samedi 24 avril 2010

DEBA




deba - les femmes de Mayotte - les Orientales - 2008
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TEMPETE A DEUX VITESSES

photo xavier léoty

 -Olivier nous envoie un article du quotidien Sud-ouest-

Sud-Ouest 18 avril 2010 06h00 | Par Pierre-Marie Lemaire




Zones noires : le dessous des cartes
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"Le père Dubois est connu comme le loup blanc dans le village des village des Boucholeurs, au sud de La Rochelle. Voilà plus de soixante ans qu'il vit dans la même maison, à deux pas de la mer. Le 28 février, il a dormi sur ses deux oreilles, les pieds au sec. « Je n'ai pas eu un centimètre d'eau chez moi. Je n'ai rien eu à déclarer à l'assurance ! » Des tempêtes, ce marin pêcheur retraité en connut d'autres, et des plus sauvages. Mais si Xynthia est restée poliment à sa porte, aujourd'hui c'est l'État qui veut l'enfoncer : sa maison est en zone noire, c'est-à-dire menacée de destruction.
Depuis jeudi et la venue du ministre Jean-Louis Borloo à La Rochelle, on sait que les bulldozers ne raseront pas les Boucholeurs demain. Ceux qui veulent partir partiront, aux meilleures conditions, et les autres auront droit à une analyse de leur cas au coup par coup. Des procédures d'expropriation, il y en aura sûrement, mais plus tard et en respectant les formes légales. Le préfet, qui avait demandé aux maires des communes sinistrées de signer eux-mêmes des arrêtés de péril pour chasser les habitants des maisons condamnées, a essuyé un refus indigné et unanime. Tous rebelles !

Des milliers de maisons
Sur le fond, cependant, rien n'a changé. Les zones noires sont maintenues telles quelles, avec leur périmètre « arbitraire » et leurs « incohérences », dénoncés par une majorité des sinistrés et des élus. Cinq semaines ont suffi à l'administration pour colorier sa carte des risques en jaune, orange ou noir, selon le degré de dangerosité. 1 510 habitations ont été marquées de noir, 915 en Vendée, 595 en Charente-Maritime. Avec les zones orange, sur lesquelles pèse toujours un point d'interrogation en attendant « des expertises complémentaires », ce sont des milliers d'habitations qui sont concernées sur le littoral.
Officiellement, le découpage a obéi aux règles de l'art. Il s'est appuyé sur quatre critères : la hauteur et la vitesse de l'eau constatée pour chaque zone lors de la tempête ; la proximité d'un endiguement ; la topographie des lieux, surtout s'ils forment une cuvette ; enfin la possibilité de se protéger.
« L'étude a été conduite par des ingénieurs et techniciens de la Direction départementale des territoires et de la mer, renforcés par 14 experts nationaux, précise la préfecture. Elle a été complétée par des visites de terrain et plusieurs échanges avec les maires. »

« Incompétents »
Des experts ? Quels experts ? « Ici, on n'a vu personne », affirme Michel Le Bozec, président de l'association des sinistrés des Boucholeurs. « Si, moi j'ai vu trois personnes, une fois, une heure, se souvient Henri Lambert, maire de Nieul-sur-Mer. Des gens charmants mais totalement incompétents. Ils ont constaté que l'eau était passée et puis c'est tout. » « Il faut des années pour établir un plan de prévention des risques, renchérit son collègue de La Flotte-en-Ré, Léon Gendre. Et eux, il ne leur aurait fallu que quelques semaines ? Ce n'est pas sérieux. »

Les sinistrés restent persuadés que la cartographie a été bâclée dans l'urgence, dans quelque bureau de La Rochelle ou de Paris, par quelque technocrate pressé qui a rayé d'un coup de plume des centaines de maisons. Mais ce qui les choque le plus, c'est l'incohérence du résultat final, son iniquité aussi. Le cas du père Dubois n'est pas isolé. Les associations de victimes ont toutes leurs « aberrations », ces habitations épargnées coloriées en noir ou ces maisons voisines qui affichent des couleurs différentes.

