dimanche 2 mai 2010

SI J'ETAIS MOI



envoyé par Drugmuse13

"Si j’étais moi
Ni la montagne à gravir
Au bord du vide, la neige à venir
Ne me feraient peur

Si j’étais moi
Ni les pages à écrire
Ni de trouver les mots pour le dire
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m’éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j’étais moi
Ni la femme que je suis
Ni même l’homme qui dort dans mon lit
Ne me feraient peur

Si j’étais moi
Ni les démons que je cache
Les idées noires, les flammes que je crache
Ne me feraient peur

Mais je me lâche la main
Je m’éloigne de moi
Je me retrouve au matin
Sur la mauvaise voie
Quand on se perd en chemin
Comment venir à bout
De ces efforts inhumains
Qui nous mènent à nous

Si j’étais moi
Tout ce que j’ai sur le cœur
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ne me feraient peur

Si j’étais moi
Ce que je fais de pire et de meilleur
Ferait mon bonheur."

LES PAUVRES



envoyé par Duffproduc

NANTES-NAZ



"Assis à la terrasse d'un bar du quai de la Fosse, par exemple, au centre exact de Nantes et des terres émergées de l'hémisphère nord, on peut être satisfait d'avoir Los-Angeles sur sa droite à 9500 kms et Vladivostok à 9500 kms à main gauche.
Satisfait de savoir que ces eaux lisses et argentées de la Loire, là, devant soi, marquent la limite nord du vin, que la ville est posée sur l'ancienne frontière avec la zone "bière et  cidre" comme ailleurs sur le globe les marins pointent d'autres ports à la limite des zones rhum et whisky, pisco et chicha, saké et vodka, tous ces breuvages supposés guérir la fièvre sentimentale et portuaire des départs.



Mais à Nantes, c'est justement le port qui a filé le premier. il s'est écarté du quai de la fosse pour descendre le long de l'estuaire vers Saint-Nazaire et l'océan.
Glissant au milieu de fleuve, à la passerelle d'une embarcation de faible tonnage, coupant successivement a route des bacs d'Indre puis du Pellerin, il est aisé de constater que la rive nord de l'estuaire accomplit les prophéties du visionnaire nantais Jules Grandjouan , héritier farfelu de Jules Verne (et  un temps l'amant d'Isadora Duncan, mais c'est une autre histoire) qui rêvait déjà d'un "Nantes-Naz une seule ville! un seul port de la bouche océane au premier gué...Rive droite une ville couloir ou l'autostrade sépare net la ville industrielle des quais, où sont les docks et ateliers, de la vie de la campagne où sont les demeures..." 
Voyait-il dans sa boule de cristal ces paysages d'une beauté industrieuse et futuriste, les T.G.V. filant sur leurs rails de vif-argent, frôlant les torchères et les cuves de stockage de la raffinerie de Donges, longeant les grues et les portiques, les conteneurs empilés, les pétroliers et les méthaniers à quai des terminaux de Montoir, jusqu'à Saint-Nazaire et les usines d'avions Airbus, les paquebots en armement des Chantiers de l'Atlantique, comme un théâtre à grand spectacle sur les moyens de transport terre-air-mer?

Notons cependant que la perspicacité de ce Grandjouan était beaucoup plus faible lorsqu'il tournait sa boule de cristal vers le sud: "Rive gauche, zone franche de Retz, série de ports francs, loués aux régions du centre d'Europe..." Rien de cette démesure industrialo-portuaire n'est venu jusqu'à ce jour troubler la tranquillité des roselières  et des étiers  de la rive gauche, le vol lent des hérons ni la marche vive des avocettes  sur les vasières, ni l'ablette ni le goujon qu'on pêche au Migron, dans le canal de la Martinière, à l'ombre des grands arbres, la bouteille de gros-plant bien au frais scintillant dans l'eau comme un appât. Le seul bouleversement récent est ici ornithologique, peut-être climatique et les premiers pêcheurs à la ligne qui virent passer le premier vol d'ibis crurent avoir plongé par mégarde leur bouteille dans les eaux du Nil.../..."



à suivre...

extrait de: "Nantes-Naz" - de Patrick Deville  "Loire et Océan" -balade en Loire-Atlantique-sur les pas des écrivains-Editions Alexandrines-





IMPRO

AIMEZ VOUS?

Au Lieu Unique

mercredi 5 mai à 20h (entrée libre)
avec Denis moreau à propos de son essai: " les voies du salut"

 mercredi 12 mai à 20h
rencontre avec Florence Aubenas (entrée libre)
à propos de son livre "le quai de Ouistreham" Editions de  l'Olivier-


samedi 1 mai 2010

ON DIT


"On dit..
Je naquis un couteau dans la main. On s'étonne.
On dit que ce sont là des mots...
Puis je pris une plume, encore mieux qu'un couteau!
Je naquis pour devenir homme
Si la fidélité errante pleure pour toi,
on dit que tu es amoureux.
Tendresse aux yeux mouillés, sans crainte enlace-moi!
Simplement, nous jouons, tous deux...


