jeudi 31 janvier 2008

écrit d'un jeudi gris











jeudi et un peu gris le ciel qui se roule entre les vagues et pour la peine, la douce clarté de la lampe qui trône comme un phare au dessus du clavier, afin de ne pas trop se mélanger les lettres dans les idées-quoique!- Les mots sont libres d'aller où et quand ils veulent et de ne pas se prendre vraiment au sérieux pour laisser leur cravate aux amoureux du noeud coulant, aux bloqués du respirant, et aussi la musique naturellement en fond sonore depuis les premiers instants de l'histoire, le rythme, qui a toujours accompagné les Hommes de la maison de leur mère jusqu'au dernier battement d'un coeur à prendre. Et si toutes les musiques du monde pouvaient se donner la me-note? qui sait, ptêt qu'elles couvriraient les rots marins, les colères et les peurs, les pouvoirs délirants, les soifs perpétuelles de reconnaissance, l'implant de carrière bientôt livré en paquet cadeau dans tous les cerveaux avides, les moi je sais, les toi tu te tais et les nous z'autres pour amuser la gallerie. Le boulevard de mer a son crachin, mais pas forcément celui des mauvais jours, d'ailleurs lui il s'en fout, il n'a pas d'avis sur les humeurs du temps, il fait juste son caméléon quand bon lui semble et ainsi le rare passant en y regardant d'un peu plus près pourra se dire que c'est toujours pareil et pourtant jamais la même impression du cliché , la lumière, les odeurs, le détail qui tue... et le piéton de reprendre son périple en vers solitaire, en d'autres émotions qui n'appartiennent qu'à lui sous le goutte à goutte et le regard humide, conquérant d'un grand type à cheval qui mouline l'espace comme une girouette qui voit bien où le vent veut en venir.
municipales 2008-suite- charles, modemiste (ça se dit ça? ) me signale que ses messages laissés sur le blog du maire sortant ont subi eux-eux aussi la censure de, comment ils disent déjà? ah oui:" l'esprit d'équipe" c'est tellement plus beau et ...pratique, un monde qui pense en rond n'est ce pas? -"L'embrigadement est un signe des temps. De notre temps les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes." léo ferré -extrait de il n'y a plus rien- heu! là comme d'ab. je me disperse, donc pour en revenir à notre lecteur il nous donne également un lien pour aller écouter nos candidats nazairiens sur le site de ouest france (dans le cadre de son vidéo tour municipal)- allez tous ensemble: "merci charles" pssssssssst- vous remarquerez que les questions sont plutôt gentilles, mais bon ne faisons pas la fine bouche! ah et à quand un débat public avec tous les candidats? mais qui a dit : quand il y aura une salle de spectacle pour accueillir tout le monde? vous trouvez ça drôle sans doutes...

mardi 29 janvier 2008

union action saucisson

mais qu'apprends-je? le gars philmouss invite les lecteurs de son blog a venir manifester mercredi matin à 10h30 aux boules de la république (c'est vrai qu'elle a les boules parfois la république...) je vous livre présentement l'appel à la manif: "J'invite les lecteurs du blog à me rejoindre mercredi matin aux boules de la République pour une manifestation citoyenne spontanée. Je propose que l'on demande:
La mise à pied immédiate de Daniel Bouton, PDG de la Société Générale
La nationalisation de la Société Générale
La redistribution à des fins d'aide d'une partie sociale des sommes issues des spéculations tirées des marchés financiers (ce qui revient à dire taxer les transactions financières des produits dérivés)
Le départ à la retraite de Michel Drucker (ça n'a rien a voir mais tant qu'on est là, autant en profiter)
" et ben dites donc! heu! j'espère que tu ne vas pas pour l'occasion , nous sortir les icones de sainte blandine des deux chèvres, j'ai vu que tu étais tombé sous son charme irrésistible (chacun son truc hein!) lors d'une ballade angevine! et puis quoi! quelle violence avec l'ancien gendre idéal oui depuis le temps il est devenu le grand père idéal... drucker le pôvre, lui si gentil avec tout le monde, le fils caché de bernadette quand même, décidément tu ne respectes rien...! bon ceci dit! moi forcément je soutiens, les manifestations citoyennes et dans le même temps on pourrait demander quelques degrés de plus aux dieux de la météo, ça mange pas de pain et on pourrait envisager une manif style brésilienne avec samba et tout et tout, histoire que ça soit moins triste que les habituelles processions; allez vive "l'imagination au pouvoir" (désolé j'ai encore des renvois...) tiens au fait j'ai vu que tu avais fait des calculs savants pour savoir tout ce qu'on aurait pu faire avec l'argent envolé (forcément pas pour tout le monde) de la société générale et tu parlais de construire des maisons, à 100 000 , genre les fameuses bicoques de msieur borloo qui devaient inonder le territoire et permettre aux pauvres méritants de se loger,ah! toute cette charité ça m'émeuh! et bien finalement on a beau chercher partout on en trouve pas- pas grave! comme on on dit chez les avocats du barreau de chaise c'était un effet de manche!

c'est vivant et ça fourmille d'idées mais de quoi parlons-nous? et bien tout simplement des débats engagés sur certains blogs et sites concernant les prochaines municipales avec une mention particulière pour le blog st nazaire autrement qui a le courage politique de laisser les citoyens s'exprimer librement dans les commentaires- mais n'est ce pas cela la démocratie? et du coup la parole n'en est que plus libre et riche, on peut ne pas être d'accord et respecter l'autre, voir même apprendre avec lui ou chercher ensemble. Le site st nazaire 2008 propose également plein d'idées intéressantes pour la vie de la cité, avec un espace de libre expression ce serait parfait alors encore un effort "camarades"

