mercredi 2 septembre 2009

l'actualité à vue de nez...








...ou comme elle se sent.

montoir et les z'Arts de la rue







les 5 et 6 septembre
A
Montoir de Bretagne
l'Office socioculturel
présente:

deux jours FESTI

avec-
la compagnie Bris de Banane
Les Bugel Noz
Caravane Cie
jean Halgan

mais aussi:
Cie Carnage production
Drolatic industry
Cie Thé à la Rue

Qualite Street
Réverbère
Le Cabaret de Quat'Sous


et également la fanfare
et
un pique-nique géant à partir se 12h dimanche 6 sous bois Victor Hugo (il en a de la chance victor d'avoir un sous -bois, robert lui, c'est un sous- bock , à chacun selon ses moyens- claviste compagnie-)


bon plan:





Les spectacles sont gratuits (merci aux contribuables montoirins) -
Organisation: OSCM

Gay, t'es bretonne ?

Plusieurs milliers de personnes à une Gay pride à Gourin, en Centre-Bretagne

FETE - Plusieurs milliers de personnes, 3.000 selon les gendarmes, ont participé samedi soir à Gourin au troisième Fest Ty Gay, une Gay Pride en Centre-Bretagne. Décorés de ballons multicolores, cinq chars tirés par des tracteurs ont défilé sur fond de musique techno dans les rues de cette commune de 4.200 habitants.

Depuis les chars, des hommes et femmes costumés en mariés, travestis ou drag queens lançaient confettis et préservatifs sur les spectateurs. "L'idée de départ, c'est de faire la fête. Mais on parle aussi de la prévention, du Sida. Ca ne peut être que bénéfique en matière d'ouverture d'esprit et d'acceptation de la différence de l'autre", a expliqué Bertrand Raynal, qui préside l'association "Les folies gourinoises", organisatrice de la manifestation. Symboliquement, le défilé, arborant les couleurs arc-en-ciel symbole de la communauté homosexuelle, s'est achevé devant la statue de la liberté, copie du célèbre monument dressé à l'entrée du port de New York. En effet, pendant des années, des milliers d'habitants de la région de Gourin ont émigré aux Etats-Unis, certains pour quelques années, d'autres pour la vie. Pour cette raison, Air France avait ouvert une agence dans cette petite ville à laquelle elle a offert en retour cette reproduction. Parmi les spectateurs, de nombreuses familles, des grands-mères ou des enfants. "De toute façon, ils (ndlr, les homosexuels) sont là depuis longtemps. Ils ont choisi leur façon de vivre. Ceux que ça gène ne viennent pas", commente en riant une femme d'une cinquantaine d'années. "C'est important d'être visibles. Même dans les petites communes rurales, on ne vit pas dans des ghettos", a relevé un membre de l'association contre l'homophobie. Plusieurs assocations étaient représentées dont Aides et l'association contre l'homophobie au travail.

(AFP)

de la faim à l'enfin

découvert chez Nina Louve

http://louvainlaneuve.blogspot.com/

à quelle heure elle passe?

