envoyé par jonatan79
dimanche 1 novembre 2009
papotage au vieux môle
le chasse-marée
C'est d'ici,
l'échoué coquillage
sur la plage des marées l'ayant précédé
qu'il prit la ferme résolution de relire en diagonale toutes les pages de sa vie,
"bien remplie"
forcément,
comme l'on dit, quand on ne sait que dire
d'autre.
C'est d'ici,
sous la brume
et tous ses saints
qu'il aurait préféré plus galbés
n'en déplaise à un éphémère calendrier
chrétin
qu'il goûta encore une fois
au sel reposé sur toute chose
du chemin maritime
emprunté
mais jamais volé.
C'est d'ici,
qu'il comprit l'hérésie des souffrances,
des ordres sous les plis,
des pouvoirs camisole
Va,
et se rassure comme l'on peut.
C'est d'ici
qu'il prit conscience de l'éphémère des raisonnements,
des certitudes engagées,
du père-mptoire si cultivé,
de sa mer allongée,
et de la mort alitée.
C'est d'ici,
à l'entre deux,
là où l'on se sent parfois si fragile
qu'il regarda au large,
au delà des isles repères,
la houle qui l'avait vu naître
et amarrer sa barque
tant bien que mâle.
C'est d'ici, au jusant,
quand chasse le grand prédateur océane
qu'il demanda au vent de voler dans ses voiles
et d'emporter où il n'irait jamais qu'en songe
ses rêves d'allégeance à un monde sur mesure.
samedi 31 octobre 2009
dis! tu l'as vu ma retraite?
à quand la réforme pour eux?
Tiens, faudrait ptêt leur demander (tous bords confondus)
"Ah mais c'est agaçant ce populisme" répondit l'écho...
travailler plus pour taxer plus
reçu ce jour:
Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail
Pétition à l'initiative de la Fondation Copernic
Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.
Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.
Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.
Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.
La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.
Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.
La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.
Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.
Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise.
Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.
vendredi 30 octobre 2009
O! na ring ket
quand bien même elles s'accordent dans les violons d'une isle.
Je me lasserais bien vite du trop plein des sérieux
comme du phare à peau pierre,
empoche sous des yeux.
Il parait qu'il n'aime pas ça.
Alors, j'essaierais d'autres ruses,
toutes aussi inutiles, sans doute,
pour tenter de naviguer
en lumière apparente.
Je ne ferais pas des images d'aventure
à de belles chimères, l'existence en nom propre,
quand on relie sa vie pour faire bonne figure
et le droit de flotter, pour un temps,
en eau trouble.
Autant de gagné sur la pendule.
jeudi 29 octobre 2009
LA MEET se donne un genre

La maison des écrivains étrangers et traducteurs de Saint-Nazaire (MEET) organise du 19 au 22 novembre des rencontres littéraires internationales, les septième du genre.
Cette année les écrivains plancheront sur le thème "se donner un genre", sujet sur lequel il leur sera demandé d'écrire quelques pages qui paraîtront dans un ouvrage à l'issue du colloque.
parmi les auteurs accueillis pour ce MEETing figurent:
-l'écossais John Burnside
-Jacques Darras
"Nous sommes éminemment remplaçables.
Pourquoi désirons-nous tant nous convertir les uns les autres ?
Pourquoi voulons-nous nous substituer les uns aux autres ?
Pourquoi avons-nous cette volonté de substitution en nous ?
Pourquoi cherchons-nous mutuellement à nous effacer ?
Comme si nous étions la puissance active de l’effacement.
Comme si nous étions l’incarnation vivante de l’ombre.
Comme si l’obstacle que fait notre corps à la lumière était notre but.
Comme si nous ne savions finalement que faire obstacle.
Comme si nous cherchions à faire écran définitif à quelqu’un d’autre que nous.
Comme si nous avions la jalousie fondamentale des autres en nous."