lundi 28 janvier 2008

mince, ça jette un froid
















L'hiver dans ses états d'àme nous revient. Qui peut dire qu'il nous avait réellement quitté? En tout cas, comme à chaque fois que le thermomètre se la pète dans le négatif, il est temps pour occuper l'espace médiatique qui a toujours une sainte horreur du vide, de parler un peu, juste un peu- et oh, on n'a pas que ça à faire non plus-de causer donc de ce qui au même titre que la neige va bien avec et dans le décors, à savoir la misère que l'on conjugue forcément avec le froid, puisque sous le soleil comme chacun sait "elle est moins pénible", tu parles charles! les clochards devenus SDF dans la sémantique policée, on les croise forcément un jour au hasard de nos sorties en ville -surtout- ailleurs ouf! c'est plus compliqué ; On les sait dans le décors mais quand même ça dérange un peu, il suffit de voir la difficulté avec laquelle les parents essayent tant bien que mal de donner une réponse au questionnement de leur progéniture sur le "pourquoi le monsieur il est assis par terre ?" Difficile n'est ce pas de rester soi même comme d'ailleurs avec tout ce qui n'est pas à priori "comme nous" la personne en fauteuil roulant, le mongolien, le mendiant...regarder ailleurs, faire un sourire, donner de la monnaie, dire bonjour, causer avec...chacun se débrouille comme il peut avec ses angoisses, ses doutes, ses opinions sur le sujet. On aimerait bien pouvoir apporter des réponses satisfaisantes surtout pour notre conscience bien sur, ou ce qui lui ressemble, mais souvent le problème nous échappe; Mince, il y a des endroits pour accueillir les sans abri et certains ne veulent pas y aller; Mince, on est travailleur social et l'on veut avec toute notre expérience aider les gens à s'en sortir et ça ne marche pas...toujours! alors forcément, on se dit que c'est de leur faute s'ils ne veulent pas saisir la main que l'on tend, on voudrait tellement qu'ils collent à notre analyse, à nos solutions. Un monsieur pour le moins dérangeant: patrick declerk "1/3 philosophe, 2/3 phacochère" c'est lui qui le dit, a publié en 2002 un bouquin, qui n'est surtout pas pas celui d'un donneur de leçon- les naufragés- tel est son titre, au bouquin, raconte son expérience au milieu des clodos, il a vécu "comme" mais de manière lucide ".../... en bon ethnologue qui va partager la vie d’un peuple avec qui il travaille, non seulement pour l’observer mais aussi pour vivre leur vie ( pour essayer dans la mesure du possible car en même temps c’est une illusion), essayer de ressentir dans la chair ce qu’ils ressentent. Alors j’ai fait des séjours, la mendicité, dormir, arrêté par la police, etc… C’est absolument abyssal, terrifiant mais en même temps la réalité est bien pire que ce que j’ai pu en percevoir parce que, moi, quand j’ai fini, quand j’en ai marre, je rentre chez moi, je prends une douche et je passe à autre chose, à la différence des clochards qui, eux, sont dans ce monde à vie." ".../...J’ai tendance naturellement à m’intéresser à des gens qui semblent mettre en cause le fonctionnement de la société ou en tout cas qui semblent le refuser. En fait, je m’apercevrais rapidement qu’il ne s’agit pas de choix, ce point est absolument fondamental. On se situe là dans la grande pathologie et le choix là n’a plus de sens. Le choix, la volonté, la liberté sont des concepts de la normalité et la façon dont la réalité se raconte à elle-même. Quand on est dans la pathologie cela ne veut plus rien dire. Personne ne se réveille le matin en disant : Tiens ! Au fond, que vais-je faire de ma vie ? Vais-je devenir alcoolique, psychanalyste, hétérosexuel ou professeur de saxo ? Dans la logique du sujet et c’est cela l’inconscient, on est dans le développement du principe interne du sujet. ON n’est pas dans une liberté qui interviendrait comme le cheval dans la locomotive. Personne ne choisit la clochardisation. C’est une souffrance épouvantable. Imaginez le dénuement qu’implique le fait de devoir défèquer entre deux voitures, de devoir tous les jours, plusieurs fois par jour se reposer la question de ce que vous aller manger, d’où vous aller dormir !.../..." ( deux extraits d'une interview accordée à no pasaran en février 2002) son dernier bouquin qui vient de sortir s'appelle "socrate dans la nuit" (gallimard) il raconte l'histoire d'un homme apprenant qu'il a une tumeur au cerveau et, "comme par hasard" c'est aussi celle de declerk...





Mon ptit doigt (qui a beaucoup de conversation) me dit que pour commencer la semaine, j'aurais voulu pourrir l'ambiance que je ne m'en serais pas pris autrement, mais rassurez vous chers lecteurs et trices, je vais vous trouvez rapidement quelque chose de plus léger, genre "la grande" (celle qui va bien avec la rollex) après- l'ex- dans tous les bons super-market, on nous annonce la sortie prochaine de deux trois bouquins sur- la nouvelle- elle est pas belle la vie?
Il est passé par ici , il repassera par là; en voilà une bonne nouvelle, on a enfin retrouvé la trace du blog de campagne de msieur le maire sortant, il a juste changé de fournisseur et le slogan nouveau est arrivé: "l'esprit d'équipe pour une grande ville moyenne de qualité"- trop fort la comm. ... cela n'étonnera sans doutes personne mais comme dans les histoires racontées jadis aux enfants pour les endormir, il y a les mauvais! bouh les méchants, pas beaux! et puis aussi les bons bien sur et ces derniers forcément, ne se trompent jamais, tout ce qu'ils ont fait et à faire c'est beau c'est bien, on se croirait presque dans angel le dernier film de françois ozon, où l'héroine se fait son monde, un ptit paradis à son image et ceux qui y vivent ne sont que des figurants ,des accessoires, les meubles de son décor merveilleux...Comme ici on ne roule pour personne, même si on peut avoir quelque préférence à l'occasion, mais ça vous ne le saurez pas nananère! je vous redonne aussi les coordonnées des sites et blogs de campagne des autres candidats (enfin pour ceux qui en ont) dommage que l'on ne puisse pas faire ses courses dans les programmes des uns et des autres, parce qu'il y a de bonnes choses ici ou là et rappellons le il n'y a pas qu'une vérité, mais plutôt des idées de citoyens faisant de la politique (ce qui peut être parfois une noble occupation) et qui réfléchissent logiquement à l'amélioration de notre vie nazairienne et puis on a pas forcément envie de manger tous les jours la même chose,enfin moi c'est comme ça ,pas vous? Côté modem c'est st nazaire autrement, pour le label gauche vous avez st nazaire 2008 et pour jean louis garnier (ump?) saint nazaire alternance faites vos jeux!

dimanche 27 janvier 2008

dimanche matin...











