jeudi 20 août 2009

la tête dans le sable





Mais qui a dit qu'en Vendée, il n'y avait que l'agité du bocage (1 villiers ça va, de villiers bonjour les dégâts) et tous ses produits dérivés: le puy du fou, radio A louette gentille A... et la brioche (heu! là j'suis pas vraiment sur). En Vendée, y'a aussi des jeunes! si! si! j'vous jure, on connait par exemple MC circulaire et son rap vendéen tout en finesse et délicatesse from mogettes.
Bien sur mon propos est à prendre -comme souvent- au 28em degré (au moins); En Vendée comme partout ailleurs il n'y a pas plus ni moins de têtes de noeuds et le département est riche de culture, d'histoire, de magnifiques paysages et de gens...


Et justement et présentement, je voudrais vous causer d'un festival qui en est à sa cinquième édition "La tête dans le sable" qu'il s'appelle, il est organisé par l'association bigamacho et il aura lieu samedi 29 août à Martinet (oh oui fouette cocher). C'est l'Afrique qui sera à l'honneur cette année avec un village associatif regroupant de nombreux bénévoles ayant tissé des liens (martinet, des liens, c'est logique non?) amicaux, familiaux... avec ce grand continent. au programme danses, musiques, débat, présentations de projets...)
Pour la partie musicale du soir qui commencera vers 19h, seront présents: le groupe Sima-Al , les percussionnistes de Dyatribé , le chanteur burkinabè Amadou Sanfo et enfin les Wailing Natty Roots qui font dans le raggae roots (à vos souhaits);
Voilà vous savez tout ou presque, ah mais j'allais oublier-petite précision- qui a son importance l'entrée est gratuite.

mercredi 19 août 2009

chez les yeyes

envoyé par les dupons

et même là- bas j'en ai vu un...









...C'est le titre du courriel envoyé par Chantal l'Ariégeoise, qui vient de rentrer de Guyane.
Elle veut bien sur parler du nain de jardin tropical , qu'elle a pris en photo- j'apprécie bien sur l'attention car elle sait que je les aime -surtout quand ils sont exotiques, déjantés et pas trop politiquement corrects... -mais non-même pas honte- :-)

la suite du message:

"Quelques photos choisies au milieu de plein d'autres qui te donne le ton super à ces petites vacances en Guyane
un petit coin de France ou l'on se sent parfois plus en Afrique ( village de bonis (peau noir) anciens esclaves, ou à d'autres moments chez les asiatiques avec les paysans Monghs! ou a un autre village totalement amérindien auxquel on rajoute beaucoup de chinois (toutes les épiceries) beaucoup d'Haïtiens sur Cayenne et bien sur une émigration+++ clandestine de Surinamiens (les femmes viennent accoucher en France pour les papiers et beaucoup de brésiliens pour l'or et il n'y a que le fleuve a traverser des 2 cotés (facile !!)
ces populations se mélangent peu chacun pour ses raisons .(bonnes ??)
et dans tout ca c'est le créole qui domine sous le beau drapeau
français ou la magouille d'argent est sport national !!!!
Voila, petit résumé de ce mois bien dépaysant
et même pas piquée par un moustique ! j'ai dégusté du caïman, tatou et plein de bon petits plats
et j'ai résisté à la chaleur constante de 38° et une eau a 28°, et 3 fois 2mn de pluie
."

Une chaleur constante à trente-huit degrés-foi de breton ça fait peur...vite mon éventail en plumes d'albatros...

Leonard Cohen - Chelsea Hotel

envoyé par ark 80

dans le coin










Dans le coin
y'a toujours plein de trucs et des machins.
Un arbre qui se penche pour dire "ça baigne?"
Un phare rose en carton, pacsé avec un lampadaire
pour le meilleur et la lumière.
Un monstre maritime qui se gratte le goémon,
Et le pôvre, il essaye vainement de capter la TNT avec une antenne de fortune
La kulture alors, c'est pour tous ou côa!
Une brochette de bateaux qui s'enfile l'estuaire,
bien grillé au soleil et avec un peu d'huile c'est pas mauvais
paraît-il.
Une bâtisse vénérable et croisicaise qui impressionne...
la photo, c'est déjà pas mal.
Un voilier qui s'est fait rouler
les voiles.
C'est classique,
l'été,
on est jamais assez prudent.
Un banc géant qui prend ses aises
et tient la grappe à deux copines du barreau, très chaises
qui n'en pensent pas moins.
Et puis aussi...
la preuve vivante que quand on veut
on peut marcher sur l'eau.
"Personnellement ça me laisse de bois"
disait un chapeauté à une vieille branche de ses connaissances.
Mais!
Mon histoire est à l'envers
bah!
ptêt qu'elle a perdu elle aussi
le sens de l'histoire!...