-Jacques Darras-extrait de "tout à coup je ne suis plus seul" éditions Gallimard-
- La turque Aslı Erdogan-L'état-unien Percival Everett
-L'espagnol José Manuel Fajardo
-Armand Gatti
-Le danois Jens Christian Grøndhal
-Le breton Yvon Le Men
"Il est des saisons
où les fenêtres cognent au rivage
quand les yeux sont rentrés.
Il est des heures
entre chien et loup
entre coeur et corps
où la mer et le ciel se confondent
comme le soleil, un moment, avec la lune
les étoiles, souvent, avec les étoiles.
Il est des secondes
où le paysage monte au ciel
avant de plonger dans la mer
qui ne s'éteint plus.
Ce serait
comme si les îles s'éloignaient
vers le large du ciel
comme si nos yeux étaient à la montagne."
Yvon Le Men- poème extrait de "presqu'une île" sentiers douaniers en Bretagne-éditions ouest-france
-L'espagnol Julio Llamazares
-L'espagnol José Angel Mañas
-L'espagnole Rosa Montero
-Le roumain/suisse Marius Daniel Popescu
-Le danois Jørn Riel
-L'espagnole Juana Salabert
-Pierre Senges
-Michel Séonnet
-L'état-unien Yuri Slezkine
-Le danois Jan Sonnergaard
-Le danois Jens Smærup Sørensen
-La japonaise/allemande Yoko Tawada
-La franco vietnamienne Duong Thu Huong
-Le franco belge Jean Philippe Toussaint
Le site de la MEET
cochonnerie
Marius nous envoie quelques cochonneries, en images -via la Belgique-
Après les cours du (mauvais) porc qui s'effondrent, voici un cours de géographie sur le (mauvais) porc nul pour notre santé et pollueur de notre environnement, la Bretagne en sait quelque chose...
Bref il a tout pour lui ce cochon là et même parfois des subventions ...
Moralité: mangeons moins de viande mais de la bonne et de chez nous.
Les producteurs qui misent sur la qualité n'ont pas à se plaindre car outre le fait que c'est nettement plus valorisant professionnellement et... bien entendu pour sa conscience, en plus financièrement ça rapporte.
Ce sont les cours de la "merde" qui s'effondrent.
Et pisqu'on est dans la rubrique agricole, un peu d'humour...Patch Barret fait passer un lien sur la pratique du copier coller version présidentielle (le sujet a été abordé hier dans le grand journal de canal +).
mercredi 28 octobre 2009
les utopiales

Jusqu'au premier novembre Nantes s'habille en S.F. avec la dixième édition des Utopiales- demandez le programme
mardi 27 octobre 2009
bonjour de chez vous
C'est très intéressant ! A vous de chercher... votre ville.
Cela va vous plaire, les Pages Jaunes ressortent les photos des villes en 1900.
Voir le lien ci-dessous :
http://www.pagesjaunes.fr/villeendirect/photo/AfficherPageAccueilVille1900.do
la pensée du jour
les mots du jour et les phrases qui vont bien avec

"L'état de siège" disait le commentateur averti, avisé et avide de bon mot pour la radio, dans le poste de 7 heures qui informe en pleine forme.
Il s'agissait de mettre un chapeau sur le sujet d'actualité du jour ou choisi comme tel en tête de gondole- la visite de sa sérénissime simplicité MOA JE himself en jura -sic- afin d'annoncer dans la salle omni-sports de Poligny, son plan qu'il est massif pour l'agriculture devant un public de dévots de la première heure, enfin voulais-je direu, après avoir été recensé, étudié, soupesé, généalogiclé depuis des mois et fouillé, contrôlé et enfin laissé-passé depuis l'aube fraichouillet, bien de saison ma foi, et espérant en retour-Non c'est trop- toucher, que dis-je, apprivoiser, une pellicule de la veste bonne coupe mais facile à porter et surtout indéfroissable de l'Homme qui parlait à l'oreille des banquiers.