Dimanche matin sans l'empereur et toute sa suite, non, juste une petite ballade en solitaire, du côté du port parce qu'il y a toujours quelque chose de nouveau, quelque chose à humer dans les soutes du bassin. Le soleil irise l'eau lourde et grasse et essaye tant bien que mal de réchauffer le paysage un peu rouillé et bleui par une nuit particulièrement claire et froide. Est- ce que le vieux môle se sent moins seul maintenant qu'on lui a trouvé un imposant compagnon? Le bois pourra t'il se marier avec la pierre? Monsieur le maire se raconte des histoires dans ses rêves écossais, il s'imagine "Sa ville" qui est aussi sans doutes et sans prétention de notre part, un peu la notre. Avoir des idées, ce ne serait pas mauvais en soi surtout, si on nous demandait parfois notre avis, oh! juste pour nous faire croire qu'on vit sur la même planète, le même estuaire... et qu'en mettant un poil d'orgueil bien au chaud dans sa poche on pourrait nous faire aimer l'idée de la démocratie locale, celle qui voguait vers d'autres ports proches de la méditerrannée et qui annonçait aux hommes le droit à l'émancipation. Il faut sans doutes beaucoup de sagesse pour apprendre l'humilité et le pouvoir est une drogue dure dont on ne se sort pas aisément. Mais à qui la faute me direz-vous? sans doutes à notre négligence, nos habitudes culturelles à déléguer pour avoir la paix, à écouter d'une oreille distraite ou fatiguée les beaux parleurs, ceux qui ont répété longtemps leur rôle dans le grand spectacle du paraître. Il faudrait sans doutes un bataillon de psys pour comprendre nos abandons et notre mise sous tutelle- mais j'entends déjà d'ici le refrain habituel du "ce sont les gens qui m'élisent et qui m'aiment" c'est toujours la même chanson serinée en autre par des patrons de chaines de télévision à qui on fait le reproche de programmes insipides, ou encore de pdg de l'agro alimentaire quand ils inondent le marché de leur bouffe à colmater les vides. "c'est pas moi, c'est les autres"... et c'est atrocement juste. On a certainement ce qu'on mérite parce qu'on a pas voulu se prendre en charge, parce que de toutes façons pensons-nous" celui là ou un autre", parce qu'on y connait rien, parce que "moi vous savez la politique", et c'est ainsi que depuis l'école où on nous a appris à nous taire et à digérer un savoir pré-mâché 0n continue, à occuper le peu de place qu'on nous octroie, à jouer au miroir pour l'autre, à faire comme on dit, puisque les spécialistes savent et s'occupent de tout, qu'ils soient médecins, curés, juges, professeurs... ou à l'occasion quand elle fait le larron: politicien






"Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres,
si tu t'aimes un peu, alors t'aimes les autres
C'est pas question d'orgueil, c'est question de repos,
si t'as envie de vivre, tu décourbes ton dos
Tu te couvres d'un linge que tu as délavé,
à l'eau des dinosaures "culture société"
Quand tu étais petit souviens-toi de ces marques,
on t'apprenait déjà que jouir ... C'était le diable
Tu n'as pas rétabli le moulage des cons,
il est dans la fosse commune de ta conscience
La même qui te parlait de cette moralité,
à te faire bander devant les pissotières
Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...
Tu remplaces le marbre qui gît dans ton cerveau,
par des feuilles de buis qui claquent quand on les brûle
Ecoute les enfants piaffer autour de toi,
cette petite fille qui te demandera :
Est-ce que tu as toujours des étoiles sur toi,
est-ce que les pierres crient quand la source les noie ?
Est-ce que les fourmis ont des sacs de rêve,
à cheval sur leur dos qu'elles portent à leur tanière ?
Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...
Tu n'as pas inscris ta fiche perforées,
dans nos amours pirates, tu aimes comme tu respires
Un arabe est passé, tu as envie de lui,
je le regarde pénétrer dans dans ton sourire
Y'a pas de prophétie à faire avec tout ça,
tu le découvres un jour on bien tu le sens pas
Mon copain Isidore s'est fait une famille,
en écoutant piaffer des rossignols la nuit
Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres...
Que tu sortes à peine de ton carcan social,
où que tu te sentes prêt à plonger dans l'espace
Cela importe peu ce qui est important,
c'est que tu brûles enfin que tu remues dedans
Un jour nous aurons des manuels de politik interne,
certains bouquins d'histoire à foutre dans les poubelles
Ce sera l'avènement des sens débridés,
des gens qui se pénètrent sans se présenter...
Comment tu t'appelles, qu'est-ce que tu fais dans la vie,
combien t'as de médailles, t'es de quel parti
T'as pas du tout besoin d'avoir des réfèrences,
ni de te justifier de cette merde immense
Ton monde est dans ta tête d'abord..,
ensuite dans tes mains...
PLUS TU ES HEUREUX...
Plus tu es heureux, mieux t'acceptes les autres..."- môrice bénin-








"Lorsqu'on rêve tout seul ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité. L'utopie partagée, c'est le ressort de l'Histoire." -elder camara-




jeudi 24 janvier 2008

"breiz ardente"











"C'est un pays comme un visage
Oui s'offre quand on l'apprivoise
Toute une contrée qui se donne
Juste avec l'amour qu'on lui porte...
Lentement, comme une marée
Algues de mots et cœur salé:
II faut du temps pour remonter
Jusqu'à l'ogive de son secret.
Là vit un peuple pacifique
Bordé d'océan et d'embruns
Parlant encore langue celtique
Enraciné dans l'air marin.
Ici bat le coeur noir et blanc
D'une hermine lustrée par la lune
Tant d'hommes ont tissé la légende
Soudant leur destinée commune.

