dimanche 28 mars 2010
L'ENFANCE VOLEE
C'est toujours troublant une photo quand on la trouve belle alors qu'elle exprime tant de souffrance et d'ignominie. On la regarde fasciné et donc voyeur aussi forcément... et dans le même temps, c'est aussi parce qu'elle est là que l'on peut dire -sans doutes avec plus de force que des mots- que cela existe encore et toujours...malgré notre indignation , les grandes résolutions, les beaux discours et "grâce" aussi à nos courses chez...
Comme chaque année, le 12 juin sera la journée mondiale contre le travail des enfants
la phrase du jour et sa frite enchantée
"Une à une les étoiles tombaient dans la mer, le ciel s'égouttait de ses dernières lumières"
-Albert Camus-
"Une à une les frites tombaient dans le saladier de service et l'huile s'égouttait de ses derniers lipides"
-Moa Je-
TIENS!
si on se faisait des frites?
et si on restait?
Avant, chez maman, y'avait deux gros pains de végétaline qui par une magie extraordinaire du haut de mes quelques printemps , cuisson terminée et la digestion, en route chez Denise Glaser repassaient à l'état solide jusqu'à la prochaine cuisson!
Et ça, OUAH! ça m'en bouchait un coin .
Heu! les frites aussi... surtout qu'avec, on mettait de la mayo. Là c'était le paternel qui officiait -du dimanche-avec son grand tablier bleu et blanc sans le coup de rouge pisque lui il buvait de la Valstar- la verte la plus forte! celle des punks.
-Enfin dans ce temps là, le "NO FUTURE" n'était pas encore à la mode, on faisait plutôt le genre "consomme et tais toi!" et d'ailleurs est-ce que-cela a vraiment changé?
En trempant ma binje (prononcez bain-jeu, en local ) dans la mayo. légèrement moutardée avec une pointe de pastis pour finir, je me la pose la question!
Augmentez les salaires pour acheter plus! et être donc forcément plus heureux comme dans les années soixante avec sa panoplie électro qui libère sa ménagère...C'est bien connu!
Attention je ne fais pas ici l'apologie de la couche en lin commerce équitable, le jetable à Dupont (de nemours) n'en déplaise à quelques enseignants du second degré qui vont en pélerinage chez Bové sur le Causse en 4/4"bio" (désolé c'est du vécu...)
Et puis, dans le consomme, avec un peu de recul, je préfère la voyelle
celle qui fait O, avé les sourcils comme des moustaches en circonflexe...Ö quand tu crois que le dernier écran plat et son machin US-B incorporé c'est forcément indispensable ici -maintenant et dans l'immédiat! alors que ta vielle bécane en lui mettant deux claques bien comme il faut, elle arrivait à t'offrir la météo à 19h45 sur la 3?
C'est sur, ça décore le séjour au 8em étage, le 138 centimètres.
En plus comme on l'a payé avec l'allocation rentrée scolaire, qu'est ce qu'on a foutre que la ptit chinoise anonyme (et gratuite) elle a trimé pour des cacahuètes (enfin 3 germes de soja) pour que tu l'achètes en crédit et stéréo chez poulanger.
Pas de ma faute à moi spas!
Et pi en pluche de patate, faut pas me prendre la tête le dimanche- heu!
"n'oubliez jamais la télé c'est un meuble" qu'ils disent chez pif! paf!
Mais comme le camarade syndiqué il l'a également signalé sur le tract recto-verso: "il faut donner du pouvoir d'achat" alors forcément le choeur de répondre en choeur (beaucoup de choeur pour pas grand chose) oh oui, oh oui j'en veux, j'en jouis!
et René aussi!
Oui mais la frite dans tout ça? ,
on aurait tendance à l'oublier et pas de ça cheu nous!
La frite, c'est un continent avec ses coutumes , vinaigre à l'outre manche, mayo qui fume c'est du belge et ketchup sous la casquette.
Mais précisons tout de suite, la frite c'est du perso, à l'épluche, la découpe, la rince, les deux bains comme il faut, un peu de sel mais pas trop et l'on mange quand c'est chaud!
c'est du collectif, du partageux, du sensible,
moelleux à l'intérieur et le dehors croustillant
quand à l'accompagnement... t'as qu'à faire les fonds de frigo
en salade
en bidoche (ou hétéro si tu préfères)
poisson!
Bref comme la galette qui est la pizza bretonne, ça se marie en libre échange.
et sur ce, l'éponge pilate passée sur la bleta je m'en vas re-visiter la couche car c'est la sieste qui m'anime à ct'heure! surtout qu'on en a vieilli d'une sans qu'on nous demande notre avis,
et ça...
IN THE BOX
reçu aujourd'hui même (m'enfin y'a pas de courrier le dimanche ou quoi!)
Dame! quand ça tintine à bulles!