Et ainsi, mes bien chers frères et soeurs et ascenseurs toujours en panne de bon mot, après avoir soupesé (en tout bien tout honneur) tous les tenants de l'affaire et sainteté-tisé ce qui pouvait encore l' être et son néon, le mot du jour sera donc: détracteur, dans le sens agricole et fnsea du terme bien entendu, puisque, il n'est jamais inutile de rappeler ce dicton bien connu de chez-nous, "dans les champs du petit matin, si tu veux que les Dieux subventionnent ton labeur, n'oublie jamais de pencher la tête à droite".
Il était moins cinq pour vomir ma copie, Gégé le rédac-chauffe me lança un regard houblonné dont il avait le secret et comme j'avais encore quelques espaces à occuper pour pouvoir dignement toucher ma pige, je décidais de rajouter une autre citation qui navet à priori peu de rapports avec le sujet et pourtant en cherchant bien, mais alors vraiment bien, mes lecteurs au bord de l'assoupissement et fidèles du dernier jour comprendraient forcément...(que je voulais la placer déjà depuis un moment et...)
"Dans l'Aveyron, il y a la flone et la flore"
- 250 g de pâte brisée
- 1 kg de Brousse ou autre fromage frais
- 250 g de sucre
- 8 oeufs
- 2 c. à café d'eau de fleur d'oranger
- le zeste d'une orange non traitée
- 10 g de beurre
"Préchauffez le four th.6 (180°C) (350°F).
Mélangez les oeufs et le sucre. Ajoutez le zeste d'orange émincé et l'eau de fleurs d'oranger.
Incorporez la Brousse en mélangeant intimement. Mettez la pâte dans un moule à tarte, puis garnissez avec le mélange au fromage.
Enfournez pour 20 à 25 minutes. La flone est cuite quand le dessus est bien doré."
recette empruntée par ici
mais aussi par là (merci Véronique)
"La flone (en patoi du sud de l'aveyron : phonétiquement "flaousoune") est une tarte faite traditionnellement avec de la recuite qui est une dérive de la fabrication du Roquefort. La recuite est obtenue en faisant cuire a petit bouillon le petit lait recueilli lors de l'égoutage, après le decoupage du cailler. La brousse de lait de brebis s'en rapproche et permet de faire une flone très acceptable, la brousse de vache peut aussi convenir. Si vous passez dans la region de Millau, en juillet on peut facilement trouver de la recuite sur les marches (notament a St Affrique).
Faire cuire a blanc une pate brisée, mais pas trop.
Ecraser 500gr de brousse a la fourchette ajouter 6 oeufs un par un en mélangeant bien.
Ajouter 6 cuilleres a soupe de sucre et une grosse cuillère a soupe d'eau de fleur d'oranger (disponible au rayon patisserie de votre magasin habituel). Si vous le souhaitez vous pouvez rajouter des écorces d'oranges confites coupées a tous petits bouts.
Verser la préparation sur la pâte précuite, mettre a four chaud (T 5 a 6) pendant 25 minutes.
Ca gonfle beaucoup et retombe après. (voix off- tiens ça me rappelle quelqu'un)
Déguster bien froid."
Véronique
Et bonjour vous !!!
Vous avez vérifié votre congélateur ? Je me disais, en buvant mon café : "Oh! dis le, qu'elle a FREE!!!" Alors je le dis : Elle a rejoint le 21ième siècle comme tant d'autre, fini les à OL ou à LICE!!!
Et les acariens ? quelqu'un pense à ces satanés acariens ? Et les Canadiens ? Non plus on n'y pense pas ? Mais, Oh!!! on se réveille !!! On met du sel de Guirlande dans son café et on va vomir, après ça va mieux. D'ailleurs penser n'est plus trop d'actualité sinon on le dirait aux actualités !! Comment ils vont recycler les doses de vaccins porcins qui ne seront pas utilisés? Vont-ils réquisitionner les congélateurs ? Vont-ils supprimer les congés : congé-lateur- ......... Toutes ces questions sont gérées par mes multi processeurs cérébraux en pas rallèle mais pas trop déphasés. Je ne sais pas si vous me suivez, mais on est perdu. Perdu...duper...du père...dupe erre .......
Bon c'est pas tout ça mais on va vaquer, j'ai eu un intense plaisir à passer ce moment avec vous.

