dimanche 23 mai 2010

rouge et rose



C'est le nom d'une maison rencontrée ce samedi,  du côté du soleil se couchant
Fallait tout simplement et joliment  y penser

Au cas où d'autres seraient à court d'imagination
je me suis souvenu , d'un truc qu'on répétait en choeur sur une guitare du genre  sommaire de chez Bobby...

"On ne savait pas comment l’appeler, notre petite communauté
 
Qu’en n’était pas tout à fait une, disons notre maison commune.
 
Villa mon Rêve on y a pensé, mais quelqu’un l’avait déjà trouvé,
 
Villa mon repos c’était kitch, mais pas un de nous n’était Kitch.
 
Alors un soir qu’on avait bu, on l’a appelé Villa Mon Cul
 
On a cherché dans le Bottin, si c’était pas un nom d’emprunt,
 
Bin vous allez être étonné : personne ne l’avait utilisé.
 
Non pas un seul propriétaire n’eut cette idée élémentaire
 
A croire que la propriété engendre la débilité.
 
Nous qu’on croyait qu’c’était banal, on s’est dit "Bin non c’est génial".
 
Fiers d’être des innovateurs, on est allé chez un graveur
 
Qui s’est marré comme un tordu en imprimant Villa Mon Cul.

"Et bien ça m’change ,nous a t-il confié, de ceux qui viennent me trouver

Pour que je baptise leur niche à cons
 
Villa les Roses, Villa Mignon !"
 
Même avec une très mauvaise vue, on pouvait lire Villa Mon Cul
 
A 800 m de la baraque, où c’est qu’on a fixé la plaque

Le soir même les riverains, les autochtones et les voisins

Ont fait la queue devant chez nous, pour voir cet outrage au bon goût

Y a eu comme une espèce de break, et d’une seule voix : "Bravo les mecs !"

On a dansé toute la soirée, dans les jardins sur la chaussée

On a emballé comme des bêtes toutes les mémés, toutes les nénètes

Et tout le monde chantait dans la rue : Mon cul, mon cul, mon cul, mon cul, mon cul !

Un magistrat soulevant sa robe alla jusqu’à crier : "mon zob !"

Et comme c’est lui qu’nous a jugé, on a été acquitté ! "

(Font et Val )

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