lundi 2 décembre 2013

bouge de là









Rotko  de "Grain de sel" nous signale que:

   Jeudi 5 décembre 19 h 30

rue des Halles Théâtre Athénor Saint-Nazaire

Jeanne Benameur parlera de "Profanes" et sans doute de ses autres livres.
Entrée libre.



 "Attendre que le jour décline.
Depuis longtemps la nuit est devenue ma vie préférée. L'obscur me soulage.
Les choses de la vie s'arrêtent, simplement, puisqu'il fait nuit. Et j'ai la sensation que moi aussi je peux m'arrêter. Un peu.

Avoir droit au silence, aux pensées qui reviennent. Au début, c'était avoir droit à la rage, à tout ce que la douleur révèle de soi. Un vertige. Avoir droit à la haine aussi. Pour tous les sacrements qui ne tiennent aucune promesse. Jamais. Combien de fois me suis-je dit Jamais. C'est dans la nuit que j'ai appris qu'il n'y a aucune consolation, non. Jamais jamais. Il y a des choses qu'on ne peut apprendre que la nuit. Il faut bien que tout soit obscur pour oser les penser."

-Jeanne Benameur- 

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 Pendant que l'écologie made in jacobine à la recherche de strapontine se prend les pieds dans le tapis vert ....
"la vie"...continue


illustration: source toile



 Yves fait le lien avec les profondeurs

 "Tout au fond de la mer les poissons sont assis,
Les poissons sont assis, ah! ah! ah! .../..."
  ( mais ptêt plus pour longtemps)


illustration source Bloomassociation

 

URGENCE OCEANS PROFONDS

"2013 est une année cruciale pour la protection des océans profonds : la Commission européenne a proposé l’interdiction du chalutage profond, une méthode de pêche décrite par les chercheurs comme « la plus destructrice de l’histoire » : d’immenses filets lestés raclent les fonds marins jusqu’à 1800 mètres de profondeur et dévastent des écosystèmes multimillénaires et des espèces vulnérables, dont certaines sont menacées d’extinction.
En France, moins de dix navires sont impliqués dans la pêche profonde au chalut de fond. Six d’entre eux appartiennent à la flotte d’Intermarché. Malgré les millions d’euros d’aides publiques qu’ils perçoivent, ces navires industriels sont tous déficitaires. Le chalutage profond est un gouffre à fonds publics ; il n’existerait pas sans le soutien de nos impôts.
Les lobbies de la pêche industrielle font pression sur les Etats membres de l’Union européenne et les députés du Parlement européen pour éviter l’interdiction de cette méthode de pêche dont le modèle économique sous-performant et dépendant des aides publiques appartient au passé. Les lobbies s’appuient notamment sur la France pour faire avorter le règlement européen.
La mobilisation citoyenne peut contrecarrer le pouvoir des lobbies : aidez-nous à éliminer cette méthode de pêche destructrice et à faire en sorte que nos élus et diplomates retrouvent la dignité de leur fonction en recevant des directives claires et ambitieuses de la part du Président de la République."  source



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(et mes nerfs)
 ...

illustration source Fort McMoney


( n.d.c.Heu! on pourrait ptêt envisager d'autres solutions non?)

                                               

                                              ]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]] 

Philippe  était dans le chaudron du bon, du bô du  Bonnet  à Carhaix ce  week-end . Il nous envoie quelques  photos souvenirs:














impression de terrain version  Marianne:

 

Manifestants de droite comme de gauche, d’extrême gauche comme d’extrême droite, tous réunis sous les mêmes banderoles, étaient d’accord à Carhaix : François Hollande est responsable de leurs difficultés. Comme si toutes les digues , élus, ministres, premier ministre avaient cédé. 

