"Puisque le monde tourne autour du nombril de chacun, que nous ne sommes pas tous situés en un même point, il est géométriquement logique que le monde ne tourne pas rond."
Florence-courrier des lecteurs-Télérama n°3144
mardi 27 avril 2010
lundi 26 avril 2010
DECLINAISON
"Elle se densifiait dans ses chemisiers en vichy mauve ou marron on eût cru qu'elle allait éclater comme une prune trop mûre." Vladimir Volkoff
REDADEG
1200kms de course à pied en continu entre Rennes et Pontivy du 10 au 15 mai soit 6 jours et 5 nuits.
Créée en 2008 sur le modèle de la Korrika basque (qui existe depuis 25 ans) le Redadeg-Ar Redadeg- vous l'avez bien compris- est une course sans compétition, ouverte à tous et chacun peut y participer à sa manière, en finançant les kilomètres, en courant sur quelques mètres... avec une idée paisible et généreuse, celle de transporter et transmettre à travers toute la Bretagne et de manière festive, un message de soutien à la langue bretonne.
coordination pour la Loire-Atlantique: 06/11/37/32/00- redadeg44@gmail.com
Le site général
radios participantes:
Radio Kerne
Arvorig FM
Radio Kreiz Breizh
Radio Bro Gwened
"Une énergie, un rassemblement, un coeur qui bat pour la langue, pour la culture, pour l'essence d'un peuple.
Pas de Bretagne sans langue bretonne!"
envoyé par Golowva
une info pour les nazairiens, presqu'iliens, briérons et cie... :
Mardi 11 mai rendez vous à l'entée du Pont côté Sant Nazer a partir de 10 heures avec banderoles, drapeaux etc pour supporter le REDADEG 2010.
dimanche 25 avril 2010
LES MOTS
Les Mots
"A l’encre blanche dans ma nuit
Une page noire s’allume
Les mots se glissent sous la plume
Qui langoureusement les suit
De l’arbre blessé suintant
Perlent des globules de sève
Aux commissures de mes rêves
Les mots sont des gouttes de temps
Une page noire s’allume
Les mots se glissent sous la plume
Qui langoureusement les suit
De l’arbre blessé suintant
Perlent des globules de sève
Aux commissures de mes rêves
Les mots sont des gouttes de temps
Des sirènes des lamantins
Traînent leurs lignes en mots troubles
J’entends le passé simple double
Et le futur plus-que-certain
Traînent leurs lignes en mots troubles
J’entends le passé simple double
Et le futur plus-que-certain
Les mots enfantent les idées
Comme l’eau invente la source
Ils sont la monnaie de la bourse
Le guide premier de cordée
Les mots s’écrivent ou se crient
Du chant primal à l’épitaphe
Ils friment dans leur orthographe
Rutilante carrosserie
Du chant primal à l’épitaphe
Ils friment dans leur orthographe
Rutilante carrosserie
En suspension dans l’essentiel
Les mots exhalent leur essence
Ils encensent mon innocence
Aux éthers de miel ou de fiel
Les mots exhalent leur essence
Ils encensent mon innocence
Aux éthers de miel ou de fiel
Impatient et prêt à bondir
Bravement sur la barricade
En guise d’armes camarades
Je n’ai que des mots à brandir
Les mots font écrouler les murs
Sitôt qu’ils caressent la pierre
Fustigent grilles et frontières
Meurent sucés par la censure
Sitôt qu’ils caressent la pierre
Fustigent grilles et frontières
Meurent sucés par la censure
Par les racines périmées
Le fil de l’oubli se faufile
C’est l’hémorragie les mots filent
Du vaisseau fantôme abîmé
Le fil de l’oubli se faufile
C’est l’hémorragie les mots filent
Du vaisseau fantôme abîmé
Bradés les bijoux les émaux
Et claquées les dernières thunes
Je sourirai à la fortune
Tant qu’il me restera des mots
Mots d’esprit mots-clefs grands ou gros
D’enfant de passe de Cambrone
Mots qu’on mâche mot qu’on se donne
Le mot de la fin le fin mot
D’enfant de passe de Cambrone
Mots qu’on mâche mot qu’on se donne
Le mot de la fin le fin mot
Et claquées les dernières thunes
Je sourirai à la fortune
Tant qu’il me restera des mots"
-Bernard Joyet-
KLEG

" KLEG"
...mais sans Johnny...