-" qui ça?" demandais-je machinalement et la bouche pleine d'un sandwich jambon beurre et moutarde
-" Ben, l'inspiration tiens! " me dit-elle en regardant le soleil se coucher sur sa mère.
-je jetais un oeil circonspect à l'une puis à l'autre, ce qui en faisait deux au total (j'ai toujours été fort en calcul mental) et haussait les épaules tout en déglutissant un peu bruyamment sans doutes, mais au moins cela prouvait que j'étais capable de faire deux choses en même temps.
-Au bout d'un moment et d'un certain temps, celui qu'il fallait certainement pour réchauffer un canon de bass-pression à la terrasse du libre arbitre, le bar des supporters du sporting club nazairien, je répondis: "j'sais pas"
-"Tu sais pas quoi" fit-elle avec une bouche en forme de O et un regard de chien penaud (à vrai dire pas tant que ça mais c'est pour la rime)
-"Heu! ben...j'sais plus" répondis-je du talc au tac, ce qui eut l'air de la surprendre, comme quoi tout semblait possible pourvu que l'on y pense.
-Nous restâmes un moment ainsi, en silence, économisant nos mots , conscients qu'il nous en restait peu sans doutes mais aussi tellement proches, comme nous ne l'avions jamais été depuis que nous nous étions rencontrés , quatorze minutes auparavant au sortir de la gare, elle à la mode et moi en travaux -
-Il est ainsi des instants forts dans la vie- un peu comme la moutarde de mon sandwich qui arrachait drôlement, soit dit en passant, où la parole n'a plus vraiment de sens puisque l'on est à un autre niveau de communication-non verbalisé-
-"Je ne vous verbalise pas, ça ira pour cette fois" c'est ce que m'avait dit un gendarme brigadier, la semaine d'avant, avec un bon regard plein de sous entendus (et c'est pas donné) , alors que je venais de renverser une demi douzaine de séminaristes imberbes qui traversaient dans les clous sur le remblai de La Baule sous le nez , les ailes et les roues aussi- un peu forcément- de mon quatre quart flambant neuf.
"Franchement
" me dis-je intérieurement en silence, y'a pas de quoi en faire un fromage non plus, un hachis parmentier à la rigueur, sauf que j'en voyais un ou deux bouger encore et là ce n'était plus vraiment possible.
Je ne savais pas pourquoi, il m'était venu ainsi ce souvenir douloureux surtout pour les peintures de mon 28 chevaux et trois pots d'échappement- un devant et deux derrière- alors que je me trouvais attablé en compagnie de cette fille dont je ne savais rien et tellement à la fois-Et là, à l'instant, je reconnais volontiers que ce genre de réflexion c'est peut-être un peu trop profond pour certains dans mon public mais cela me semblait pourtant nécessaire à la bonne marche à suivre de l'histoire.
-A parce qu'il y a une suite? je tournais vivement la tête sur ma droite -la gauche étant en dérangement- pour voir qui avait bien pu rompre ainsi la magie du silence, mais ce n'était que moi finalement et sans que je m'en rende compte qui était sorti de mon fort intérieur puisque c'était tout bonnement l'heure de la promenade.
-"Déjà? "fit-elle en reposant son verre de badoit,
-"Déjà côa?" répondis-je en terminant ma deuxième bouchée de bière et de couenne mêlés!
- "La correspondance!"
-"Je la regardais sans comprendre mais en essayant néanmoins de faire comme si, me rendant compte qu'autant de phrases en si peu de temps ne pouvait que bousculer le fragile édifice de ma construction mentale et perturber par la même une relation épistolaire même si mon chargeur était vide.
-Mais elle ne semblait pas dupe, de Pornichet peut-être?
-"C'est mon car qui arrive"
-"Ah!" répondis-je, ce qui me semblait le plus approprié à l'instant
-"Et toi tu attends le bus aussi?" dit-elle dans un souffle rauque et légèrement aillé
-"Moi?"
-"Ben oui tu vois quelqu'un d'autre? "
- j'apercevais effectivement quelques figurants assis autour de nous, mais je ne fis pas de remarque, ne sachant comment elle allait la prendre, nous nous connaissions si peu finalement...
- "Je...Je suis malade en car" fis-je avec un léger sourire contrit et un peu affecté aussi!
- "Elle se leva sans rien dire, pris sur la chaise libre son sac, en toile de parachute me semblait-il, ce qui me donnait une indication supplémentaire sur sa nature sportive et elle marcha d'un pas alerte et rassuré vers l'autobus Chausson qui venait d'arriver au bout de l'allée, dans un nuage de fumée jaune et un bruit de bébé égorgé.
-"Mais quel est ton nom" lui lançais-je
"Elle lévita, mais me répondit quand même sans se retourner:
-"Mon nom est Bonde, Jeanne Bonde"
-Puis elle continua sa route grimpée sur ses escarpins noirs à talons aiguilles de bien 3
centimètres25, ce qui lui donnait une démarche légèrement chaloupée,
-"Elle grésille du trolley" aurait dit un moine missionnaire de mes connaissances qui avait fait l'Afrique et en connaissait un rayon (voir plus) sur la fesse cachée de l'histoire du monde.
-Je terminais d'une seule traite ma pression qui avait fini -enfin- de se faire mousser , puis je rotais discrètement derrière deux doigts ou trois je ne sais plus, puits je me levais à mon tour (je sais être poli) sans payer parce que je connaissais de Vue le patron, et je m'enfilais en toute bonne foi, l'avenue de la République, du côté des agences d'intérim et des marchands de voiture de location , il fallait rapidement que j'en change, la mienne était décidément trop voyante et en plus j'aimais pas le vert.
Mais ça, à part ma grand-mère, personne n'était au courant et c'était mieux ainsi....