Je me souviens de tout, mais en moi tout s'efface.
On dit: comment se peut-il faire?
Ce qui choit de ma main, au sol qui le ramasse?
Si ce n'est moi, c'est toi mon frère.
La terre m'emprisonne et la mer me déchire


On me dit: Un jour tu mourras...
Mais que de choses ici-bas l'on entend dire!
J'écoute mais ne répond pas"

-Attila Jozsef-



Les taches du poète d'aujourd'hui

(...) Créer ne signifie rien de moins pour le poète que de former le monde, l'univers humain, la qualité humaine, à l'aide de ceux qui, ayant d'autres occupations en vertu de la division sociale du travail, partagent l'activité du poète en l'accueillant avec amour. Car l'oeuvre ne vit pas tant par l'artiste que par ceux et celles qui aiment l'art et l'aiment par besoin d'humanité.
Certes, nombreux sont ceux à qui ces paroles semblent une sorte de prédication. Laissons-les-derrière leur cynisme, ce qui se cache, c'est ou bien la peur de la force brute, de la violence, ou bien la confiance qu'ils mettent en celle-ci.
Nous, poètes d'aujourd'hui, ne pouvons faire autre chose que dire nos plaisirs, nos peines et entrer en lice pour la liberté sous toute forme et partout où, brandissant les mots d'ordre du bien-être économique et leurs armes, les éternels adversaires des poètes tentent d'amener "les masses" à se détourner jusqu'au fond de leur âme des exigences humaines les plus justes, de la liberté et de leur aspiration à la liberté.

Attila Jozcef- "Les taches du poète d'aujourd'hui"- extrait de "A coeur pur" - poésie rock- Denis Lavant-Kristina Rady- Serge Teyssot-Gay- Editions Seuil-



KARKWA

".../...c'est une chanson de lumière, l'étape après la misère, l'émotion d'un courant-d'air."

Une chanson "pépite" de Karkwa découverte chez Framboise

LA PENSEE DU JOUR


"Le masque tombe, l'homme reste, et le héros s'évanouit."
Serge Gainsbourg

PREMIER MAI





envoyé par:Thedarktux

L'APPEL DES APPELS


j'ai reçu ceci:


Appel des appels –Signez, faites signer la pétition !

En ce jour de mobilisations, nous vous invitons à faire connaître notre action. 


Nous, professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l’éducation, de la recherche, de l’information, de la culture et de tous les secteurs dédiés au bien public, avons décidé de nous constituer en collectif national pour résister à la destruction volontaire et systématique de tout ce qui tisse le lien social.
Réunis sous le nom d’Appel des appels, nous affirmons la nécessité de nous réapproprier une liberté de parole et de pensée bafouée par une société du mépris.
Face à une idéologie oppressive qui promeut le culte de l’argent et la peur de l’autre,
Face à la souffrance sociale que cette idéologie génère,
Face à la multiplication de prétendues réformes aux conséquences désastreuses,
Face au saccage de nos missions et de nos pratiques professionnelles,
Face à la promotion du prêt-à-penser et de procédures managériales et sécuritaires,
Face à la désignation à la vindicte collective de citoyens toujours plus nombreux,
Face à l’abandon progressif des plus fragiles parmi nous…
Nous entendons lutter contre toute politique qui liquide les principes de droit et les valeurs de notre démocratie, issus des Lumières et du Conseil National de la Résistance.

Charte de l'Appel des appels, 24 février 2009

L'appel des appels, pour une insurrection des consciences, ouvrage collectif dirigé par Roland Gori, psychanalyste, Barbara Cassin, philosophe, et Christian Laval, sociologue, Editions des Mille et une nuits, 2009

« Demain, lorsque la normalisation des conduites et des métiers régnera définitivement, il sera trop tard. Soin, éducation, recherche, justice seront formatés par la politique du chiffre et la concurrence de tous contre tous. Il ne restera plus à l’information, à l’art et à la culture qu’à se faire les accessoires d’une fabrique de l’opinion pour un citoyen consommateur.
Face à de prétendues réformes aux conséquences désastreuses, les contributeurs, psychanalystes, enseignants, médecins, psychologues, chercheurs, artistes, journalistes, magistrats, dressent l’état des lieux depuis leur coeur de métier et combattent la course à la performance qui exige leur soumission et augure d’une forme nouvelle de barbarie.
L’Appel des appels prône le rassemblement des forces sociales et culturelles. Il invite à parler d’une seule voix pour s’opposer à la transformation de l’Etat en entreprise, au saccage des services publics et à la destruction des valeurs de solidarité humaine, de liberté intellectuelle et de justice sociale. Il témoigne qu’un futur est possible pour " l’humanité dans l’homme ". Il est encore temps d’agir... »

Signer la pétition, plus d’informations : http://www.appeldesappels.org

Pour nous contacter : contact@appeldesappels.org