C'est la chute finale!

une info gweladeen


La librairie celtique nazairienne où il faut aller (méfiez-vous des contrefaçons)

le grand timonier de l'estuaire lave plus blanc


Thalès, artiste local a décidé de mettre en dessins les tribulations de msieur le maire avec les habitants de Saint-Marc sur mer- et la grande lessive en général...
nous en parlions il y a peu
ici même

la baignoire de Goethe

Bricoler à la manière de, c'est le thème d'un livre de Marck Crick génial pasticheur qui après les recettes de la soupe de Kafka demande à d'illustres écrivains de s'attaquer à l'entretien de leur maison .
exemples:
-comment poser un papier peint avec Ernest Hemingway
-comment remplacer une vitre avec Milan Kundera
-comment carreler une salle de bains avec Fiodor dostoïevski
-comment déboucher un évier avec Jean-Paul Sartre... etc

Pour clore avec distance et humour... le sujet bricolage commencé laborieusement hier, je vous propose de "réparer le robinet qui fuit" avec Marguerite Duras
voilà ce que cela donne:

"outils:
Clé universelle

Matériaux
Joint

-L'homme passe devant la maison, pour la deuxième fois.
Il s'arrête. Il sonne à la porte. La porte est ouverte, l'homme entre. L'intérieur, lumineux, est meublé de blanc.

Voix de femme:

"alors vous êtes venu."

Elle est debout. Elle regarde. Elle regarde l'évier, le robinet.
Il s'avance vers elle. Elle le regarde venir. Ses habits sont noirs.
Ses yeux brillent. Elle sourit. il fait encore un pas. il s'arrête près d'elle. D'un geste mécanique, elle désigne le robinet. Du robinet s'écoulent des gouttes d'eau qui tombent dans l'évier. Elle regarde le robinet.

La lumière baisse.
Homme, femme, robinet. L'homme s'avance. il ouvre le robinet. Le bruit de l'eau devient plus fort, des trombes d'eau tombent en écume blanche dans l'évier pour disparaître dans l'abîme, rejoignant d'autres tuyaux et canaux qui forment une grande masse d'eau, qui s'en va vers la mer. Marées caverneuses. L'homme ferme le robinet.Le bruit s'arrête. Silence. Silence brisé par quelques gouttes qui s'écoulent.
"Je crois que le joint est parti."
elle parle d'un ton sans réplique.
"Le joint est parti."
il parle.

Les gouttes tombent une par une. Prisonnières du tuyau, elles refusent d'attendre la permission de couler.
"Il le serre trop, dit-elle. il n'aime pas ce robinet qui fuit."

L'homme se courbe pour couper l'arrivée d'eau. il se redresse. Il ouvre le robinet. Brièvement, on entend le bruit de l'eau qui coule. Soudain, ça s'arrête. Les gouttes cessent de couler. Silence.
Dehors, devant la terrasse, le crépuscule descend sur la ville. La lumière s'échappe du ciel en flot, ça va vers l'ouest.
Dans le silence de la cuisine, on entend le bruit de la mer.
La mer, sans forme, sans retenue, sans robinet, au-delà de tout.
Un cri déchire le silence, on dirait une femme qui tombe.

"Qu'est ce que c'est?
-Quoi?" dit-elle.
Elle lève doucement les yeux vers lui. L'homme ne la regarde pas.
"Ce cri.
-Rien. Le cri des mouettes.", dit-elle.

ça va commencer. L'histoire entre eux va commencer.
Entre l'homme et la fenêtre, la femme avance. Sa main, comme celle d'un enfant, couvre ses yeux. Le parquet craque sous ses pieds.
Devant l'homme, le robinet. L'homme pose ses mains sur le métal brillant. Il voit la tête du robinet, au-dessus, le cache-tête recouvre l'écrou, le clapet, la bague guide, la tige du lavabo. Sous la tige: le joint aplati, comprimé, décomposé, détruit.
L'homme dévisse la pièce de métal, pour laisser apparaître un gros écrou juste au-dessus du robinet. avec une clé, il dévisse l'écrou du clapet, enlève la coupelle du robinet. il détache l'appareil ruisselant d'eau, le lui offre. La lumière danse dans ses yeux.
"Le joint est parti."
L'homme et la femme regardent, se regardent, ils attendent.
l'homme à nouveau.
"Le joint est parti. Regarde, dit-il, regarde ici."

Alors, il lui montre le joint dévasté, les ravages du temps, l'effet du calcaire, la pression créée par le robinet toujours serré, se battant pour retenir le flot, le courant. L'accumulation brutale de la force.
Alors elle comprend. Elle se retient de pleurer.
Avec un tournevis, il enlève le vieux joint, craquelé, ridé, âgé prématurément. il en prend un nouveau dans sa boite à outils;
Le joint est dans ses mains, attirant, doux, ferme, épais comme de la crème de lait. Le joint glisse doucement sur le bouton situé sur la tige, à la base du robinet. il repose le mécanisme sur le robinet, le vissant fort, il ôte le cache-tête, le couvercle lumineux dissimule le mécanisme du lavabo sous le manteau du matériau brillant.
L'homme se penche, ouvre la valve; Un reste de lumière s'épanche du ciel, dans les ténèbres. L'homme et la femme entendent l'eau revenir dans le tuyau, entendent la pression dans le joint.
l'homme resserre, ouvre le robinet, le referme. L'homme et la femme regardent. ça ne coule plus. Rien ne s'épanche.
Tout est arrêté. Contenu.