C'est un pays ivre de force
Qui n'en fait pas une montagne
Humble et fier comme le roc
Sculpté par le vent du ressac.
Une terre mariée au silence
Aux pierres dressées, aux résonances
Milliers d'empreintes séculaires
Loin des clichés de l'éphémère.
Pays de ces deux êtres-phares
L'âme ouverte dans le regard
Chevaux d'orgueil infatigables
Et que l'amitié rend pudiques
Protégés par une petite île
Fier cailloux en front d'océan
Mémoire d'une ancienne Atlantide
Ouvrant de nouvelles frondaisons.
C'est un pays fêtant la nuit
Par mille petits doigts tressés,
Gavotte et coeur de pantomime
Générations entrelacées...
Toute une lignée de chanteurs
De musiciens et de sonneurs...
A l'unisson d'une chorale
Pour forger la clé du sérail.
Une identité qui s'invente
Houleuse comme une mer immense
L'étranger qui prétend la vendre
La fait renaître de ses cendres
J'y ai puisé ce chant d'arbre
Moi, l'homme-scieur de frontières :
Pour un instant être barde
De ce bastion immortel !

C'est un pays de ciel intense
Où le Dieu-temps se multiplie :
Fine bruine où le soleil plante
Un arc-en-ciel comme un défi.
Tout un pays de chalutiers
Qui ne reviendront plus au port
De veuves guettant sur le quai
La mémoire comme un sémaphore.
C'est une chaloupe à la mer
Embarquant tous les vagues-à-l'âme
Ce cœur laissé sur la grève
Comme un très rare coquillage.
C'est tout un Ouest de fronde
Une clameur de vent puissant
A vous, mes cousins d'Armorique
Cette flamme vive en chanson !..." môrice bénin-breiz ardente- et pour en savoir un peu plus et découvrir, si vous ne connaissiez pas, un monsieur qui chante depuis déjà pas mal de temps des mots à fleur de peau, des mots qui vous titillent du côté du coeur, des mots pour rire et pleurer, pour faire la fête à la vie, aux rêves, aux doutes... et à la poésie qui s'écrirait en majuscule:http://morice.com.free.fr/

tous ensemble...mais ils sont où?

"Tous ensemble, tous ensemble" qu'ils disaient, sauf que là, si j'en crois les premieres impressions des copinos débarquant de retour de manif -et à l'heure de l'apéro- dans ma modeste maisonette, c'était point la foule des grands jours autour du bassin du néo-bunker municipal, là où se terminent traditionnellement-je précise pour les non initiés- les "promenades" syndicales; Et comme les grêves sur st naz ont en général plutôt tendance à être mieux suivies que dans le reste de l'hexagone, j'ai envie de dire et d'ailleurs je le dis: Le pouvoir d'achat c'est chacun pour soi et le caddie pour tous -ça fout les jetons non? (caddie jeton... vous trouvez ça drôle? -note du claviste en grève et réquisitionné) le goupillon de neuilly bourré d'amphétamines a encore frappé-il attaque sur tous les fronts et résultat y'a plein de monde à se dire: "de toutes façons c'est foutu on est plus dans la rue". Ah mais j'ai entendu la réflexion du style "oui, il critique facile, mais il y était même pas à la manif", eh oh j'suis pas fontionnaire moi- du calme les gars... et les filles aussi, je rigole! je sais bien que ça concerne tout le monde, mais bon désolé - en tout bien tout honneur, naturellement- je bosse la nuit- et donc le matin, je dors, enfin j'essaye quand il n'y a pas une bande de malotrus pour venit crier sous mes fenêtres "union- action -saucisson" ...
Sinon, si j'ai bien compris les derniers chiffres du recensement pour les municipales, on en serait maintenant à sept voir même huit listes, de quoi faire rigoler l'éco musée maire sortant, qui regarde cela de toute sa délicate suffisance et qui doit se dire" si ça se trouve, j'vais encore passer au premier tour c'est fou comme ils m'aimeuh les zélés-cteurs" et surtout, les abstentionnistes répondit l'écho! et à part ça la ptite famille va bien?

lundi 21 janvier 2008

tu déblogues ou quoi?
















bonjour vous, ça va ti pas trop mal? alors voyons voir, un lecteur m'envoie un commentaire pour me signaler que le blog de campagne de msieur le maire sortant tout beau tout frais et l'esprit d'équipe en bandoulière et bien il n'existe déjà plus! tabernacle c'est quoi c't'affaire? Naturellement je vérifie, attention c'est pas que je ne fais pas confiance aux lecteurs mais on ne sait jamais... certes, notre premier magistrat de la commune, comme tous les bons marins, des fois quand il a du vent dans les voiles , il vire de bord sans prévenir-mais bon... et bien voyez par vous même il n'y a plus d'équipage au numéro que vous avez demandé! et pour l'heure notre vigie installée au barrage d'arzal n'a pas vu non plus passer la silhouette altière du grand timonier de l'estuaire; il va de soi que nous allons mettre nos plus fins limiers sur l'affaire, mais si de votre côté vous aviez du nouveau surtout n'hésitez-pas à nous prévenir- le mystère du blog à joel guy- en voilà un titre qui ferait les beaux jours de l'édition locale de stress océan! ...