Pourquoi pas l'île de Ré ?
Aux quatre critères pris en compte, disent-ils, s'en ajoute un cinquième, tout aussi objectif mais plus difficilement avouable : l'argent.
 « Tout le monde n'a pas été traité de la même façon, s'énerve Jean-François Faget, maire de Charron, où une grand-mère et ses deux petits-enfants ont trouvé la mort le 28 février. Je connais un lotissement à Saint-Clément-des-Baleines [dans l'île de Ré] qui a été inondé et qui échappe à la zone noire. » Idem aux Portes-en-Ré, ajoute Léon Gendre, qui s'interroge, faussement naïf : « Les propriétaires des villas à 2 ou 3 millions d'euros bénéficieraient-ils d'un traitement de faveur ? »

La réponse est oui. Dans ce canton nord de l'île de Ré, prolongement balnéaire de l'axe Auteuil-Neuilly-Passy, la logique financière a prévalu.
« Le vrai critère, c'est combien ça coûte… » confirme un fin observateur des choses rétaises.
« Du côté de La Patache ou de Trousse-Chemise, tout le monde sait que ça prend l'eau, mais ce sont des propriétés à plusieurs millions d'euros. Les exproprier plomberait vite fait le budget d'indemnisation. Pour une villa des Portes, vous rasez tous les Boucholeurs ! »

Le lobby du 16e (arrondissement) aurait-il fait le siège des ministères ? « Pas besoin. Cette donnée a été intégrée d'emblée. C'est pour la même raison, et aussi pour l'emploi, que la thalasso de Sainte-Marie-de-Ré, qui baignait dans près de 2 mètres d'eau, a été épargnée, de même que la zone artisanale de La Couarde ou l'hôtel-restaurant 4 étoiles Les Mouettes, à Aytré, seule tâche orange au milieu du noir. »
 
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vendredi 23 avril 2010

LES GENS SONT VRAIMENT GENTILS...



Qui a dit que le monde était vil et corrompu?
Voyez plutôt ce courriel reçu ce matin et qui m'a vraiment touché par l'affectueuse attention qu'un  admirateur inconnu de mes services me porte.




Bonjour bien aimé,
     
      Je suis Monsieur Serge DEMARTEAU, né le 15 Mai 1958.
Je me permets de vous contacter, suite à la douloureuse nouvelle que je viens d’apprendre par mon docteur. Je souffre d’un cancer de gorge.

Mon docteur traitant vient de m’informer que mes jours sont comptés du fait de mon état de santé dégradé. Ma situation matrimoniale est telle que je n’ai ni femme et encore moins des enfants à qui je pourrais léguer mon héritage.

C’est pour cela que je voudrais de façon gracieuse et dans le souci d’aider mon prochain, vous donner ce dit héritage s’élevant à une valeur de 2.7 millions d'euros. Je voudrais avoir les informations suivantes :

-Votre nom complet,
-Votre adresse complète,
-Un numéro de téléphone et si possible le fax.

Je compte sur votre bonne volonté et surtout que vous ferez bon usage de ces fonds.


Serge DEMARTEAU  

Soupir...
Le drôlement bien aimé  a  noté   l'entrée en scène rapide d'un cancer de la gorge qui bien sur, l'a laissé sans voix...

Jusqu'à maintenant je connaissais la fille ou le gendre du diplomate africain qui avait besoin de l'équivalent du prix d'un timbre poste  pour pouvoir me me faire parvenir les deux valises de dollars  suite à la vente de la mine de diamant du grand-oncle...mais je vois que l'on peaufine le sujet -nom-adresse numéro de téléphone et fax... Mazette, aurais-je hérité d'un membre des renseignements généreux?


En ce qui concerne le bon usage des fonds,  voyez plutôt... j'en fais profiter tout le monde...

décroissance (au beurre salé bien sur)


 J'ai reçu ceci:


"Les thèses de la décroissance se développent au point de faire débat au sein des mouvements sociaux et partis politiques. L'idée de décroissance n'est en rien une apologie de la récession mais renoue avec un véritable projet d'écologie politique. Ce projet est foncièrement antiproductiviste, anticapitaliste, internationaliste et humaniste. Contrairement aux adeptes du modèle croissanciste dominant, nous soutenons qu'il ne peut y avoir de croissance économique infinie dans un monde physique lui-même fini. Ce constat n'est pas triste car nous pensons que "plus n'est pas égal à mieux". La décroissance est donc un enjeu de société majeur qui nous concerne tous et qui ne doit pas être marginalisé. Les familles de l'objection de croissance sont multiples. C'est notre richesse. L'objection de croissance n'est pourtant jamais parvenue à exister politiquement. C'est notre grande faiblesse mais c'est aussi une véritable erreur politique. Comment concilier cette absence de traduction politique avec ce sentiment largement partagé de la barbarie qui vient ?
Notre devoir est donc de faire fructifier nos différences de tradition et de langage pour participer pleinement au débat électoral de l'année 2012. Nous saurons faire éclore des centaines de collectifs locaux ouverts à toutes les familles de l'objection de croissance et de l'antiproductivisme. 




