- les pubs éventuelles c'est du bénévolat de ma part et si jamais lorsque vous vous branchez sur les chroniques de l'estuaire y'a des fenêtres intempestives qui s'ouvrent, j'en suis désolé, c'est à cause de quelques gadgets qui trainent sur le blog et je vous conseille vivement de les boycotter, tant que je n'ai pas réussi à m'en débarasser. donc tout ça pour dire que ces jours ci, j'étions très occupé au point que je navet pas de temps à consacrer au clavier et ainsi ce qui explique cela, à savoir les nouvelles n'étaient plus vraiment de première fraîcheur. Mais tant pis pour vous, me voilà revenu, on vous aura prévenu, ça va chier des croquettes de poisson dans la darse où je m'y connais pas.





et tout d'abord quelques infos-en vrac et en pagaille




patrice de rennes m'a envoyé ceci:










A l’occasion du 20e anniversaire de la Chute du Mur de Berlin, les étudiants de la section design graphique de LISAA-Rennes présenteront une série d’affiches à l’Institut franco-américain de Rennes.« Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont citoyens de Berlin. C’est pourquoi, en tant qu'homme libre, je suis fier de dire : Ich bin ein Berliner !" : Partis d’un extrait de discours de John Fitzgerald Kennedy, les élèves ont travaillé plus généralement sur l’Europe, s’appuyant sur ce moment historique marquant la prise de conscience par les européens des notions de liberté, de tolérance, de différences, qui sont les fondements même de l’Union Européenne.Outre ce rappel du slogan de l’Europe « Unie dans la diversité », cette exposition est également un rappel de deux entités qui constituent l’Europe : Liberté et fragilité qui ont marqué la construction de ce territoire.A travers différents axes de travail, c’est principalement la vision de jeunes européens de 20 ans sur l’Europe d’aujourd’hui qui est abordée dans cette série d’affiches.
Institut Franco-américain de Rennes
7, Quai Chateaubriand BP 90446
35104 RennesPartenaire : Institut Franco-américain de Rennes / La maison de l'Europe / LISAA. Merci de faire relayer l'information sur la toile ou sur papier.Patrice Guinche Directeur d'études Lisaa Rennes contact tel.02 99 79 23 79 mail.
p.guinche@lisaa.com Blog des étudiants www.lisaa-line.blogspot.com








autre chose, mireille nous signale que: LE CODELIB Saint-Nazaire
(Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires)
organise samedi 7 mars une manifestation à Saint- Nazaire à 15h devant le Tribunal
si vous voulez + d'info allez sur le site
http://www.codelib.info/








le collectif: 44= breizh lui nous rappelle que: "les six barbouilleurs volontaires poursuivis pour de la peinture et du goudron sur le palais de la région Pays de la Loire à Nantes, passeront au tribunal de Nantes le jeudi 5 mars à 14 heures. Nous invitons ceux qui le peuvent à se rassembler devant le palais de justice avant 13 h 45. Nous demandons aux magistrats de prendre en compte l'actualité de la Réunification dans leur jugement, et de relaxer les 6 barbouilleurs. Les 22 000 euros demandé par les Pays de la Loire® (pour trois ampoules decoaltar contre des panneaux) ne sont rien en comparaisons des millions d'euros d'argent public engloutis par la région pour assurer sa communication et son matraquage « ligérien ». Jacques Auxiette doit être responsable et assumer sa position politique et son engagement contre la volonté populaire des Bretons : qu'il paye de sa poche !Le 5 mars c'est aussi le jour de la remise du rapport Balladur à Sarkozy.L'action des barbouilleurs, la manifestation de soutien le 31 janvier,l'actualité autour de leur procès, se seront entremêlés avec l'action dela société civile et de certains élus auprès du comité Balladur, et prolongent toutes la manifestation du 20 septembre ayant réuni 10 000 personnes à Nantes en faveur de la Réunification. Cette unité d'action entre les différents niveaux de lutte au sein du front commun pour l'unité territoriale et les espoirs de Réunification qui auront pu naître de ce travail ces dernières semaines, témoignent de la solidarité à consolider au sein de ce front large et ouvert. À nous de savoir pousser hors de leurs retranchements les adversaires de l'unité de la Bretagne."




Pour rester dans le sujet philippe nous propose une interview de jean-yves cozan conseiller général du canton d'ouessant concernant la réunification de la bretagne, c'est par là que ça se passe. (publié par l'abp)