la vie est ainsi faite, à l'entrée du port les uns s'en vont les autres arrivent et j'ai donc trouvé toujours dans le cadre des prochaines municipales de par chez nous, qui s'annoncent moi j'vous le dit! des plus passionnantes, j'ai donc trouvé disais-je un lien, qui nous amène vers la liste "label gauche" subtil mélange d'alter -mondialo, d'écolos, ex coco, trotsko... un peu dans le style de ce qui s'était annoncé avant les présidentielles et qui hélas! après bien des débats hauts en couleur sur la place de la virgule dans le texte, fit comme coincoin dans le bassin du port un grand flop! Espérons donc que cette fois ci les camarades du développement durable mettront leurs idées en pratique... signalons que l'équipe se réunit aujourd'hui même à 2oh à agora 2000 et que, comme ils le signalent sur leur site: les réunions sont ouvertes à tous ceux qui désirent connaitre le groupe et travailler avec eux- ah! mais, ça bouge "dans le landerneau" on nous annonce et c'est tout chaud, la création d'une liste lutte ouvrière menée par un conseiller municipal sortant: jean-claude saint-arroman qui déclarait aujourd'hui même sur le site de ouest france:"Nous avions annoncé que nous étions ouverts à de possibles alliances, mais aucune ne s'est finalisée" ce qui n'étonnera sans doutes pas grand monde, vu que les militants de chez laguiller ont plutôt tendance à se reproduire entre eux...mais surprise surprise,un trotskiste pouvant en cacher un autre ( damned! ils sont partout ) et donc, toujours grâce au site de ouest france, signalons l'arrivée d'un autre candidat de la tendance comment dire: rustique, jurassic, historique? ...rémy guyon pour:"Saint-Nazaire Reconquête", qui je cite: "exige la renationalisation d'Airbus, la nationalisation du chantier naval et veut la rupture avec les traités constituant l'Union européenne. " j'en suis tout ébobi... donc si on fait les comptes nous avons à l'heure où je vous parle 6 listes au menu des municipales nazairiennes, mais sommes-nous au bout de nos surprises? Ceci dit, j'ai l'air comme ça, d'être un tantinet caustique sur les bords (de la loire) mais pour avoir participé un jour et sous d'autres cieux à une campagne municipale, je sais combien il faut d'énergie et de courage pour se lancer dans ce genre d'aventure, aussi messieurs -dames, quelles que soient vos sensibilités je vous salue pour votre démarche oh combien respectable et citoyenne.










hors sujet: merci beaucoup à chantal ,la néo-ariégeoise pour ses jolies photos de vacances de par cheu nous et, qui permettront je l'espère, d'aérer mon propos.





vendredi 18 janvier 2008

je n'apprends rien à personne mais, tout se complique
















Je n'apprends rien à personne, c'est fort connu "la vie est compliquée". Par exemple, prenons un sujet tendance, quelle que soit la couleur de peau, de culotte (pour ceux qui en portent) , de drapeau ou de siècle, je veux bien sur causer de la météo et de ses accessoires variés du genre: flotte, sécheresse, soleil, nuages, vent...suivant le résultat du jour vous trouverez toujours des satisfaits ou des grincheux,ouai vous me direz y'a aussi ceux qui sont toujours contents genre les gros écolos de la fnsea qui toucheront de toute manière des subventions européennes pour leurs cultures farcies aux insecticides mais bon, des sujets -polémique- ben il y en a en pagaille, on pourrait même presque dire (mais presque hein! ) que la sacré bon dieu de p. de vie, elle n'est faite que de cela- aussi, comme les "raisons" ne manquent pas de se foutre sur la tronche y'a des sages, des grands quoi! qui essayent toujours de régler les problèmes ou de départager l'impossible. Tenez, dans nos démocraties avancées ( ceci dit j'en connais pas de reculées quoique ... ) on se dit que du moment que la majorité est d'accord ben c'est presque tout bon ( attention, pas "all good" l'ancien sinistre), seulement prenez heu!...tiens! un sujet cool: la peine de mort et bien heureusement qu'on a pas demandé chez nous, à la majorité (des veaux disait le gégénéral) son avis, sinon à l'heure où je vous parle, et avec les tronches d'éclairés du bulbe qui nous gouvernent (élus par la maj. ....argh!) ça chômerait pas chez guillotin (un humaniste le gars heu! tu déconnes?) et puis des fois y'a rien de plus bête qu'une foule, et d'ailleurs notre super accessoiriste de chez neuilly il a bien compris le truc, la majorité des français a dit NON et ZUT même au traité constitutionnel de valéry giscard bourboule et bien le moulin à vent il va le signer en février,à notre place! allez zou circulez! et même que la gôche (qui ça?) ça la dérange pas non plus, on pourrait même dire que ça l'arrange! après ils diront c'est pas nous c'est noeud! vraiment c'est pas facile la vie, regardez, on devrait se féliciter avec les ostréiculteurs, les campings du bord de mer, les mouettes, les crèperies , les nudistes de la plage des jaunais, tout le monde quoi, de la branlée infligée à mister pétroléum TOTAL au procès de l'érika kaka- ben franchement c'est pas si simple, d'abord vous y avez pensez vous, aux petits épargants actionnaires, rigolez-pas, si tonton marcel il touche moins vous verrez les étrennes l'an prochain... et puis d'accord les collectivités territoriales,ont récupéré un peu de tune, mais si ça se trouve le département et la région- parties civiles- vont être obligé d'en rajouter-des sous- pour financer le projet "estuaire" (qui prend l'eau... de la loire) qu'on reverra- coucou c'est moi coincoin le canard contemporain-en 2009, ben tiens y'avait le groupe total à la pompe des gros financeurs et maintenant qu'ils doivent compter leurs sous, les pôvres! , ils préfèreront ptêt filer du blé heu!...à la junte birmane, ça rapporte plus non? et comptez pas sur les bonzes pour vous chier (du mazout) ensuite dans les bottes, c'est pas comme...