 

« Hollande démission ! » Bien plus que la foule des manifestants réunis à Carhaix samedi dernier, venus à près de 40.000 (selon les organisateurs) pour déjouer les pronostics parisiens, la surprise du rassemblement est la cristallisation du ressentiment contre le Président de la République. Pas un slogan contre le premier ministre, rien contre les ministres ou les députés : c’est François Hollande le responsable de l’écotaxe, des licenciements, de la crise de l’agroalimentaire, de ne pas faire barrage contre les décisions de Bruxelles, etc. « Rien d’étonnant diront certains depuis Paris, cette foule ressemble à s’y méprendre à celle qui manifestait contre le mariage pour tous ! » Pas si sûr, malgré le nombre importants de commerçants, d’artisans, de paysans et d’ouvriers récemment licenciés d’usines d’agroalimentaires des environs, pas fâchés de manifester sans les syndicats. « FO, la CGT et la CFDT  ont préféré manifester à Quimper il y a quelques jours, tant mieux, s’esclaffe un ancien de l’usine de saumon Marine Harvest. Si l’usine a fermé c’est à cause d’eux ! » Ambiance, pas franchement à gauche. Et pourtant.
 
Il fallait se fondre dans la foule pour comprendre qu’électeurs de droite comme de gauche partagent la même colère. Et se sont retrouvés sous les mêmes banderoles dénonçant la folie des taxes qui aurait saisi le président de la République, ici tenues par des responsables de centres équestres, là par un paysan, furieux que l’écotaxe ne soit pas purement et simplement abolie, là encore par des jeunes gens remontés comme pas deux contre de l’augmentation de la TVA. Dans la forêt des Gwen-ha-Du (le drapeau breton noir et blanc) qui pourrait laissait croire à un rassemblement régionaliste, émergeaient çà et là quelques bannières étoilées européennes et d’autres ciglées du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) aux convictions internationalistes affirmées. 
 
 « J’ai voté pour lui à la présidentielle et je le regrette amèrement » explique une coiffeuse qui vient de fermer son salon et licencier ses deux salariées, « écrasée par les charges. » « Aux prochains élections, je m’abstiendrai, poursuit-elle. Je ne vais quand même pas voter FN ! » Elle se tourne alors vers son mari, patron d’une petite entreprise de transport : « Pas comme lui qui a voté pour Marine et a voté Le Pen en 2002 ». 
 
Le pic de cette communion anti-Hollande a été atteint quand Christian Troadec, maire de Carhaix (divers gauche), fondateur du festival des Vieilles charrues, a fait huer le nom du président : « La Bretagne est méprisée, ignorée. Elle n’a pourtant jamais donné autant de ministres à un gouvernement. J’invite le Président de la République qui n’a pas dit un mot sur ce qui se passe ici à venir entendre ce que nous avons à lui dire » La foule a hué le président. « Nous sommes les indignés du bout du monde !» « Hollande démission ! » lui a répondu la foule en brandissant un carton rouge pour lui indiquer qu’il devait sortir du terrain. 
 
Bonnet rouge, carton rouge, la Blanche Hermine chantée par Gilles Servat, symbole de l’identité bretonne, est devenue rouge. "  Jean-Claude Jaillette-pour Marianne

 










"en avant la musique" par Serge:




4 commentaires:

  1. Suite à mon commentaire tardif (sur MAN...), l'ami lediazec a placé le lien de ton billet en bas du mien, de ce matin : "Con-sensus & Con(m)-promis"
    paru sur Cailloux dans l'brouil'Art !
    Quoi ? Vous ne connaissiez-pas encore ce blog récent ? allez-y voir, vous serez "accros"... sauf si vous êtes irréductibles EELV à la jacobine !

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  2. Relayer l'info sur le chalutage industriel dénoncé beaucoup et mis en images par Pelnélope Bagieu, voila une bonne action ! là comme ailleurs, il faut se"bouger les fesses" pour faire avancer les choses. http://bit.ly/1gyPgQt
    Salut, JPP

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    1. absolument Rotko, et plus nous serons à relayer...
      ;-)

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