mardi 1 septembre 2009

Philippe Léotard - Je Chante Pour Passer Le Temps

"Je chante pour passer le temps
Petit qu'il me reste de vivre
Comme on dessine sur le givre
Comme on se fait le cœur content
A lancer cailloux sur l'étang
Je chante pour passer le temps

J'ai vécu le jour des merveilles
Vous et moi souvenez-vous-en
Et j'ai franchi le mur des ans
Des miracles plein les oreilles
Notre univers n'est plus pareil
J'ai vécu le jour des merveilles

Allons que ces doigts se dénouent
Comme le front d'avec la gloire
Nos yeux furent premiers à voir
Les nuages plus bas que nous
Et l'alouette à nos genoux
Allons que ces doigts se dénouent

Nous avons fait des clairs de lune
Pour nos palais et nos statues
Qu'importe à présent qu'on nous tue
Les nuits tomberont une à une
La Chine s'est mise en Commune
Nous avons fait des clairs de lune

Et j'en dirais et j'en dirais
Tant fut cette vie aventure
Où l'homme a pris grandeur nature
Sa voix par-dessus les forêts
Les monts les mers et les secrets
Et j'en dirais et j'en dirais

Oui pour passer le temps je chante
Au violon s'use l'archet
La pierre au jeu des ricochets
Et que mon amour est touchante
Près de moi dans l'ombre penchante
Oui pour passer le temps je chante

Je chante pour passer le temps
Oui pour passer le temps je chante" -Louis Aragon-

-envoyé par xsartre-

désespérément besoin d'Art





."../...Ainsi, comment se passe la vie? Nous nous efforçons bravement, jour après jour, de tenir notre rôle dans cette comédie fantôme.
En primates que nous sommes, l'essentiel de notre activité consiste à maintenir et entretenir notre territoire de telle sorte qu'il nous protège et nous flatte, à grimper ou à ne pas descendre dans l'échelle hiérarchique de la tribu et à forniquer de toutes les manières que nous pouvons- fût-ce en fantasme-tant pour le plaisir que pour la descendance promise.
Aussi usons-nous une part non négligeable de notre énergie à intimider ou séduire, ces deux stratégies assurant à elles seuls la quête territoriale, hiérarchique et sexuelle qui anime notre conatus. Mais rien de cela ne vient à notre conscience.
Nous parlons d'amour, de bien et de mal, de philosophie et de civilisation et nous accrochons à ces icônes respectables comme la tique assoiffée à son gros chien tout chaud.
Parfois, cependant, la vie nous apparaît comme une comédie fantôme. Comme tirés d'un rêve, nous nous regardons agir et, glacés de constater la dépense vitale que requiert la maintenance de nos réquisits primitifs, nous demandons avec ahurissement ce qu'il en est de l'Art. Notre frénésie de grimaces et d'oeillades nous semble soudain le comble de l'insignifiance, notre petit nid douillet, fruit d'un endettement de vingt ans, une vaine coutume barbare et notre position dans l'échelle sociale, si durement acquise et si éternellement précaire, d'une fruste vanité. Quand à notre descendance, nous la contemplons d'un oeil neuf et horrifié parce que, sans les habits de l'altruisme, l'acte de ses reproduire paraît profondément déplacé. Ne restent que les plaisirs sexuels; mais, entraînés dans le fleuve de la misère primale, ils vacillent à l'avenant, la gymnastique sans l'amour n'entrant pas dans le cadre de nos leçons bien apprises.
L'éternité nous échappe.
Ces jours-là, où chavirent sur l'autel de notre nature profonde toutes les croyances romantiques, politiques, intellectuelles, métaphysiques et morales que des années d'instruction et d'éducation ont tenté d'imprimer en nous, la société, champ territorial traversé de grandes ondes hiérarchiques, s'enfonce dans le néant du sens.
Exit, les riches et les pauvres, les penseurs, les chercheurs, les décideurs, les esclaves, les gentils et les méchants, les créatifs et les consciencieux, les syndicalistes et les individualistes, les progressistes et les conservateurs; ce ne sont plus qu'hominiens primitifs dont grimaces et sourires, démarches et parures,langage et codes, inscrits sur la carte génétique du primate moyen, ne signifient que cela: tenir son rang ou mourir.
Ces jours-là, vous avez désespérément besoin d'Art. vous aspirez ardemment à renouer avec votre illusion spirituelle, vous souhaitez passionnément que quelque chose vous sauve des destins biologiques pour que toute poésie et toute grandeur ne soient pas évincées de ce monde.
Alors vous buvez une tasse de thé ou bien vous regardez un film d'Ozu, pour vous retirer de la ronde des joutes et batailles qui sont les us réservés de notre espèce dominatrice et donner à ce théâtre pathétique la marque de l'Art et de ses oeuvres majeures. .../..."