Ces élections seront aussi un prétexte pour multiplier les débats publics et porter le dissensus dans les médias sur les grands enjeux du 21e siècle. Cette campagne qui devra se développer dès 2010 se fera autour de deux grands thèmes :
1) L'alternative est entre l'objection de croissance ou la barbarie du capitalisme vert
2) L'objection de croissance est d'abord une option préférentielle pour les plus pauvres.
Nous n'aurons surtout pas vocation à tout dire sous peine de masquer l'essentiel de notre message. Nous irons au combat avec nos mots obus : l'anticapitalisme, l'antiproductivisme, l'anticonsumérisme, la décroissance mais aussi avec nos mots-chantiers : le ralentissement contre le culte de la vitesse, la relocalisation contre le mondialisme, l'attention aux autres et la convivialité contre la société du mépris, l'autonomie contre l'hétéronomie, la coopération contre la concurrence, la satisfaction des besoins fondamentaux contre les gaspillages, la solidarité contre le chacun pour soi, etc.
Nous lançons donc un appel à Paul Ariès pour qu'il soit notre candidat dans la perspective des présidentielles de 2012. Nous lançons surtout un appel pour des candidatures de l'objection de croissance dans toutes les circonscriptions. Notre campagne se fera d'abord autour des thèmes « "moins de biens, plus de liens" et "Moins mais mieux" , "La première des décroissance est la décroissance des inégalités".





jeudi 22 avril 2010

VIRGULE AU MARAIS


Hier soir, Soizick nous a invité sur "son" ile briéronne. Tu sais, on  prend à gauche après le petit pont.
Quand même, devisais-je, de visu, c'est bien appréciable d'avoir quelques jours de congé et de pouvoir ainsi profiter d'une savoureuse soirée avec des personnes de H.T..Q.H ( Haute  Tenue en Qualités Humaines)  il s'agit  d'une vieille norme dépoussiérée avec auto-collant rose et vert à pois mange pas tout et à apposer virtuellement sur vos amis méritants et  dégagés des contingences du petit comme du gros actionnariat, des calculs de profit, des implants de carrière, du pousse toi là que je m'y mette, des théories inoxydables et jonglant tant bien que mal avec les en-principe de la relativité de l'existence.

  Entre  maison sur terre et  jardin au marais  un bel endroit, naturel et calme très  ressemblant aux humeurs  accueillantes et   indignations généreuses de sa  belle  propriétaire.
Je ne vous apprendrais rien (enfin j'espère...) du bien être ensemble et des soirées réussies.
Question couleurs locales nous dinâmes  Briéron de l'océan, suite logique d'une  population de charpentiers  des marais  participant  à la construction des grands navires nés sur  l'embouchure.
 au menu:
Langouilles apéritives au piment d'Espelette et aux trois poivres, filet mignon fumé ...
Langoustines-tourteaux et bigorneaux
Sardines grillées pommes de terre
mousse au chocolat ...
boissons adaptées
-  température raisonnable permettant de conjuguer habilement intérieur et extérieur.
-Positivement, il y a avait en nous  ce soir là quelque chose de réussi!
de réussi i...
hum pardon!

ET au fait pourquoi je me raconte?

Qui-sait!
ptêt
parce que les histoires vraies  toutes différentes,  ressemblent beaucoup à celles des autres  et  rien ne dépayse plus.
N'est-il-pas?



J'L'AI LU CAKE PART



"Chaque fois que nous rappelons ce que nous fûmes, nous retrouvons ce petit personnage avec sa longue ombre, visiteur incertain et tardif, arrêté sur le seuil lumineux, tout au fond d'un couloir obscur qui va se rétrécissant dans une impeccable perspective."
-Nabokov-

mercredi 21 avril 2010

CROISIC et cie





  

 




Le Kurun- ancien  bateau de Jacques-Yves le Toumelin


LE BOURG DE BATZ dans tous ses états


Batz sur mer ou si vous préférez Bourg-de Batz dans la langue véhiculaire et même à pieds aussi du tous les jours du coin, mais z'également  Bôrg-de-Baz en Gallo et enfin Bourc'h -Baz en Breton, ce qui bien sur vous l'aurez aisément constaté avec votre perspicacité proche du légendaire,  nous renvoie à la sus-nommée langue véhiculaire qui s'est comme souvent adaptée de sa langue originelle pour nous bricoler un machin ressemblant. Et donc, cela nous amène à dire, n'en déplaise aux nationaux jacobo de la  franssouille dont le timonier  encore actuel  nazairien en est un forcené représentant, que nous sommes bien sur cette presqu'ile et plus largement dans tout  le département  de Loire-atlantique en Bretagne.
 L'Histoire et la toponymie nous en sont témoins et il ne sert donc à rien d'essayer, comme  dans toute  grande et grave   maladie  du colon, de faire disparaitre tout ce qui peut rappeler le passé puisque immanquablement , et ce n'est que justice, un jour ou l'autre il  vous revient dans la tronche .