Bon, passons aux dernières nouvelles concernant les prochaines municipales, ah mais, ils sont forts les djeunes du modem, j'avais même pas encore envoyé "officiellement" un questionnaire que j'avais déjà une réponse de leur tête d'affiche- monsieur Izorce-" Et une autre info... le 26 janvier c'est aussi l'inauguration de notre permanence de campagne... (un peu de pub, c'est gratuit). Tres bon questionnaire... Mais c'est dommage de le mettre en ligne avant de l'envoyer... (je dois vous avouer que l'idée de répondre au tac au tac est séduisante, on s'est amusé à le faire entre nous...). Décidemment on a vraiment de grandes richesses à St Nazaire... On vous mets nos réponses au propre et elles sont à vous..."Kevin Izorce c'est ce qu'on appelle tirer plus vite que son ombre! j'ai également reçu un courriel de monsieur Garnier l'umpiste: "J'ai bien reçu vos questions qui me semblent fort intéréssantes et que je communique pour information à mes colistiers.
Je pense vous répondre dans la 2°semaine de février. Jean louis Garnier", par contre,
pas de nouvelles pour le moment à gauche et à gauche toute- "wait and see" comme dirait roger sur sa pêcherie de port désiré; ah si une info, j'ai fini par trouver le site du maire sortant- j'avais envoyé, dans le doute, mon questionnaire au service de comm. de la mairie mais bon si ils ont l'adresse ils feront suivre non? donc le site de la majorité sortante s'appelle: saint nazaire l'esprit d'équipe on y trouve par exemple ceci émanant de l'union démocratique bretonne:"../..Ce n'est que dans l'union et par l'union que nous pourrons garder la première ville industrielle de Bretagne à gauche, lui donner l'envergure et le rayonnement qu'elle mérite, dans le respect de son identité propre, et la préparer à affronter les défis du vingt-et-unième siècle." alors forcément outre le fait qu'ils bloguent dans la même crémerie que moi, j'ai envoyé un commentaire ( pas encore publié, ben pourquoi? ) pour les féliciter d'apprendre que st nazaire était donc en bretagne, c'est marrant mais j'avais cru comprendre que msieur batteux était du genre -comment dire et poliment "réticent" concernant "l'identité bretonne nazairienne" aurait-il grâce à nos udbistes, strapontistes de service fait un stage -fest-noz chouchen- et se serait ainsi converti? on savait déjà qu'il était dans la lignée des druides puisqu'il avait coupé le guy-ah lala y'a pas à dire c'est compliqué la politique...vite un truc effervescent et au lit!

la nuit

La nuit n'est qu'une immense respiration, le souffle de la vie prend sa vitesse de croisière au ralenti pour engranger dans le temps qui lui est compté un maximum de rêves, d'histoires étranges, qui laisseront au mieux un léger goût de souvenir au matin levé. J'écoute chaque bruit qui s'apprivoise au fur et à mesure des rencontres renouvelées. Ici un plancher qui prend ses aises et craque au changement de température, plus loin un vieux frigo qui s'étonne encore de jeter un froid et prend ses glaçons pour une patinoire, et encore et toujours la pluie qui s'habitue à frôler nos côtes et vient jouer de la percu sur les vitres de la véranda. Bien au chaud sous les couvertures, il ne reste plus finalement que des enfants qui rebatissent le monde avec le sommeil comme fil conducteur de leur imaginaire. Un monde peut-être un peu plus juste à leur taille, un peu plus doux sous leur joue, même si parfois il se fait aussi menaçant et les oblige à tourner virer comme une barque déboussolée. La nuit n'est qu'une grande illusion et je suis son témoin pour le meilleur et pour la mire. Comme un mirage au milieu des sables, dans quelques heures il n'y paraîtra plus. Les fantômes auront rejoint leur tanière, les mondes parallèles leur encyclopédie, la terre aura tourné casaque et les ombres se seront évanouies. La nuit n'est qu'une magnifique supercherie mais au moins elle le sait et ne s'en cache pas. C'est même pourrait-on dire son fond de commerce, sa légitimité, son parfum capiteux. Malgré les apparences la nuit n'est pas à vendre; Au mieux elle ne fera que conjuguer des solitudes et révèlera peu à peu, derrière des fards grossiers et ses lumières tamisées les fragiles contours du théâtre des Hommes mais d'ici là, dormez bien braves gens il est presque trois heures.

mercredi 16 janvier 2008

la graine et le mulet






comme chacun sait, par chez-nous, le mercredi c'est... oui bien sur le jour des n'enfants mais aussi, le jour de sortie des nouveaux films en salle- et à ce propos vous trouverez dorénavant dans la marge de droite et tout en bas-attention devant ça descend-les sorties cinéma de la semaine. On est comme ça, chez nous autres on ne recule devant rien pour satisfaire le public ouai! enfin on se calme, ne comptez quand même pas sur la maison pour vous livrer en prime le menu des cantines scolaires , rien que d'y penser j'en ai des aigreurs d'estomac et oui c'est comme cela que l'on prépare les papilles de nos chers petits "à bouffer plus tard de la m..." comme dirait j.p. coffe; mais là je m'égare, mon propos du jour n'est pas de me lancer dans une croisade sur la malbouffe, mais plutôt pour revenir au sujet de départ de vous causer cinoche et plus particulièrement d'un film qui n'est pas sorti cette semaine mais qui grâce au bouche à oreille fait son ptit bonhomme de chemin et comme il est toujours à l'affiche dans le bourg, pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu , on mettra comme chez télérama du 5 étoiles. Il s'agit donc du film d'Abdellatif Kechiche -"la graine et le mulet" un monsieur qui avait reçu un césar il y a deux ans pour "l'esquive". En présentant dernièrement son film dans une salle parisienne (source: rue 89) le réalisateur expliquait au public: "Un paysan pauvre décide de retirer chaque jour une graine de la mangeoire de son âne, une bête fidèle et travailleuse. Le premier jour, il constate que l'âne travaille aussi dur qu'auparavant. Le deuxième également, et le troisième pareil...
Au bout de quelques semaines, la mangeoire est moitié moins remplie, mais l'âne travaille toujours aussi dur. Le paysan est satisfait. Mais un matin, il entre dans l'étable, et découvre son animal mort."
et le réalisateur de rajouter ensuite en rigolant : "je vous raconte cela mais ça n'a rien à voir avec le film" sauf que la ptite blague de kechiche est bien dans l'esprit de son film, c'est du clin d'oeil, du jubilatoire,de l'histoire à tiroirs, du poétique, de la tendresse à la louche et de l'émotion qui se joue dans le quotidien de personnages uniques qui ressemblent à tout le monde, enfin là je vous parle bien sur des vrais gens avec de vrais sentiments pas de la daube ray-ban pour la presse poubelle... et puisque l'on reparle de bouffe, heu! nous dirons plutôt dans ce cas précis de bien manger, de repas, de fête, la graine c'est celle du couscous et le mulet un poisson péché du côté de Sète là où se situe l'histoire. Il paraîtrait que les acteurs ne soient pas des professionnels, ben franchement vu leur façon de jouer si j'étais un pro j'aurais de quoi m'inquiéter... et pour la ptite histoire,L'autre soir des copains m'invitent à manger un couscous, la veille ils étaient allé au cinéma et ils avaient vu quoi d'après vous ? Ceux qui ont déjà vu le film m'auront compris quand aux autres courez- y et n'oubliez pas la semoule...

mardi 15 janvier 2008

accrochons les moumoutes, ça décoiffe sur l'estuaire






















Depuis la nuit, l'estuaire, comme un ado en pleine crise identitaire, s'agite, s'affole, court dans tous les sens et bref pique sa grosse colère avec de l'écume, le souffle rageur et l'envie d'en découdre avec la presqu'isle entière! et là dans ces conditions, gast! il n'y a qu'une seule chose à faire: attendre que les éléments tempétueux retrouvent leur esprit, inutile de lutter, sont trop forts les bougres! allez! un mug de thé bien chaud pour tenir compagnie et trinquer à la belle santé de la nature décomplexée.