serge m'a fait parvenir un article du point (il en a de saines lectures -voix off...) :"Soucieux d'aider les chômeurs qui ont du mal à joindre leur conseiller Pôle emploi, des syndicalistes ou associations ont dévoilé sur leurs sites internet la ligne directe de certaines agences pour contourner le numéro d'appel unique, le 39 49.
Interrogée par l'AFP, la direction a déclaré ne pas pouvoir "vérifier quantitativement d'un point de vue national" la réalité du phénomène, que "passer par des numéros directs n'amènera pas de plus pour les demandeurs d'emploi" et a précisé que les conseillers pouvaient donner eux-mêmes leur numéro direct.
Depuis janvier, les demandeurs d'emploi s'adressent à un seul organisme, Pôle emploi, issu de l'ANPE et des Assedic. Cette fusion, censée simplifier les démarches, a entraîné une refonte de l'accès téléphonique, géré par un numéro unique qui oriente vers des services automatisés ou un conseiller disponible, qui n'est pas forcément l'interlocuteur habituel du demandeur.
Or, selon Jean-Claude Kieffer du comité CGT-Chômeurs, "les gens ont énormément de mal à joindre quelqu'un, il faut rappeler plusieurs fois et quand ça décroche, ils sont baladés". Un militant du comité a publié sur son blog le numéro des agences bretonnes (http://cgtchomeursrebelles56.blogspot.com/).
Le site Actuchomage de l'association Apnée critique aussi la "galère" et la "déshumanisation" générées par le 39 49 et met en ligne les numéros fixes de plusieurs agences, à utiliser "avec modération", "pour les chômeurs qui souhaitent joindre plus sûrement leur conseiller".
"Le 39 49 ne fonctionne pas bien. Quand les gens arrivent enfin à joindre quelqu'un, ils passent un savon à l'agent qui répond. Ou bien, ils viennent directement se plaindre dans les agences, et cela crée des incidents", déplore Jean-Marc Cavagnara, secrétaire CFDT du syndicat interrégional Méditerranée.
Pour Joseph Meunier, délégué Snap en Auvergne, ce numéro unique a anéanti les efforts menés pour personnaliser davantage le suivi des demandeurs d'emploi, avec l'instauration progressive du suivi mensuel depuis 2006.
"On misait sur la relation personnalisée entre le demandeur d'emploi et son référent. Maintenant, c'est plus compliqué, même pour les entreprises qui veulent déposer des offres", dit-il."








Et maintenant un communiqué de l'association les 7 soleils: Notre prochain rendez-vous

Vendredi 6 mars 18 h , conférence

Tintin, Hergé, une traversée du XXe siècle

Le mois de janvier 2009 a été marqué, dans le monde tintinophile, par deux événements : le 80e anniversaire du début des aventures de Tintin, le 10 janvier, et, le 26 janvier, le démarrage du tournage par Steven Spielberg, l’auteur d’Indiana Jones, du premier des trois films qui seront tirés des aventures de Tintin.

Hergé, son créateur, a fait de Tintin un témoin de son siècle. Agent de propagande dans ses toutes premières aventures, Tintin devient, au cours des troubles années trente, un témoin actif qui prend le parti des faibles et des opprimés et s’emploie à dénoncer les fauteurs de guerre : compagnies pétrolières, marchands d’armes et affairistes.

Pendant la période de guerre, Hergé contourne les rigueurs de la censure en emmenant son héros, et ses lecteurs, sur le territoire qui lui paraît encore neutre à l’époque : la mer.
La mer apporte un marin : le capitaine Haddock, un savant génial et sourd, le professeur Tournesol, et une splendide demeure qu’ils n’ont plus envie de quitter : le château de Moulinsart.

C’est désormais dans les relations au sein de cette famille -bientôt élargie à la Castafiore- et dans celles entre cette famille et son époque qu’Hergé puise les ressorts de la seconde moitié de son œuvre ; en faisant figure de visionnaire (l’aventure lunaire) ou en transfigurant dans son récit son propre désarroi (Tintin au Tibet).

Conférence, illustrée par un diaporama, de Jean-Claude Chemin, président de l’association Les 7 Soleils, vendredi 6 mars à 18 h, à la médiathèque Etienne Caux, rue Auguste Lechat, à Saint-Nazaire.Entrée libre et gratuite.








et puis on termine en musique avec la nouvelle star (merci olivier)








nota bene et cie les illustrations proposées ce jour proviennent des sites dont on a causé dans les articles et la photo d'ouverture est de philippe qui scrute le front de mer comme son ombre.

la faute aux pauvres




l'association "visages" organise du 30 mars au 2 avril au cinéma saint-paul de rezé (banlieue nantaise) le 26em forum documentaire d'intervention sociale. Sous le titre "la faute aux pauvres" il s'agit cette année de: "présenter des films mettant en scène des personnes ou groupes de personnes confrontés à la pauvreté ou à la précarité. un discours largement répandu aujourd'hui veut que chaque citoyen n'a que ce qu'il mérite, que chacun porte l'entière responsabilité de sa situation sans prendre en compte les contingences qui déterminent sa condition...Bref, non seulement les pauvres sont pauvres, mais en plus ils ne le sont ou ne le deviennent pas par hasard: "Ils l'ont bien cherché", "Ils ne savent pas y faire", "Quand on veut, on peut!" in compétence, paresse, fatalité ou malchance, le regard que les sociétés portent sur la pauvreté et ses causes est structuré par l'idéologie dominante du moment. A partir d'approches très diversifiées, "Visages" propose de montrer cette réalité mais aussi comment des "pauvres" s'organisent et se responsabilisent face à des conditions de vie souvent difficiles. Les débats et échanges qui suivront les projections mettront en perspective différentes interventions de professionnels, de bénévoles auprès de personnes démunies ou précarisées." -christophe dalibert, président de visages.


En ouverture du forum on pourra voir le lundi 30 mars le film "versailles" de pierre schoeller (avec guillaume depardieu)-Pour avoir plus de renseignements on peut s'adresser à -visages- 116 rue de la classerie 44400 rezé tel 02-40-75-38-18- une participation aux frais de trois euros est demandée lors des différentes projections- petite restauration possible sur place-