Bon, ça c'est fait et nous annonce de cette manière très cavalière forcément la 9em assemblée du bourg de Batz, où les frétilleux de la gambette gavotée et rond-paludière vont s'en donner à orteils que veux-tu.
vendredi 23 à partir de 21h Fest-noz avec:



Talar




Mr Tatard Armonik





Théodore Spirit

Samedi 24 re-Fest-noz avec cette fois:


Yann Fanch Kemener/ Eric Menneteau

François Robin/Ronan le Gouriérec




Mathieu Serot/Philippe Janvier





Yolaine Delamaire/Enora De Parscau


Trio de Poüez
Jos Landrein/ Christian Carrer.

Egalement au programme un Fest deiz (le dimanche), des conférences, concours de sonneurs et chanteurs, stages de danses, des concerts et bien sur, de quoi se restaurer...

mardi 20 avril 2010

COME DI




Comme je le suppose cet  enfant dans sa bulle
dans son espace qu'il se découvre vital entre les remparts construits avec les mains de sa tête.
Comme je le sens ce mal à respirer
et le besoin d'économiser l'oxygène 
et même... de le purifier pour ne pas qu'un ailleurs  forcément suspect le contamine.
Comme je l'entends cette peur du vide, ce vertige de l'immense univers aussi bruyant qu'hostile.
Et tous ces gens où vont-ils? pourquoi ils me regardent? C'est quoi leur idée?
Pourquoi ne répondent-ils donc  jamais aux questions que je ne pause pas mais qu'ils pourraient entendre quand-même s'ils le voulaient... un tout petit peu.???..... 
ET au lieu de cela... sourire avec un air d'effrayé qui me fait peur...encore une fois.
Comme il me font mal son rire écorché des chairs à vivre et la lave qui coule dans ses déveines.
Comme je les touche du bout des ongles, les frontières de sa solitude qui enferment le désigné volontaire du pas d'autre choix ou mourir quand même.

Comme je voudrais lui dire... qu'enfant j'avais aussi la mienne... de bulle... 
Bien sur, elle était différente dans ses battements de couleurs et même sa définition était tout autre ...mais au bout du compte des centimètres qui la composaient elle prenait sens tout autant d'une déchirure qui lui serait fatale...
A moins que...
A moins que,
JE n'en décide autrement le jour où IL  n'aurait plus peur...
Non, c'est  même pas juste, le jour  ou "JE" saurait que les autres aussi ils ont des peurs de  vrai-semblable  qu'ils camouflent en  plein de raisonnements, en gestes collectifs , en code du vivre ensemble, en névroses légales...en battements d'ailes  et de rêves ...en plaisirs submrersibles et  bouts de sparadraps qu'ILS se collent sur l'àme du fond;
et qu'au fond,... y a pas d'autre choix qu'exister  tous -ensemble- tout seul - COMEDIENS -ou disparaitre très vite  sur une belle  pirouette, 
peut-être,
mais sans les cacahuètes...
à partager,
qu'on ne donne pas aux enfants pour pas qu'ils s'étouffent...
mais comme  TOI  t'es drôlement  grand
Alors...





"Guardali, dai treni in corsa si sbilanciano
in cannottiera ti sorridono
come di, come di
come di, come di orchestra illusa a Napoli
e poi sgridata a Minneapoli
come di, Comédie
la comédie d'un jour, d'un jour de ta vie,
la comédie, la comédie
Ma cos` la luce piena di vertigine,
sguardo di donna che ti fulmina
come di, come di
come di antica amante vista a Napoli
con lontanissimi binocoli
comédie, comédie d'un jour
la comédie
Parlami, dunque il ricordo si semplifica
nel suono dolce ed infelice, qui,
come di, come di, come di

come di, come di orchestra che precipita
in un ventilatore al Grand-Hôtel
comédie, comédie
la comédie" -Paolo Conte-

LE MONDE DE LA LUNE

Une histoire de "petit frère de la lune"