"Sur nos territoires, sur nos savoir-faire, ancrer le nécessaire imaginaire" j'ai lu cela dernièrement sur un carton d'invitation et, comme -vous l'avez sans doutes remarqué- j'aime bien les mots qui laissent du goût dans la bouche et les phrases qui n'ont pas peur d'être lues à haute voix...






"le mépris de Mickael pour les journalistes économiques tenait à quelque chose d'aussi bête à ses yeux que la morale. Selon lui l'équation était simple. Un directeur de banque qui égare quelques centaines de millions dans des spéculations écervelées ne devrait pas pouvoir rester à son poste. Un chef d'entreprise qui monte des sociétés -écrans pour ses affaires personnelles devrait être mis au trou. Un propriétaire foncier qui oblige des jeunes à payer des dessous- de- table pour un studio avec wc dans la cour devrait être pendu par les pieds et mis au piloris. Mickael Blomkvist était d'avis que la mission du journaliste économique était d'enquêter et de démasquer les requins de la finance capables de monter des crises d'intérêts pour spéculer sur des start-up fantaisistes avec l'argent des petis porteurs. Il était d'avis que la vraie mission journalistique était d'examiner les chefs d'entreprise avec le même zèle impitoyable que les journalistes politiques surveillent le moindre faux pas chez les ministres et les parlementaires. Il ne viendrait jamais à l'idée d'un journaliste politique de donner à un chef politique un statut d'icône, et Mickael avait du mal à comprendre pourquoi tant de journalistes économiques au sein des médias les plus importants du pays étaient si prompts à élever de médiocres jeunes loups de la finance en vedettes du showbiz" extrait de "les hommes qui n'aimaient pas les femmes" le tome 1 de la trilogie "millenium" de stieg larsson- éditions actes sud- Et naturellement, comme on dit dans ces cas là ,toute ressemblance avec des personnages d'aujourd'hui ne serait que le fruit de votre imagination, fertile certes, mais oh! faut pas déconner , et puis les bouquins en question que je vous conseille vivement, fortement et expressément de lire ont été écrit par un suédois donc rien à voir avec les journalistes français qui tout le monde le sait- à commencer par leurs patrons- n'ont absolument aucun rapport avec la carpette élimée du salon. il suffit d'ailleurs de regarder la télé, d'écouter la radio et de lire la presse quotidienne pour s'en rendre compte, n'est ce pas?...












Les 9 et 16 mars prochain, cher(e)s za-mi(e)s z'électeurs et trices nous serons donc conviés à aller faire notre devoir citoyen pour élire le futur maire de la commune et là, désolé mais je ne peux m'empécher de livrer ici une devinette pas très fraiche mais bon...C'est une femme enceinte qui se regarde dans une glace et qui rigole savez-vous pourquoi? (bouh j'ai honte!) et bien: parce que la mère rit de son arrondissement...allez c'était juste un mauvais moment à passer! donc disais-je, comme nous autres présentement et ici même on aime bien ce qui pourrait ressembler à de la démocratie dans sa version originelle, à savoir donner véritablement en amont (et même à laval) la parole au peuple pour qu'il puisse exprimer ses critiques doutes ou encouragements et non l'inviter à venir admirer et applaudir béatement les résultats d'une politique inspirée sans-doutes- (des fois) mais heu! quelque peu...personnelle; Bref pour tout cela et aussi parce que souvenons-nous: "la démocratie ne s'use qui si l'on ne s'en sert pas" notre comité de rédaction vachement inspiré après quelques jours de vacances (payées par un ami industriel) dans le golfe (du morbihan) a donc décidé de soumettre à nos valeureux candidats un petit questionnaire, qui leur sera envoyé sur leur blog ou comités de soutien respectifs . Il va de soi que nous donnerons au fur et à mesure de leur retour les réponses de ceux qui voudront bien se prêter à notre petit jeu quand aux autres tous ensemble-tous ensemble nous leur ferons un grand "BOUUUHHHH!!!!"






voyons donc les questions:






-Qu'est ce qui vous plait dans le pouvoir?






-Trois bonnes raisons de voter pour vous?






-Vous pensez quoi de vos adversaires?






(suivant les diverses sensibilités) -Ca veut dire quoi être de gauche, de droite ou du centre?






-Si votre indemnité d'élu était équivalente au salaire minimum, vous vous présenteriez quand même?






Votre définition du clientélisme?






-Saint nazaire: bretagne ou pays de loire?






-Existe t'il une identité nazairienne?






-Le premier budget de la commune c'est celui de...?






-C'est quoi une politique culturelle?




-l'urbanisme à saint-nazaire c'est?






-qu'est ce que vous aimez le plus dans votre ville? ce que vous n'appréciez pas?






- votre devise?






-Si vous deviez "vendre" votre ville à un tour opérateur vous diriez quoi?






- Y at 'il une vie après la politique?




-avoir une grande plage en ville et ne pas pouvoir s'y baigner n'est ce pas dommage?






