vendredi 21 mai 2010

L'HISTOIRE A LULU



Lulu m'a raconté une histoire -pour de vrai- qu'elle a entendue à la radio-enfin je crois-mais bon c'est pas vraiment grave, si c'était à la télé, ça marche pareil...
Un jour, un jeune ado d'une quinzaine d'années dit à son père "Je ne veux plus aller à l'école" C'est le genre de situation que pas mal de parents connaissent à un moment ou a un autre avec leurs ptiots...et souvent dans ces cas là les pédagogues de service en bout de course, finissent par vous  déclarer de manière péremptoire que votre rejeton n'est pas adapté au système scolaire, alors qu'en réfléchissant un chouïa (et en voulant se remettre un peu, juste un peu...en question) on pourrait tout à fait penser que c'est plutôt le système scolaire qui n'est pas adapté aux gamins. enfin si à certains, les tout lisses, les pas de vagues, les bien conditionnés à priori, bref une minorité en somme...
Bon je sais bien  que je suis en train de rallonger la sauce là , et vous vous dites, ou vous pourriez vous dire "Et l'histoire de l'ado elle est où? hein(g)!" N'ayez crainte je n'ai point oublié, mais c'est bien dans mon genre de prendre les chemins de traverse,  enfin buissonniers peut-être. ...Va savoir!
Donc  tu va comprendre, c'est du vécu Robert! , j'ai été de ces gamins qui se faisaient copieusement chier à l'école, enfin pas toujours, mais souvent...Oui il m'est arrivé parfois d'avoir  la chance de tomber sur des instits. ou profs (ah oui maintenant, c'est vrai faut dire prof à tous les étages...)  qui savaient faire aimer leur enseignement. Je n'apprendrais certainement rien à personne en disant que ces gens là sont rares, vraiment  très rares et désolé pour les enseignants qui pourraient lire mes propos et qui en seraient outrés, je pense sincèrement que comme chez les bouchers, garagistes, toubibs et tout ça quoi...les professionnels de la profession ne sont jamais légion. 
Mais revenons à notre cour d'école. Peut-être suis-je un incorrigible rêveur, utopiste partout...mais j'ai le toupet de penser que si on n'a pas en préambule  de plaisir à apprendre (et à enseigner) et bien c'est foutu. Et là au même titre qu'il y a  (hélas) des tas de gens qui aiment pas ce qu'ils font je pense que le pourcentage chez les profs  est tout à fait identique que dans les autres boulots. Y'a pas de raison...Ah mais, on peut comprendre forcément, l'usure du temps... des branluchons d'élèves qui vous prennent le chou etc etc  il existe certainement tout un tas de raisons valables,
sans oublier des programmes faits par des sadiques pervers...et indéboulonnables qui font leurs coups en douce, sans connaitre grand chose du terrain mais qui restent  toujours en place quel que soit le ministre et sa couleur politique; et eux, franchement,  on peut objectivement penser à lire leurs oeuvres que si ils ont connu du plaisir un jour c'était il y a  fort longtemps et depuis ils doivent se flageller   pour expier leurs fautes.
Quel gâchis...c'est tellement bon  d'apprendre, pourquoi vouloir tout faire pour nous en dégoûter à vie ou presque à moins que...de trouver un moyen pour  s'échapper...

Et c'est là que je reprends "mon" histoire d'ado de 15 ans. Quand il dit au  paternel qu'il veut sécher les cours, forcément -mettez-vous à sa place- il est pas vraiment jouasse son père et puis, peu à peu- parce que ça prend du temps forcément...il réfléchit, il se pose des questions, surtout qu'il voit bien que son fiston va mal, et il est inquiet et un beau jour il dit à son gars OK tu veux plus aller à l'école c'est entendu , par contre c'est pas pour glander non plus! alors voilà ce que je te propose. Chaque semaine je  choisis trois films, on les regarde ensemble et après, on en discute..(.il se trouve que le papa s'était retrouvé au chômage et il avait un peu de temps à consacrer à son rejeton) 
Vous trouvez ça bizarre peut-être ben pas moi, 
Moi, ce sont les livres,les bibliothèques et leurs bibliothécaires qui m'ont sauvé d'un dessèchement prématuré. Et comme ce fut une drogue dure ... j'y retourne toujours et encore, pour le plaisir, rien que le plaisir...
Prenez un bouquin et dites: je le jure.
Chacun sa méthode naturellement car  il y a tellement de manières d'avoir envie d'apprendre...

Un jour, j'ai entendu un curieux vieux  bonhomme  à la voix douce parler (en autre)  de la vie, des jeunes et du besoin d'avoir du plaisir pour apprendre, pour comprendre...Ce Monsieur c'est: Albert Jacquard et je me dis qu'il aurait fait le meilleur ministre de l'éducation qu'on ai jamais eu, mais à tous les coups, si on lui avait proposé il aurait refusé...pour ne pas perdre son âme...



"Communiquer c'est mettre en commun, et mettre en commun c'est l'acte qui nous constitue. Si l'on estime que cet acte est impossible on refuse tout projet humain." Albert Jacquard





"Ils (les jeunes) sont à l'âge où la société devrait les accueillir à bras ouverts, ors elle se présente face à eux comme une forteresse bouclée, cadenassée." Albert Jacquard


"L'objectif de toute éducation devrait être de projeter chacun dans l'aventure d'une vie à  découvrir, à orienter, à construire." Albert Jacquard

"Oublions ces examens qui agissent comme des aimants pernicieux en orientant les efforts vars la réussite." Albert Jacquard

2 commentaires:

  1. EXCELLENT, ton billet, J.J. !!!
    Ah, comme on dit après un bon gueuleton, "j'ai bien mangé".

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  2. mais pour vous chère Anne ce sera toujours table ouverte
    ;-)

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