L'homme pose son tournevis dans la boite à outils;
il regarde la femme.
"Tu pleures.
-Je pleure?" dit-elle.

Silence.
Elle se tient près de lui, mais ses yeux sont perdus au loin, vers les derniers nuages flamboyants qui disparaissent, un à un, derrière l'horizon."

-extrait de: "la bagnoire de Goethe-mark Crick-"comment réparer un robinet qui fuit" avec marguerite duras-traduit par Eliette abécassis- éditions BakerStreet

mardi 18 août 2009

l'abricole pour les nuls


Voyez!
La vie est formidable et poustouflante même, surtout quand je bricole, ce qui m'arrive très rarement, enfin...
j'essaye d'éviter au maximum parce que je sais qu'à chaque fois les conséquences vont être terribles!
Par exemple, pas plus tard que ce matin, 9h- l'idée lumineuse consistait à remplacer un robinet sur un évier!
Je les vois d'ici les pros du tournevis, de la clé de 12 et de la boite à outils à tout faire...FASTOCHE qu'ils disent! cinq minutes et le tour est joué!
Vi! ben ptêt pour vous, parce que moi, rien que l'idée ça me fout des vapeurs- et avec la température extérieure du moment, est-ce bien raisonnable?
Bon résumons et positivons même! on se dit que c'est pas si compliqué que ça, que y'a pas de raison qu'on y arrive pas! que...
il suffit de regarder le mode d'emploi (traduit du coréen) etl'affaire est dans le sac.
Seulement voilà, c'était trop beau, il fallut d'abord démonter l'ancien robinet, mitijeur pour les intimes- (voyez! si je m'y connais) qui brinquebalait depuis trop longtemps, et comme il était rouillé à cause de la flotte qui s'était lâchement introduite là où il ne fallait pas, après toute une collection de jurons version capitaine haddock, l'opération s'avéra impossible!
et je précise pour les gros bras toujours prêts à montrer leurs biscotaux avantageux qui moulent le marcel, qu'en forçant comme une brute , le résultat de l'opération fut de fendre un peu plus la cuve en inox, déjà bien travaillée par de jeunes ados à qui rien ne résiste...

Evidemment on a coupé l'eau, évidemment on a oublié d'en mettre avant dans un seau, une casserole voir un dé à coudre et il faut aller fissa et crado- chez gasto là où diable! il y a tout ce qui vous faux - chercher un nouvel évier à poser .
Mais qu'à cela ne tienne, je monte sur rossinante et je file à grand galop hi! ha! vers le paradis des bricolos! et zou vite fait bien fait je trouve le modèle aux bonnes mesures et je rentre au bercail plutôt content de la rapidité de l'action.
Ensuite après déballage,Argh! on s'aperçoit- jésus, marie, joseph et toute la sainte trinité réunie- qu'il n'y a pas de trou de prévu pour passer les tuyaux- et là grrrrrrrrrrrr!!!! on te vend un truc-pas cher d'accord- mais , comme moi quand je m'énerve, il est pas fini! imaginez la honte et colère qui va avec....
M'enfin quoi! ils ont les machines et tout ce qui faut dans leurs usines mÔdernes , ça leur aurait défrisé la moumoute de faire un chtit trou de rien du tout...
ben non, faut que tu te démerdes à percer de l'inox!
Il est déjà près de midi, cela fait 2h30 que l'affaire a commencé,et croyez-moi, ça me gonfle le burnous, genre zeppelin avant l'orage!
Vite avant la grosse dépression sur les açores j'appelle un copain- qui me dit qu'il arrive en début d'après midi avec l'outillage qui va bien.
Pendant ce temps là, il n'y a plus qu'à remonter provisoirement le robinet sans son évier histoire de pouvoir remettre l'eau, de se laver les mains, de boire un coup, et de manger un reste de boeuf carottes (mais non c'est pas le commissariat). Deux heures, le copain arrive avec tous ses accessoires- ensuite je vous passe les détails, perceuse, drumel, scie cloche (avec moi ça fait sept) - à 4 heures et des bananes, et des fuites aussi et des aller et retour pour fermer, ouvrir l'eau, et refermer et...je n'ose y croire, ça marche!

pour le joint autour on repassera...
demain!

et avec ça j'ai loupé la sieste!

Comme c'est étrange...et quel zazard! hier, à la bibliothèque j'ai trouvé un bouquin qui s'appelle "la baignoire de Goethe" -sous titré "bricoler avec les grands écrivains"- je vous en reparlerais très bientôt, car pour l'heure, je retourne veiller mon évier, c'est beau un inox qui brille la nuit , j'en suis tout Eh! Bobby!