- vous avez d'autres questions?












et une ptite info pour finir: on me prie de vous signaler que le samedi 26 janvier à peillac dans le morbihan il y aura un concert plus un fest-noz de soutien aux faucheurs volontaires d'ogm






sur ce bonne soirée chez-vous






























vendredi 11 janvier 2008

dans mon fort intérieur





























"ah! ben dame" me dis-je, dans mon fort intérieur! j'aime beaucoup les expressions comme celle-là : "mon fort intérieur" on imagine tout de suite le truc, genre quartier de haute sécurité, avec miradors, chiens chiens au regard profond et intelligent (comme ceux qui lâchent des bouses devant la maison mais là ce sont leurs maîtres qui ont le regard profond et intelligent...) et super-gardiens croisés bovidés et habillés au dernier chic kaki. Mais forcément je plaisante, "dans mon fort intérieur" y'a rien de tout ça, et c'est même pas fermé à clé en plus, pas besoin, vu que je suis le seul (et encore pas toujours) à comprendre ce qui s'y joue- mais comme j'ai vu la pièce un paquet de fois, au bout d'un moment on finit par piger la "subtilité" de l'histoire- "Dans mon fort intérieur" y'a une ptite brise style alizés des caraïbes, pas un vent qui décoiffe non, juste un léger souffle pour ne pas trop sentir le renfermé ou la classe d'ados à la fin des cours (ah je vois qu'il y a des connaisseurs ) Dans mon fort intérieur il y a aussi une immense bibliothèque en bois massif, qui contient tous les bouquins que j'ai pu lire depuis que je suis en âge... de lire certes, mais aussi de fréquenter tout seul la bibliothèque-paroissiale au début et au choix forcément limité... j'aimais bien la collection" signe de piste" et puis municipale dès que j'ai pu m'affranchir des obligations pastorales...et là forcément on découvre bien vite tout seul comme un grand, les auteurs qu'on ne doit pas lire... et ça vous change drôlement des quelques ringards très à droite (voir plus...) et au style ampoulé que les frères de ploermel nous imposaient du haut de leurs certitudes bénites et crasses dans les classes de collège de l'école saint louis- version années 70- je me souviens d'un en particulier, repérable alors à sa fleur de lys qu'il portait fièrement à la boutonnière, lui son truc c'était radio vatican et aussi les émissions en français de radio madrid, j'vous parle de cela bien sur à l'époque de franco -c'est dire la délicatesse du personnage- mais revenons bien vite à "mon fort intérieur" où il n'y a plus de haine depuis longtemps, ni pitié non plus; des colères sans doutes pour ne pas m'endormir, et une certaine propension à la révolte pour ne pas finir conserve en tête de gondole. Et puis il ya aussi de la musique et des mots en pagaille et dans tous les sens comme dans le scrable mais ce ne sont pas forcément les plus compliqués qui comptent le plus. Dans mon fort intérieur j'y ai rangé tous les rêves en couleur, les sourires croisés, les parfums d'inconnu, les idées généreuses qui poussaient près du feu, les repas solidaires et leurs bouteilles à s'en mettre plein de bulles dans la tête..."Dans mon fort intérieur" on trouve aussi en cherchant un peu, un jardin des souvenirs, sans croix, ni indices particuliers, non juste une grande prairie au printemps avec ses coquelicots et autres fleurs des champs, on peut s'y allonger et regarder les nuages ou les étoiles selon les humeurs et la température; "dans mon fort intérieur" il ya aussi des doutes que je trimballe depuis que j'en ai -presque- fini avec les croyances du prêt à porter; ils me tiennent les yeux ouverts et la mémoire fertile pour ne pas oublier que l'essentiel est toujours ailleurs et surtout jamais à la place toute désignée par les penseurs pour les autres, les arrangeurs du grand bazard planétaire et autres donneurs de leçons collectives. "Dans mon fort intérieur", je suis seul à me tromper, à rêver, à sentir, à me faire du cinéma, à connaitre la musique, je suis "l'unique et sa propriété" je suis perdu et rassuré, minuscule et géant, si proche de la terre et des vagues qui m'emporteront un jour dans leur étreinte conjuguée, j'en serais ptêt coquillage ou crustacé, comme une rengaine pour l'été que fredonnent des enfants amoureux qui s'essayent à l'éternité. "Dans mon fort intérieur" rien n'est vraiment sérieux et le rire fait pirouette, les peurs apprivoisées, jusqu'à la prochaine marée.

mardi 8 janvier 2008

complètement jetée
























































- Henri Michaux, "La Jetée"










"Depuis un mois que j’habitais Honfleur, je n’avais pas encore vu la mer, car le médecin me faisait garder la chambre. Mais hier soir, lassé d’un tel isolement, je construisis, profitant du brouillard, une jetée jusqu’à la mer. Puis, tout au bout, laissant pendre mes jambes, je regardais la mer, sous moi, qui respirait profondément. Un murmure vint de droite. C’était un homme assis comme moi, les jambes ballantes, et qui regardait la mer. "A présent, dit-il, que je suis vieux, je vais en retirer tout ce que j’y ai mis depuis des années." Il se mit à tirer en se servant de poulies. Et il sortit des richesses en abondance. Il en tirait des capitaines d’autres âges en grand uniforme, des caisses cloutées de toutes sortes de choses précieuses et des femmes habillées richement mais comme elles ne s’habillent plus. Et chaque être ou chaque chose qu’il amenait à la surface, il le regardait attentivement avec grand espoir, puis sans mot dire, tandis que son regard s’éteignait, il poussait ça derrière lui. Nous remplîmes ainsi toute l’estacade. Ce qu’il y avait, je ne m’en souviens pas au juste, car je n’ai pas de mémoire mais visiblement ce n’était pas satisfaisant, quelque chose en tout était perdu, qu’il espérait retrouver et qui s’était fané. Alors, il se mit à rejeter tout à la mer. Un long ruban ce qui tomba et qui, vous mouillant, vous glaçait. Un dernier débris qu’il poussait l’entraîna lui-même. Quant à moi, grelottant de fièvre, comment je pus regagner mon lit, je me le demande."


















arthur rimbaud

"Les chars d'argent et de cuivre. Les proues d'acier et d'argent battent l'écume, soulèvent les souches des ronces. Les courants de la lande, et les ornières immenses du reflux, filent circulairement vers l'est, vers les piliers de la forêt, vers les fûts de la jetée, dont l'angle est heurté par des tourbillons de lumière."