"Après un petit tour en début de semaine dans d’autres communes du Pays de Pontivy (à GUERN, KERGRIST et PONTIVY) le festival s’établira comme d’habitude à CLEGUEREC pour fêter cet événement qu’est désormais le FEST NOZ de KLEG. Un événement double cette année puisqueles bombardes animeront ce fest noz de Kleg le vendredi et le samedi ! Et pour célébrer ces retrouvailles familiales, Bombarde et Cie a aussi prévu des apéros-concerts et un grand banquet final ! Que la fête soit belle. En voici le programme complet | |||||||||||||||||||
| Le Programme 2010 * | |||||||||||||||||||
| LUNDI 03 MAI | |||||||||||||||||||
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| MERCREDI 05 MAI | |||||||||||||||||||
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| JEUDI 06 MAI | |||||||||||||||||||
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| > | VENDREDI 07 MAI | ||||||||||||||||||
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| SAMEDI 08 MAI | |||||||||||||||||||
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| DIMANCHE 09 MAI | |||||||||||||||||||
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| TARIFS | |||||||||||||||||||
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| Et pendant tout le festival ... | |||||||||||||||||||
| Des animations dans le village du festival, avec des groupes musicaux étrangers " déambulants " et des concerts " in - off " dans différents lieux du bourg. | |||||||||||||||||||
| * sous réserve de modification indépendante de la volonté des organisateurs |
source: en-arwen.com
La bombarde c'est aussi ça:
envoyé par Jenblc56
NE PAS OUBLIER
Quelques instants vite fait transformés en souvenirs et classés par bon ou mauvais genre,
dans les multiples tiroirs de notre disque mou.
Quand au doute sur l'étiquette, la place est prévue également, idem pour les envies de changement.
car il est parfois difficile de se faire une idée de l'instant.
Mais le temps à venir possède quelques bonnes partitions qui nous joueront des tours...
Ne pas oublier:
-D'aller chercher du pain- de moucher ses chagrins
-De se laver les pieds dans le bac de l'évier...
et d'essayer de comprendre pourquoi cela ne rime pas avec lavabo, bidet ou douche!
N'est pas poète qui veut sans doute!
Ne pas oublier qu'il s'agit d'un dimanche à monter sur les planches
si j'en crois le message, certes un peu malmené
du jour du repos dernier
ou plutôt
du dernier jour qui nous sert de repos
et donc délégué à l'équation individuelle.
du: Qu'en fais-je.
Ne pas oublier ce qu'il fut de particulier,
ses odeurs, ses couleurs, saveur et lumières,
une impression générale et les détails que l'on crut sans importance.
et se souhaiter ainsi , puisque l'heure y semble encore propice:
Pour le meilleur et pour le pire
et
pour le bonheur de pouvoir en rire
De la bonne journée.Photos: Batz-sur-mer- samedi 24 avril-
samedi 24 avril 2010
PARESSE à tous les étages
"Je voudrais rendre grâce a celui qui peut-être
A été mon premier et mon unique maître
Un philosophe mort voici quelques décades
Mort de son propre choix ni trop vieux ni malade
Il n'était pas de ceux qui entre dans l'histoire
Nous sommes peu nombreux à servir sa mémoire
Il ne se posait pas en saint ou en prophète
Mais cherchait avant nous le bonheur et la fête
Il rêvait d'une vie que l'on prend par la taille
Sans avoir à la gagner comme une bataille
Nous disait que la terre était pleine de fruits
Et de pain et d'amour et que c'était gratuit
Il parlait de ne plus jamais plier l'échine
Ni de se prosterner devant une machine
Il souhaitait pour les générations futures
De ne souffrir jamais d'aucune courbature
Sans vouloir enseigner sa parole était claire
En cela peut-être elle est révolutionnaire
Je voudrais rendre grâce à ce maître en sagesse
Qui ne nous arrivait ni d'Orient ni de Grèce
Je voudrais rendre grâce à ce maître en sagesse
Qui ne demandait que le droit à la paresse"
-Georges Moustaki-
Paul LAFARGUE : Le droit à la paresse Chapitre I : Un dogme désastreux
" Paresseux en toutes choses, hormis en aimant et en buvant, hormis en paressant" Lessing
Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes, ont sacro-sanctifié le travail. Hommes aveugles et bornés, ils ont voulu être plus sages que leur Dieu; hommes faibles et méprisables, ils ont voulu réhabiliter ce que leur Dieu avait maudit. Moi, qui ne professe d'être chrétien, économe et moral, j'en appelle de leur jugement à celui de leur Dieu; des prédications de leur morale religieuse, économique, libre penseuse, aux épouvantables conséquences du travail dans la société capitaliste.