LES 7 SOLEILS
Jean-Claude Chemin
Tél. 02 40 70 07 07
Bonjour,
notre prochain rendez-vous tintinophile aura lieu le vendredi 9 avril à l'aéroport de La Baule-Escoublac.
Nous aurons le plaisir d'y être accueilli par l'aéro-club Côte d'Amour et le Musée de l'Avion Presqu'île Côte d'Amour à l'occasion de la conférence-diaporama de Jacques Hiron sur le thème de Tintin, Hergé et les avions.
Accueil à partir de 18 h 30 au musée de l'avion, conférence à 19 h 30.
Pour ne savoir plus :
Vous trouverez également sur notre site 7soleils.org un article sur Dominique Lemarié, dessinateur judiciaire qui, entre autres procès retentissants, avait suivi celui du général Alcazar :
Bien à vous.
Jean-Claude Chemin
Z'également chez ptit " LU"
CHRONIQUES DU PETIT CAHIER ROUGE
"Les mots sont là, mes mots. Les mots maladroits d'un gamin de treize ans. Les mots marqués au crayon noir, les impressions intimes venues droit d'un épisode de ma vie que je pensais enfoui loin, à jamais hors de portée. Les cahiers de mes comptes rendus besogneux gisent au fond de la caisse à reliques, enfouis sous des babioles insignifiantes. Ils n'ont pas grand intérêt. seul le petit cahier rouge me fascine, j'ai pu l'ouvrir à la première page. J'arrive mal à le concevoir: c'est moi qui ai écrit tous ces mots. Avec les mots, les images reviennent. Des images de Medved', surtout.
Je garde très peu de souvenirs des péripéties vécues lors de ma fuite avec Gabor. Pourtant! Nous avons erré pendant des jours.
Nous avons mendié, nous avons volé. Nous avons dormi dans des granges en ruine, nous avons chapardé sur des étals misérables, nous avons échappé au courroux, aux fourches et aux plombs des paysans.Gabor et moi avions fui la police du camp de Medved'; nous recommencions à déguerpir devant celle des Tchécoslovaques revenus d'exil. Nous avons sauté dans des trains qui ne menaient nulle part, nous avons marché sur des sentiers inutiles. Nous avons tenté de raconter notre périple à deux ouvriers avinés, dans un bouge. ils étaient les premiers à nous adresser la parole depuis notre retour à la civilisation. Personne ne nous a écoutés.
nous avons rejoint la frontière, prés d'Ostrava. Mais pour Gabor, il était hors de question de passer en Pologne. Il cherchait la route pour la Hongrie. Je ne sais pas s'il la trouvée. Nous déambulions au nord, la patrie de Gabor était au sud. Gabor est parti demander à des paysans d'une ferme, à Paskov. Si j'avais suivi ses consignes, je l'attendrais encore devant le mur de la conserverie, dans cette ruelle envahie par les mauvaises herbes. Gabor n'est jamais revenu. Qu'est-il devenu? Je n'en sais rien. J'ai survécu. J'ai gommé ces jours incertains de ma mémoire.
Je n'ai en revanche, jamais pu effacer les visages, les allures, les odeurs, les images, les bruits et les cris, les noms, les impressions laissées par l'incroyable république démocratique de Medved'. Et maintenant, le petit cahier rouge est entre mes mains..."
Extrait de "Enclave"- un roman de Philippe Carrese- Editions Plon
samedi 27 mars 2010
NI UNE NI DEUX
Parti-e-s le 10 février, après s’être déplacé-e-s le 25 février devant l’Assemblée nationale pour le débat sur la proposition de loi relative aux violences faites aux femmes, et le 8 mars dans le cadre de la journée des droits des femmes, les manifestant-e-s se trouveront virtuellement dans quelques jours devant leur mairie et Conseil régional.
Pour l’accès aux droits sociaux
des femmes étrangères victimes de violences
des femmes étrangères victimes de violences
Nous vous informons que pour la 3ème action de la campagne, une couverture de survie a été envoyée aux élus locaux et pouvoirs publics pour dénoncer les difficultés d'accès aux hébergements d'urgence des femmes sans-papiers victimes de violences. Pour renforcer cette action, nous vous invitons à envoyer une lettre à votre mairie ou conseil régional.
S’il existe des droits inhérents à toute personne, les femmes étrangères victimes de violences n’en bénéficient pas. Et pourtant, comment fuir des violences si on ne peut pas se protéger, se défendre avec un avocat, devenir indépendante? Dans la pratique, il s’avère extrêmement difficile pour une femme sans papiers d’accéder à l’aide juridictionnelle, à l’ouverture d’un compte bancaire, ou à un hébergement. Ces droits ne sont pourtant pas conditionnés à la présentation d’un titre de séjour.