extrait de: "l'élégance du hérisson" de Muriel Barbery- folio- poche-

une pandémie de profit

Marius nous fait passer un message concernant la fameuse pandémie dont on nous rabat les oreilles à coups de masse ( et dans le sens de qui au fait?) depuis des mois.

UNE PANDÉMIE DE PROFIT
>

Quels sont les intérêts économiques derrière cette grippe porcine ou grippe AHN1 dont on nous rabat les oreilles ?



1 million de personnes par an meurent dans le monde de la MALARIA, qui pourrait être prévenue avec un simple moustiquaire.
Les journaux n’en parlent pas!

2 millions d’enfants par an meurent dans le monde de la DIARRHÉE, alors que l’on pourrait l'éviter avec un banal sérum pour 025 la dose. Les journaux n’en parlent pas!

10 million de personnes par an meurent de la ROUGEOLE, PNEUMONIES et INFIRMITÉS, que l’on pourrait les guérir avec de simples vaccins. Les journaux n’en parlent pas!
Mais il y a de cela 10 ans, quand la fameuse grippe aviaire est apparue... Les journaux mondiaux nous on inondés d’informations à ce sujet... :
Une épidémie, la plus dangereuse de toutes... Une PANDEMIE !
On ne nous parlait que de la terrifiante maladie des volatiles.
Et pourtant, la grippe aviaire a causé la mort de quelques 250 personnes en 10 ans... 25 morts par an.
La grippe commune, tue un demi-million de personnes par an, dans le monde. Un demi-million contre 25 !

Un moment... Un moment s’il vous plaît !

Alors, pourquoi un tel remue-ménage - un scandale- autour de la grippe aviaire?
Parce que derrière les poulets il y avait un “Coq”, un coq à grande crête.

L’entreprise pharmaceutique internationale ROCHE avec son fameux TAMIFLU vendu à des millions de doses aux pays asiatiques.
Bien que l’efficacité du
Tamiflu soit douteuse, le gouvernement britannique en a acheté pour 14 millions de doses pour protéger sa population.
Grâce à la grippe aviaire, ROCHE et RELENZA, les deux des plus grosses entreprises pharmaceutiques qui vendent les antiviraux, ont obtenues des millions de dollars de bénéfices.

Alors, en avant avec les oiseaux et maintenant avec les porcs.
Eh oui! Maintenant commence la psychose avec la grippe porcine. Et tous les médias du monde ne parlent que de çà.
Et je me demande: Si derrière les poulets il y avait un “Coq”... N’y aurait t’il pas derrières les cochons un “Gros Porc”?

L’entreprise nord-américaine Gilead Sciences détient le brevet du Tamiflu. Le principal actionnaire de cette entreprise n’est autre que le sinistre, Donald Rumsfeld, secrétaire d’état à la défense de Georges Bush, l’artisan de la guerre contre l’Iraq...

Les actionnaires des entreprises pharmaceutiques ROCHE et RELENZA doivent se frotter les mains, ils doivent être heureux avec les millions de nouvelles ventes du Tamiflu.