Dans la société capitaliste, le travail est la cause de toute dégénérescence intellectuelle, de toute déformation organique. Comparez le pur-sang des écuries de Rothschild, servi par une valetaille de bimanes, à la lourde brute des fermes normandes, qui laboure la terre, chariote le fumier, engrange la moisson. Regardez le noble sauvage que les missionnaires du commerce et les commerçants de la religion n'ont pas encore corrompu avec le christianisme, la syphilis et le dogme du travail, et regardez ensuite nos misérables servants de machines .
Quand, dans notre Europe civilisée, on veut retrouver une trace de beauté native de l'homme, il faut l'aller chercher chez les nations où les préjugés économiques n'ont pas encore déraciné la haine du travail. L'Espagne, qui, hélas ! dégénère, peut encore se vanter de posséder moins de fabriques que nous de prisons et de casernes; mais l'artiste se réjouit en admirant le hardi Andalou, brun comme des castagnes, droit et flexible comme une tige d'acier; et le coeur de l'homme tressaille en entendant le mendiant, superbement drapé dans sa "capa" trouée, traiter d'"amigo" des ducs d'Ossuna. Pour l'Espagnol, chez qui l'animal primitif n'est pas atrophié, le travail est le pire des esclavages . Les Grecs de la grande époque n'avaient, eux aussi, que du mépris pour le travail: aux esclaves seuls il était permis de travailler: l'homme libre ne connaissait que les exercices corporels et les jeux de l'intelligence. C'était aussi le temps où l'on marchait et respirait dans un peuple d'Aristote, de Phidias, d'Aristophane; c'était le temps où une poignée de braves écrasait à Marathon les hordes de l'Asie qu'Alexandre allait bientôt conquérir. Les philosophes de l'Antiquité enseignaient le mépris du travail, cette dégradation de l'homme libre; les poètes chantaient la paresse, ce présent des Dieux:
"O Meliboe, Deus nabis hoec otia fecit" .
Christ, dans son discours sur la montagne, prêcha la paresse: "Contemplez la croissance des lis des champs, ils ne travaillent ni ne filent, et cependant, je vous le dis, Salomon, dans toute sa gloire, n'a pas été plus brillamment vêtu ."
Jéhovah, le dieu barbu et rébarbatif, donna à ses adorateurs le suprême exemple de la paresse idéale; après six jours de travail, il se reposa pour l'éternité.
Par contre, quelles sont les races pour qui le travail est une nécessité organique ? Les Auvergnats; les Écossais, ces Auvergnats des îles Britanniques; les Gallegos, ces Auvergnats de l'Espagne; les Poméraniens, ces Auvergnats de l'Allemagne; les Chinois, ces Auvergnats de l'Asie. Dans notre société, quelles sont les classes qui aiment le travail pour le travail ? Les paysans propriétaires, les petits bourgeois, les uns courbés sur leurs terres, les autres acoquinés dans leurs boutiques, se remuent comme la taupe dans sa galerie souterraine, et jamais ne se redressent pour regarder à loisir la nature.
Et cependant, le prolétariat, la grande classe qui embrasse tous les producteurs des nations civilisées, la classe qui, en s'émancipant, émancipera l'humanité du travail servile et fera de l'animal humain un être libre, le prolétariat trahissant ses instincts, méconnaissant sa mission historique, s'est laissé pervertir par le dogme du travail. Rude et terrible a été son châtiment. Toutes les misères individuelles et sociales sont nées de sa passion pour le travail.../..."
"O paresse, mère des arts et des nobles vertus, sois le baume des angoisses humaines"
-Paul Lafargue-"Que la paresse soit un des péchés capitaux nous fait douter des six autres "
envoyé par Rokko6fred
envoyé par MelusineMC-Ewan
"Je me suis aperçu que si le travail bien fait est source de joies puissantes, la paresse savourée en gourmet ne l'est pas moins."
-Cavanna-"Faut-il réagir contre la paresse des voies ferrées entre deux passages de trains?"
-Marcel Duchamp-
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