Par exemple, une femme sans papiers qui décide de fuir une situation de violences ne trouve souvent d’autre solution que de dormir dans les bus de nuit, les urgences des hôpitaux, les gares, ou même dans la rue. Sans titre de séjour, il est très difficile d’obtenir une place d’hébergement d’urgence. Pourtant, légalement, la possession d’un titre de séjour ne conditionne pas l’accès aux centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), aux hôtels sociaux ou aux foyers maternels.
La Cimade vous propose d’envoyer une lettre ou un mail à votre maire ou au Président du Conseil régional afin de les interpeller sur le difficile accès aux droits sociaux des femmes étrangères victimes de violences et de les inviter à signer la charte d’engagement (téléchargeable sur le site).
Il nous semble également urgent de développer des moyens financiers, humains et matériels pour que toutes les femmes étrangères victimes de violences puissent accéder à ces droits, et ce, quelle que soit leur situation administrative.
> Téléchargez la lettre type (nous vous invitons à la personnaliser)
le Rêve de l'Aborigène
C'était en 2009 au festival "Le Rêve de l'Aborigène", le seul festival du genre en France (Airvault -Deux-Sèvres) consacré au didgeridoo à la guimbarde et au chant diphonique.
Loin des grosses machines à pognon hyper médiatisées , ce festival à haute teneur environnementale (et sans alcool) mène son tranquille, festif et délicat bonhomme de chemin depuis 2002. (merci à Camille pour l'info)
résolutions du quart d'heure
Faudrait un peu réduire la voilure parce que le vent il est sacrément d'dans et à force qu'il nous pousse on s'ra arrivé au dessert sans avoir à peine vu l'entrée.
Faudrait aussi employer des formules qui agacent légèrement les gencives, un peu comme l'ananas quand il est frais et moi pas trop avec, mais qui sembleraient utiles pour la compréhension générale des: "tu vois bien quand je te dis que..."
Faudrait mettre un peu de crème à tout faire sur les rougeurs certes récurrentes mais sans doute passagères et bien faire pénétrer surtout, en massant dans le sens du départ.
Faudrait j'imagine, un peu d'action, quelques surprises, deux trois intentions et secouer bien fort mais pas trop pour éviter de perdre des bulles.
Faudrait des "dimanche" qui ressembleraient pas aux autres, avec des Oh! des bas résille comme pour assister à la grand messe, un doigt sur la pause et un autre sur les arrières.
Faudrait plus de lumière j'suis sur et la peau d'épice qui va bien avec
Faudrait du bon temps
au buffet
Faudrait jouer avec les cordes aussi mais pour une fois avec un peu plus d'imagination que le sempiternel étranglement! Ah! j'te jure...
Faudrait du tabac à rouler dans la farine tous les censeurs en rond
du vin d'allégresse moins les coups de tête,
des fleurs en pagaille et sans regarder à la dépense,
d'ailleurs...
qui c'est qui paie?
Faudrait une sacrés bonne dose de flemme, de rien foutre chez rentable pour l'économie qui nous fait marcher, des : franchement non merci ça ira, je vous en prie allez donc bêler dedans si ça vous chante le trop monopoly pour être honnête.
Faudrait qu'on nous foute la paix sur l'écran total et ne plus jamais seulement songer à se faire une guerre, même une seule.
Faudrait l'émotion mais sans les contraintes
le pouvoir de rire et juste celui-là
débarquer guilleret et puis... s'en aller sur une roue arrière, légère mais très classe.
Faudrait ne plus attendre, ne plus demander, ne plus envier, espérer... et ainsi supprimer bien des rendez-vous inutiles avec la médecine des autres.
Faudrait-pffffffffffff!!!!!!
Est ce que j'ai idées seulement moi,de
tout ce qu'il faudrait? ...
thérapie de début de nuit
On aurait dit qu'a la demande générale il fallait retourner la galette sur son autre face et tant pis si maintenant c'est plus pareil et qu'il n'y a plus à faire attention pour poser délicatement le bras saphir sur son vinyle approprié.
On ne va pas pour autant repeindre la séquence en nostalgie carabinée ou alors faudrait tant qu'à faire pour se la jouer complète- la galette- aller chercher dans le grenier le phono qui se remonte et la poussière d'époque...
En menant tranquillement à la godille ma plate en bois entre les iles de la mer des blogues (toi même) j'ai trouvé en accostant chez Helenablue une chorale à bretelles et au coffre solide qui reprenait en choeur -comme il se doit- une chanson de Fugain. Vous savez, de celles (et il en a fait beaucoup) que l'on ne peut s'empêcher de fredonner voir même de s'époumoner tellement ça fait autant, même plus de bien qu'un bon coup d'oxygène dans les narines quand on a des soucis pour respirer. Alors je me suis dit qu'après le chiffon rouge et ses frissons appropriés , on pouvait remettre ça sans problèmes, le public qu'il est bon ce soir, allait répondre et tout zygomatiques dehors en reprendrait bien une tranche, pas vrai?
vendredi 26 mars 2010
Inscription à :
Articles (Atom)