La véritable pandémie est celle de l’argent, les énormes bénéfices de ces mercenaires de la santé.

Je ne nie pas les précautions nécessaires qui sont entrain d’être prises par tous les Pays du globe.
Mais si la grippe porcine est une pandémie aussi terrible que l’annonce les médias.
Si l’OMS se préoccupe tant de cette maladie, pourquoi ne la déclare-t-on pas cette pandémie comme un problème mondial de santé publique.

Pourquoi ne pas autoriser la fabrication de médicaments génériques pour la combattre ?

Se passer momentanément des brevets des entreprises ROCHE et RELENZA et distribuer les médicaments génériques gratuitement à tout les pays, et plus particulièrement aux pays les plus pauvres.



Ne serait-ce pas la meilleure solution. Ou alors c'est une farce et aucune menace réelle ne pèse sur le genre humain !!!

la GRIPPE !!!!!

Agnès Maillard - Blogueuse associée | Lundi 31 Août 2009 à 19:01
Le gouvernement nous prépare à lutter contre le grand fléau en achetant des millions de masques et de vaccins, en diffusant des spots de pub bien flippant sur toutes les ondes et... en dépotant sous le manteau quelques jolies circulaires qui, étrangement, parlent bien peu de santé publique et bien plus de santé économique. Morceaux choisis et commentaire de texte de la circulaire émise le 3 juillet dernier par la Direction générale du Travail :
« L’employeur peut adapter l’organisation de son entreprise et le travail de ses salariés via la négociation avec les institutions représentative du personnel [...] ou, à défaut, par décision unilatérale après avis du comité d’entreprise ou des délégués du personnel.
[...] Changement des conditions de travail : nouvelles conditions d’exécution de la prestation de travail (augmentation du volume horaire par des heures supplémentaires, augmentation des tâches à effectuer sans s’écarter des attributions contractuelles...) par décision unilatérale de l’employeur (le refus de l’employé, sauf s’il est protégé, constitue une faute pouvant justifier le licenciement.
Modification du contrat de travail : cela touche aux éléments essentiels du contrat...
»

Pour faire simple, quand la phase 5B de la pandémie sera décrétée par notre gouvernement (pour mémoire, nous sommes actuellement en phase 5A), subitement, l’employeur va prendre les pleins pouvoirs dans l’entreprise et décider tout seul comme un grand de toutes les mesures nécessaires pour maintenir son activité économique. Vous avez bien lu : ce qui compte, ce n’est pas la santé des salariés, des fournisseurs ou des clients, non, ce qui compte, c’est que le pognon continue à circuler. Et si pour ça, le pauvre patron se retrouve contraint de se torcher avec le Code du travail parce que ses salariés tombent comme des mouches, ben, tant pis, faut savoir ce qu’on veut dans la vie. En gros, tout ce qui est législation sur le temps de travail, en dehors de la seule limite supérieure de 60 heures de travail hebdo, ben le salarié survivant, il va pouvoir se le carrer dans l’œuf bien profond : suspension (temporaire, bien sûr) du repos hebdomadaire, des récupérations obligatoires, des RTT, des congés et tout et tout. Tu parles que la bataille contre le travail du dimanche, c’est de la roupie de sansonnet à côté de cet équarrissage en règle. En plus de ça, le patron peut décider tout seul comme un grand de modifier la nature des contrats de travail de ses salariés, pour l’intérêt supérieur de l’entreprise. Changement de poste, d’attribution, d’affectation, de salaire (héhé !), etc. Et au cas où vous n’auriez pas bien compris où sont les priorités, le droit de retrait des salariés est suspendu. En gros, ceux qui se sentent un peu fragiles et se disent qu’un éternuement de plus pourrait bien être un éternuement de trop, ils ne pourront pas arguer du droit de retrait pour éviter de venir se faire contaminer au boulot.

Bref, c’est avec ce genre de petites choses que l’on mesure très exactement la valeur de la vie humaine dans une société et que l’on peut correctement établir l’échelle des priorités de ceux qui prétendent gouverner pour l’intérêt général.

Bonne rentrée quand même ! l'article original sur marianne.fr